COOPÉRATION AFRIQUE
CENTRALE-FMI / INAUGURATION DU CENTRE RÉGIONAL
D'ASSISTANCE TECHNQIUE, HIER
Paul Toungui et Rodrigo de
Rato expriment leur gratitude aux chefs d'Etat
de la sous-région
Une cérémonie consacrée au
lancement des activités de «l'Afritac-centre», a
eu lieu au palais de la présidence de la
République. Le ministre d'Etat en charge des
Finances et le Directeur général du FMI ont tour
à tour salué la contribution des responsables de
cette partie de l'Afrique dans la création de
cette structure. Les présidents Omar Bongo
Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo),
François Bozizé (Centrafrique) et Fradique de
Menezes (Sao-Tomé et Principe) étaient présents.
LIBREVILLE aura été la
capitale financière de l'Afrique centrale d'hier
à aujourd'hui. Notamment avec l'inauguration du
Centre d'assistance technique, Afritac-centre,
situé au 2eme étage de l'immeuble Saint Georges
(Kalikak), par le Directeur général du Fonds
monétaire international (FM1), Rodrigo de Rato,
et le ministre d'Etat en charge des Finances,
Paul Toungui, représentant du conseil
ministériel des pays de la Communauté économique
et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). Une
cérémonie qui a eu lieu, hier, au palais de la
présidence de la République.
Au total quatre chefs d'Etat
ont assisté à cette manifestation. Outre le
président Omar Bongo Ondimba (Gabon), il s'agit
de Denis Sassou Nguesso (Congo), François Bozizé
(Centrafrique) et Fradique de Menezes (Sao-Tome
et Principe). La Guinée Equatoriale était
représentée par son Premier ministre, le
Cameroun par son ambassadeur au Gabon. Il y
avait également les représentants du Tchad, du
Burundi et de la République démocratique du
Congo, des Etats dont l'Afritac-centre recevra
aussi des cadres.
Le Vice-président de la
République, Didjob Divungi Di Ndinge, le Premier
ministre chef du gouvernement, Jean EYéghé Ndong,
les ministres d'Etat Casimir Oyé Mba
(Planification), et Jean Ping (Affaires
étrangères), les ministres délégués Alexandre
Barro Chambrier et Charles Mba (Finances), ainsi
que plusieurs autres membres du gouvernement
gabonais étaient également présents.
Trois interventions ont
marqué la cérémonie. Et c'est le directeur
Afrique au FMI, M. Bio-Tchané qui a fait en
quelques mots l'historique de la création du
Centre d assistance technique de l'Afrique
centrale. Un projet qui date de deux ans, a-t-il
dit. Lequel a pu voir le jour grâce aux volontés
conjuguées du conseil d'administration du Fonds,
et celles des chefs d'Etat de la sous-région. Il
a également mentionné la contribution financière
des gouvernements français et allemand.
L'intervenant a exprimé sa
gratitude au président et au gouvernement
gabonais pour avoir accepté d'accueillir le
siège du Centre. Le choix du siège a été fait
selon certains critères, notamment la stabilité
politique et celle des institutions.
PRIORITES• Pour sa part,
le ministre d'Etat Paul Toungui (Finances) qui
parlait au nom du conseil ministériel des pays
de la Cémac, a souligné le caractère
particulièrement significatif de l'événement. En
ce sens qu'il marqua le lancement officiel d'une
oeuvre commune qui a vu l'implication
personnelle des hautes autorités de la
sous-région ainsi que celles du FMI. «C'est
en effet a-t-il dit, à la demande appuyée
de nos chefs d Efd1' que le Directeur général du
FMI a autorisé l'implantation d'un
Centre Afritac en Afrique centrale».
Rappelant les efforts
accomplis depuis l'annonce solennelle de cette
création, en mars 2006 à Bata (Guinée-Equatoriale),
M. Tounpi a essentiellement cité la réunion à
Libreville du 04 au 06 décembre 2006, sur
l'identification des besoins en termes de
renforcement des capacités bénéficiaires.
Conduites par les experts du Fonds, ces assises
avaient vu la participation de plusieurs pays et
organismes dont le Gabon, Cameroun, Burundi,
Guinée-Equatoriale, Centrafrique, Congo, RDC,
Tchad, BEAC et BAD.
A l'issue de cette réunion,
certaines priorités ont été retenues comme
devant constituer le socle de l'intervention du
Centre. Notamment la gestion de la dette et ses
implications macroéconomiques, la supervision
bancaire fiable visant le maintien de la
solidarité des systèmes bancaires, les réformes
budgétaires pour intégrer les besoins de
programmation pluriannuelle, le suivi de la
trésorerie et la mise en place des comptes du
Trésor, le renforcement des administrations
douanières et fiscale, etc. L'orateur a
toutefois souligné que ces thématiques ne sont
pas figées. «Les activités du Centre se
développeront progressivement pour s'adapter à
l'évolution de la sphère internationale et aux
besoins d'un monde de plus en plus
interdépendant», a prévu le ministre d'Etat
Toungui.
Et de poursuivre : «Au moment
où nos Etats viennent d'amorcer une nouvelle
étape dans la marche difficile vers le
développement en adoptant chacun un document
stratégique de réduction de la pauvreté, nous ne
pouvons que soutenir la stratégie du FMI visant
à intervenir davantage dans la lutte contre la
pauvreté et le renforcement des capacités.»
VENTS FAVORABLES. C'est
fort de l'importance du Centre que
l'intervenant, emboîtant le pas à Rodrigo de
Rato, a exprimé sa profonde gratitude aux chefs
d'Etat de la sous-région pour leur engagement
dans la mise en place de ladite structure. Tout
comme il a remercié la Direction générale du
FMI, son conseil d'administration et tous les
pays qui y ont apporté leur appui financier.
En ce qui concerne le
Directeur général du Fonds, il a qualifié
l'évènement d'hier, d'une occasion heureuse, et
d'un moment prometteur. Cela au regard de la
bonne tenue des économies en Afrique
sub-saharienne. La croissance dépassera les 5%
cette année pour la troisième année consécutive,
a dit M. De Rato, et les perspectives sont
favorables aussi l'an prochain. L'inflation
moyenne sur le continent, hors Zimbabwe est
inférieure à 10%, la plus faible depuis 25 ans.
Beaucoup de pays ont été poussés par des vents
favorables: la croissance de leurs partenaires
commerciaux dans le monde entier est vigoureuse,
les cours des produits de base sont élevés et
l'allégement de la dette a dégagé des ressources
supplémentaires pour le développement.
Rodrigo de Rato a cependant
relevé que ces résultats restent insuffisants eu
égard à la pauvreté et à la nécessité de
travailler pour atteindre les objectifs du
millénaire. D'où l'importance cruciale de bons
partenariats. «L'ouverture de ce troisième
Afritac, a dit le directeur général du FMI qui a
également remercié tous ceux qui y ont
contribué, montre ce qui peut être accompli
lorsque les gouvernements africains, les
donateurs et le FMI oeuvrent ensemble».
A noter que le patron du FMI
a rencontré de manière bilatérale, les chefs d'Etat
présents à Libreville. De même, il a animé une
conférence de presse conjointe avec le ministre
d'Etat Paul Toungui;