DANS les pays où on
ne badine pas avec la sécurité routière, il est
formellement interdit, sous peine d'amende, de
passer à l'orange. Mais dans notre Gabon
d'abord-là, et principalement à
Libreville-les-dangers, non seulement ils
mangent l'orange, mais les automobilistes sont
nombreux à griller le feu rouge. Ce qui,
parfois, crée des situations inextricables comme
au carrefour Nzeng-Ayong quoi.
Ce qui aboutit à
d'autres - et c'est là où je voulais en venir-
où les automobilistes responsables passent aux
yeux d'autres pour de parfaits imbéciles. Vous
voyez, mes chers frères Makaya perplexes, ces
feux tricolores Affaires étrangères, en venant
de la ville pour emprunter notre grand boulevard
qui triomphe-là ?
Eh bien, on a
tendance à y faire n'importe quoi. C'est à-dire
à passer systématiquement lorsqu'il est au
rouge. Il se trouve que naguère, il avait un
quatrième feu dont la flèche autorisait les
automobilistes à passer, à condition que la voie
soit dégagée. Ce quatrième feu a été retiré,
mais l'habitude - en l'occurrence mauvaise - est
restée.
Or, c’est simple:
quand le feu passe au rouge, il faut s'arrêter.
Mais voilà que l'automobiliste qui, dans sa
sagesse, le fait, soit est dérangé par les coups
de klaxons de ceux quine comprennent rien à son
attitude, soit est doublé, non sans recevoir une
bordée d'injures de la part de ceux-là ! A se
taper la tête contre le bitume, quoi.
Puisque chez nous,
œ qui va de soi va encore mieux en le disant, il
faudrait peut-être que les autorités de la
sécurité routière prennent une initiative à ce
niveau. Mais pas seulement là. De manière
générale, le peu de signalisation qui existe
dans la ville est ignorée par ceux-là mêmes qui
doivent la respecter.
Jusqu'à quand va-t-on laisser faire ? Et à quoi
ça sert6nalement de subordonner le permis de
conduire à une inscription dans une auto-école
dès lors que ce qu'on y apprend ne sert pas à
grand-chose à l'épreuve du... feu (rouge ?).
Quelle histoire !