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Le quotidien l'Union du 27 Février 2008

 

 

ACTIVITÉS PRÉSIDENTIELLES

La paix dans la sous-région au menu
Le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba a reçu hier une délégation du Copax, un émissaire du président tchadien, le ministre des Affaires étrangères de la RDC, ainsi que celui de la République Centrafricaine. Tous les échanges ont porté sur
la sécurité dans l'espace CEEAC.

 

LES questions de paix et de sécurité dans la sous-région de l'Afrique centrale ont été au cœur des activités présidentielles hier. En effet le chef de l'Etat a reçu dans la journée plusieurs personnalités étrangères venues évoquer des sujets y relatifs. Il s'agit notamment d'une délégation du Conseil de paix et e sécurité de l'Afrique centrale (Copax), des ministres des Affaires étrangères de RDC et celui de Centrafrique, ainsi qu'un émissaire du président tchadien Idriss Déby Itno.

La délégation des ministres membres de la Copax est venue rendre compte au président de la République des conclusions de leurs assises tenues le lundi 25 février dernier à Libreville. Lesquelles avaient pour objectif de réfléchir sur les voies et moyens pouvant faire de la restauration et de la consolidation de la paix dans l'espace CEEAC (Angola, Cameroun, Congo, Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale, Burundi, RDC, Tchad, et Sao Tomé et Principe) une réalité. Il faut rappeler clue le Tchad, le triangle que £orme ce pays avec la Centrafrique et le Cameroun, l'Est de la RDC, ainsi que l'Angola où se préparent des élections général ont particulièrement avec le chef de l'Etat, les ministres du Copax ont entre autres évoqué les modalités de transfert d'autorité entre la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). Notamment au niveau de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomuc) qui remplacerait la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc). Ce projet a pour objectif de consolider les institutions sous-régionales...

En ce qui concerne les entretiens séparés, il y a lieu de souligner que par rapport au ministre congolais des Affaires étrangères, Mbusa Nyanmwisi, celui-ci était porteur d'un message du président Joseph Désiré Kabila qui est actuellement président en exercice de la CEEAC. Le N°1 congolais informait son homologue gabonais de la nécessite de convoquer, dans les plus brefs délais, un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC.

Ces assises que les autorités congolaises souhaitent voir se tenir à Libreville, permettraient aux responsables de la sous-région de se pencher sur la crise tchado-soudanaise et centrafricaine.

REGLEMENT DEFINITIF En réponse à cela, Omar Bongo Ondimba qui s'est toujours préoccupé des questions de sécurité et de paix dans cette région en particulier et sur tout le continent en général, a donné son accord. Toutefois, il reste à élaborer un calendrier et un ordre du jour précis. Les échanges entre le président de la République et l'émissaire tchadien, le Secrétaire d'Etat chargé de la Défense nationale, des Anciens combattants et des Crimes de Guerre, Dr Hassan Saleh Algadam Al Djinedi, a tourné aussi autour du renforcement de la normalisation de la situation politique au Tchad.

Là aussi il s'est agi d'une sollicitation du président Déby Itno à l'endroit du doyen des chefs d'Etat pour que celui-ci s'implique à nouveau dans le processus de règlement définitif du différend entre le président tchadien à son opposition. Tout le monde sait qu’Omar Bongo Ondimba avait joué un grand rôle pour sortir de la confusion qui a régné à N'djamena au début du mois de février, suite à une attaque rebelle contre la capitale tchadienne.

Cette fois le Tchad souhaite que l'implication du président gabonais aille plus loin et soit encore plus forte dans la recherche d'une paix définitive. L'émissaire d'Idriss Déby Itno a également sollicité l'intervention d'Omar Bongo Ondimba pour accélérer le processus de déploiement de la Force européenne à la frontière soudanaise pour éviter de nouvelles incursions rebelles.

Pour sa part, le ministre centrafricain des Affaires étrangères, nouvellement nommé, est venu annoncer au chef de l'Etat le retour progressif du calme à Bangui et sur l'ensemble du territoire centrafricain. Il a également recueilli les conseils de son hôte qui connaît parfaitement le paysage politique de ce pays frère et ami.

 

Source : Journal L'Union Plus du 27/02/2008

 

 


 
 

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