ACTIVITÉS PRÉSIDENTIELLES
La paix dans la
sous-région au menu
Le chef de
l'Etat, Omar Bongo Ondimba a reçu hier une
délégation du Copax, un émissaire du président
tchadien, le ministre des Affaires étrangères de
la RDC, ainsi que celui de la République
Centrafricaine. Tous les échanges ont porté sur
la sécurité dans l'espace CEEAC.
LES questions de paix et
de sécurité dans la sous-région de l'Afrique
centrale ont été au cœur des activités
présidentielles hier. En effet le chef de l'Etat
a reçu dans la journée plusieurs personnalités
étrangères venues évoquer des sujets y relatifs.
Il s'agit notamment d'une délégation du Conseil
de paix et e sécurité de l'Afrique centrale (Copax),
des ministres des Affaires étrangères de RDC et
celui de Centrafrique, ainsi qu'un émissaire du
président tchadien Idriss Déby Itno.
La délégation des
ministres membres de la Copax est venue rendre
compte au président de la République des
conclusions de leurs assises tenues le lundi 25
février dernier à Libreville. Lesquelles avaient
pour objectif de réfléchir sur les voies et
moyens pouvant faire de la restauration et de la
consolidation de la paix dans l'espace CEEAC
(Angola, Cameroun, Congo, Gabon, Centrafrique,
Guinée équatoriale, Burundi, RDC, Tchad, et Sao
Tomé et Principe) une réalité. Il faut rappeler
clue le Tchad, le triangle que £orme ce pays
avec la Centrafrique et le Cameroun, l'Est de la
RDC, ainsi que l'Angola où se préparent des
élections général ont particulièrement avec le
chef de l'Etat, les ministres du Copax ont entre
autres évoqué les modalités de transfert
d'autorité entre la Communauté économique et
monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) et la
Communauté économique des Etats de l'Afrique
centrale (CEEAC). Notamment au niveau de la
Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomuc)
qui remplacerait la Force multinationale en
Centrafrique (Fomuc). Ce projet a pour objectif
de consolider les institutions
sous-régionales...
En ce qui concerne les
entretiens séparés, il y a lieu de souligner que
par rapport au ministre congolais des Affaires
étrangères, Mbusa Nyanmwisi, celui-ci était
porteur d'un message du président Joseph Désiré
Kabila qui est actuellement président en
exercice de la CEEAC. Le N°1 congolais informait
son homologue gabonais de la nécessite de
convoquer, dans les plus brefs délais, un sommet
des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC.
Ces assises que les
autorités congolaises souhaitent voir se tenir à
Libreville, permettraient aux responsables de la
sous-région de se pencher sur la crise
tchado-soudanaise et centrafricaine.
REGLEMENT DEFINITIF
En réponse à cela, Omar Bongo Ondimba qui s'est
toujours préoccupé des questions de sécurité et
de paix dans cette région en particulier et sur
tout le continent en général, a donné son
accord. Toutefois, il reste à élaborer un
calendrier et un ordre du jour précis. Les
échanges entre le président de la République et
l'émissaire tchadien, le Secrétaire d'Etat
chargé de la Défense nationale, des Anciens
combattants et des Crimes de Guerre, Dr Hassan
Saleh Algadam Al Djinedi, a tourné aussi autour
du renforcement de la normalisation de la
situation politique au Tchad.
Là aussi il s'est agi
d'une sollicitation du président Déby Itno à
l'endroit du doyen des chefs d'Etat pour que
celui-ci s'implique à nouveau dans le processus
de règlement définitif du différend entre le
président tchadien à son opposition. Tout le
monde sait qu’Omar Bongo Ondimba avait joué un
grand rôle pour sortir de la confusion qui a
régné à N'djamena au début du mois de février,
suite à une attaque rebelle contre la capitale
tchadienne.
Cette fois le Tchad
souhaite que l'implication du président gabonais
aille plus loin et soit encore plus forte dans
la recherche d'une paix définitive. L'émissaire
d'Idriss Déby Itno a également sollicité
l'intervention d'Omar Bongo Ondimba pour
accélérer le processus de déploiement de la
Force européenne à la frontière soudanaise pour
éviter de nouvelles incursions rebelles.
Pour sa part, le ministre
centrafricain des Affaires étrangères,
nouvellement nommé, est venu annoncer au chef de
l'Etat le retour progressif du calme à Bangui et
sur l'ensemble du territoire centrafricain. Il a
également recueilli les conseils de son hôte qui
connaît parfaitement le paysage politique de ce
pays frère et ami.