OMNISPORTS / COMITE OLYMPIQUE
GABONAIS (SUITE ET FIN)
Trois
mois de gâchis
L'oeuvre d'un petit groupe
d'intrigants qui, après avoir manipulé quelques
dirigeants fédéraux, ont fait un montage odieux
consistant à dénaturer l'idée des signataires
pour rédiger une lettre de contestation au CIO...
"CERTES,
on a signé la pétition, mais ce n'était
pas pour contester l'élection du président
Léon-Louis Folquet à la tête du Comité olympique
gabonais (COG). Il était question qu'on formât
un groupe de pression pour obliger la nouvelle
équipe à travailler avec toutes les fédérations
sportives nationales. La lettre adressée donc au
CIO par les commanditaires n'est qu'un grossier
montage qu'on va démonter... ".
Ces explications sont données
par un signataire, visiblement déçu, a propos de
la correspondance adressée le 10 octobre 2006 au
président du Comité international olympique
(CIO) par quelques fédérations sportives
nationales, poussées par un petit groupe
d'intrigants dans le but de contester le
déroulement de l'élection du 7 octobre dernier.
Au terme de laquelle Léon-Louis Folquet fut
l'heureux gagnant.
Autant cette "plainte"
n'obéit pas à l'article 51 du code électoral qui
stipule: "les contestations relatives à
l'élection du président et aux membres du comité
directeur du COG sont adressées séance tenante
aux représentants du CIO et/ou de l'ACNOA qui
trancheront en premier et dernier ressort dans
un délai de vingt-quatre heures"; autant la
qualité de certains signataires reflète une
véritable conspiration. Comment comprendre que
la Fédération gabonaise de tennis (Feeaten), par
exemple, qui était écartée du vote, puisse
signer une lettre contestant l'élection du 7
octobre dernier ? C'est vraiment grotesque.
La correspondance des
fossoyeurs du sport national évoque notamment la
violation flagrante de certaines dispositions de
la Charte olympique dans le choix des candidats,
l'implication totale du politique dans le
déroulement de cette élection avec pour
corollaire l'intimidation et les pressions
exercées sur les fédérations, le vote par des
mandataires ne remplissant pas les conditions et
les critères exigés aux mandants, etc.
Mais diantre ! Les
signataires et les commanditaires de cette
missive sont-ils devenus amnésiques ? Les
commanditaires, a la moralité (très souvent)
douteuse, ont-ils oublié que le gouvernement et
le Comité olympique gabonais, ainsi que la
Commission électorale avaient été mandatés par
le CIO et l'ACNOA pour organiser le scrutin ?
L'ELECTION DU 7 OCTOBRE N'EST
PAS ANNULEE • Cette manière de tester la
tolérance de notre pays ressemble à une
plaisanterie de mauvais goût, comme ce
communiqué de presse du Comité olympique
gabonais (?), véritable tract datant du 13
décembre dernier, qui parle de l'annulation du
scrutin du 7 octobre 2006. En guise de réponse,
la correspondance du CIO adressée le 8 décembre
dernier, notamment à Léon-Louis Folquet, signée
de Pere Miro (département Relations avec les
comités nationaux olympiques), est explicite.
" (..) Nous nous en remettons
à vous-mêmes, à l'assemblée générale du Comité
olympique gabonais et aux acteurs locaux
concernés, en vous demandant instamment de tirer
les conséquences de cette situation et de
trouver une solution localement en respectant
les décisions souveraines de l'assemblée
générale du COG dans le cadre de ses statuts,
des textes locaux et de la Charte olympique
(...).
Nous souhaitons vivement
qu'une issue soit trouvée au plus vite afin que
cette situation d'incertitude, qui n'a que trop
dure, cesse afin que le Comité olympique
gabonais et le Mouvement olympique et sportif
gabonais dans son ensemble puissent à nouveau
fonctionner normalement et dans la sérénité';
écrit Pere Miro. Aucune équivoque !
Pendant que les disciples de
Machiavel décident de prendre le "maquis", les
athlètes gabonais, pris en otages, attendent
toujours leur premier regroupement lié aux
préparatifs des grandes échéances continentales
et mondiales qui se pointent à l'horizon.
Particulièrement les Jeux africains d'Alger en
juillet prochain, qualificatifs pour les Jeux
olympiques de Beijing de 2008.
Cette situation de blocage,
si elle persiste, obligera nos athlètes, sans
préparation conséquente, à s'embarquer dans un
vol en direction d'Alger où ils feront forcément
de la figuration. Mieux, le CIO pourrait ne pas
accorder des Bourses de préparation à nos
athlètes. Un chemin que semble emprunter les
commanditaires de la fallacieuse pétition du 10
octobre dernier.
Au moment où la nouvelle
équipe du COG devrait affiner les stratégies
avec les fédérations pour une préparation
adéquate, elle s'embarque malheureusement dans
un tourbillon d'intrigues qui bloquent la
machine.
Le pourrissement entretenu
par ces dirigeants qui confisquent le Mouvement
sportif olympique national, parfois sous le
fallacieux prétexte malheureux d'appartenance
ethnique, a pour corollaire une situation
perverse entraînant le gouvernement de la
République vers l'échec sportif malgré les
moyens déployés.