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Le quotidien l'Union du 10 Janvier 2007

 

COOPÉRATION AFRIQUE CENTRALE-FMI / INAUGURATION DU CENTRE RÉGIONAL D'ASSISTANCE TECHNQIUE, HIER

Paul Toungui et Rodrigo de Rato expriment leur gratitude aux chefs d'Etat de la sous-région

Une cérémonie consacrée au lancement des activités de «l'Afritac-centre», a eu lieu au palais de la présidence de la République. Le ministre d'Etat en charge des Finances et le Directeur général du FMI ont tour à tour salué la contribution des responsables de cette partie de l'Afrique dans la création de cette structure. Les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), François Bozizé (Centrafrique) et Fradique de Menezes (Sao-Tomé et Principe) étaient présents.

LIBREVILLE aura été la capitale financière de l'Afrique centrale d'hier à aujourd'hui. Notamment avec l'inauguration du Centre d'assistance technique, Afritac-centre, situé au 2eme étage de l'immeuble Saint Georges (Kalikak), par le Directeur général du Fonds monétaire international (FM1), Rodrigo de Rato, et le ministre d'Etat en charge des Finances, Paul Toungui, représentant du conseil ministériel des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). Une cérémonie qui a eu lieu, hier, au palais de la présidence de la République.

Au total quatre chefs d'Etat ont assisté à cette manifestation. Outre le président Omar Bongo Ondimba (Gabon), il s'agit de Denis Sassou Nguesso (Congo), François Bozizé (Centrafrique) et Fradique de Menezes (Sao-Tome et Principe). La Guinée Equatoriale était représentée par son Premier ministre, le Cameroun par son ambassadeur au Gabon. Il y avait également les représentants du Tchad, du Burundi et de la République démocratique du Congo, des Etats dont l'Afritac-centre recevra aussi des cadres.

Le Vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge, le Premier ministre chef du gouvernement, Jean EYéghé Ndong, les ministres d'Etat Casimir Oyé Mba (Planification), et Jean Ping (Affaires étrangères), les ministres délégués Alexandre Barro Chambrier et Charles Mba (Finances), ainsi que plusieurs autres membres du gouvernement gabonais étaient également présents.

Trois interventions ont marqué la cérémonie. Et c'est le directeur Afrique au FMI, M. Bio-Tchané qui a fait en quelques mots l'historique de la création du Centre d assistance technique de l'Afrique centrale. Un projet qui date de deux ans, a-t-il dit. Lequel a pu voir le jour grâce aux volontés conjuguées du conseil d'administration du Fonds, et celles des chefs d'Etat de la sous-région. Il a également mentionné la contribution financière des gouvernements français et allemand.

L'intervenant a exprimé sa gratitude au président et au gouvernement gabonais pour avoir accepté d'accueillir le siège du Centre. Le choix du siège a été fait selon certains critères, notamment la stabilité politique et celle des institutions.

PRIORITES• Pour sa part, le ministre d'Etat Paul Toungui (Finances) qui parlait au nom du conseil ministériel des pays de la Cémac, a souligné le caractère particulièrement significatif de l'événement. En ce sens qu'il marqua le lancement officiel d'une oeuvre commune qui a vu l'implication personnelle des hautes autorités de la sous-région ainsi que celles du FMI. «C'est en effet a-t-il dit, à la demande appuyée de nos chefs d Efd1' que le Directeur général du FMI a autorisé l'implantation d'un Centre Afritac en Afrique centrale».

Rappelant les efforts accomplis depuis l'annonce solennelle de cette création, en mars 2006 à Bata (Guinée-Equatoriale), M. Tounpi a essentiellement cité la réunion à Libreville du 04 au 06 décembre 2006, sur l'identification des besoins en termes de renforcement des capacités bénéficiaires. Conduites par les experts du Fonds, ces assises avaient vu la participation de plusieurs pays et organismes dont le Gabon, Cameroun, Burundi, Guinée-Equatoriale, Centrafrique, Congo, RDC, Tchad, BEAC et BAD.

A l'issue de cette réunion, certaines priorités ont été retenues comme devant constituer le socle de l'intervention du Centre. Notamment la gestion de la dette et ses implications macroéconomiques, la supervision bancaire fiable visant le maintien de la solidarité des systèmes bancaires, les réformes budgétaires pour intégrer les besoins de programmation pluriannuelle, le suivi de la trésorerie et la mise en place des comptes du Trésor, le renforcement des administrations douanières et fiscale, etc. L'orateur a toutefois souligné que ces thématiques ne sont pas figées. «Les activités du Centre se développeront progressivement pour s'adapter à l'évolution de la sphère internationale et aux besoins d'un monde de plus en plus interdépendant», a prévu le ministre d'Etat Toungui.

Et de poursuivre : «Au moment où nos Etats viennent d'amorcer une nouvelle étape dans la marche difficile vers le développement en adoptant chacun un document stratégique de réduction de la pauvreté, nous ne pouvons que soutenir la stratégie du FMI visant à intervenir davantage dans la lutte contre la pauvreté et le renforcement des capacités.»

VENTS FAVORABLES. C'est fort de l'importance du Centre que l'intervenant, emboîtant le pas à Rodrigo de Rato, a exprimé sa profonde gratitude aux chefs d'Etat de la sous-région pour leur engagement dans la mise en place de ladite structure. Tout comme il a remercié la Direction générale du FMI, son conseil d'administration et tous les pays qui y ont apporté leur appui financier.

En ce qui concerne le Directeur général du Fonds, il a qualifié l'évènement d'hier, d'une occasion heureuse, et d'un moment prometteur. Cela au regard de la bonne tenue des économies en Afrique sub-saharienne. La croissance dépassera les 5% cette année pour la troisième année consécutive, a dit M. De Rato, et les perspectives sont favorables aussi l'an prochain. L'inflation moyenne sur le continent, hors Zimbabwe est inférieure à 10%, la plus faible depuis 25 ans. Beaucoup de pays ont été poussés par des vents favorables: la croissance de leurs partenaires commerciaux dans le monde entier est vigoureuse, les cours des produits de base sont élevés et l'allégement de la dette a dégagé des ressources supplémentaires pour le développement.

Rodrigo de Rato a cependant relevé que ces résultats restent insuffisants eu égard à la pauvreté et à la nécessité de travailler pour atteindre les objectifs du millénaire. D'où l'importance cruciale de bons partenariats. «L'ouverture de ce troisième Afritac, a dit le directeur général du FMI qui a également remercié tous ceux qui y ont contribué, montre ce qui peut être accompli lorsque les gouvernements africains, les donateurs et le FMI oeuvrent ensemble».

A noter que le patron du FMI a rencontré de manière bilatérale, les chefs d'Etat présents à Libreville. De même, il a animé une conférence de presse conjointe avec le ministre d'Etat Paul Toungui;

Source : Journal L'Union Plus du 10 Janvier 2007

 



   

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