ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 10 Janvier 2007

 

CONFERENCE DE PRESSE DU DIRECTEUR GENERAL DU FMI

Rodrogo De Rato : « Le Gabon a accompli des progrès louables ces dernières années»

Pour le Directeur général du FMI, ces efforts accomplis doivent servir de tremplin pour relever les principaux défis communs à l'ensemble des pays de la sous-région, à savoir la réduction de la pauvreté, l'assainissement des finances publiques et la bonne gouvernance

APRÉS la série d'entretiens qu'il a eu avec les chefs d'Etat et de délégations des pays de la sous-région, le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo de Rato a communiqué à la presse, la substance des discussions à huis clos

A la faveur d'une conférence de presse donnée en présence du ministre d'Etat en charge de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui et du directeur Afrique du FMI, Bio-Tchané, le patron du FMI s'est, dans un premier temps, appesanti sur le cas spécifique du Gabon.

" Au cours de mes discussions avec les autorités gabonaises, j'ai noté que le Gabon avait accompli des progrès louables ces dernières années. Le Gabon a mené à bien un programme soutenu par un accord de confirmation avec le FNE en 2004-2005, ce qui a ouvert la voie à un réchellonement de sa dette extérieure"; a-t-il déclaré.

En effet, grâce à l'abondance des recettes pétrolières soutenues par le cours élevé du brut, le Gabon, s'est réjoui Rodrigo De Rato, a été en mesure de stabiliser sa dette intérieure et extérieure (environ 600 milliards de francs).

Et ses efforts vers la diversification de son économie se ressentent manifestement depuis deux ans, avec 4 % de croissance enregistrée dans le secteur hors pétrole.

"Nous avons réfléchi à la manière dont ces progrès pouvaient servir de tremplin pour relever les principaux défis du Gabon: pérenniser la viabilité des dépenses publiques, diversifier l'économie et faire sensiblement reculer la pauvreté".

Pour le Directeur général du FMI, ces efforts doivent s'étendre aussi bien au niveau de l'amélioration du climat des affaires que du renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des finances publiques.

A cet effet, il s'est félicité de l'engagement du Gabon et de son rôle moteur dans le cadre de l'Initiative pour la transparence des industries extractives ( ITIE) à laquelle il est désormais membre du Conseil.

Après l'achèvement de l'accord stand-by en juillet 2005 entre le Gabon et cette institution, des discussions sur un nouveau programme triennal (2006-2009) sont actuellement en cours de négociation et pourraient vraisemblablement, selon Rodrigo De Rato, venir à terme.

RÉFORME DU FMI. Mais cet appui au renforcement des capacités institutionnelles des pays de la sous-région dans un objectif commun de réduction de la pauvreté handicapé par l'insoutenabilité de leur dette, exige également de la part du FMI une certaine souplesse dans le traitement des dossiers.

Même si le taux de croissance régionale tourne autour de 5% annuel depuis quelques années et que l'inflation est jugulée à moins de 10%, les perspectives d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (VMD) d'ici 2015 sont encore lointaines.

Il faut un taux de croissance minimum de 7% pour espérer réduire d'ici 2015 la pauvreté de moitié dans chaque pays. Et le Gabon avec 2,4% de croissance l'an passé et 2% anticipé pour 2007 est, à l'instar de ses voisins régionaux, encore loin du compte.

C'est donc une assistance technique doublée de certaines réformes de cette institution qui doivent être renforcées,d'après Rodrigo de Rato, pour remettre les pays de la sous-région dans le cadrage onusien.

"Nous procédons à l'heure actuelle à certaines reformes très importantes dans la propre gouvernance du FMl. En septembre dernier à Singapour, le FMI a reçu un appui massif, y compris de la quasi-totalité des pays africains, pour un ensemble de mesures visant à réformer sa gouvernance".

Des réformes qui sont, a-t-il indiqué, la première étape d'un processus qui rehaussera la représentation de nombreux pays émergents, afin de prendre en compte leur poids croissant dans l'économie mondiale.

Car pour ce dernier, il est indéniable, dans le contexte économique mondial, que des institutions solides sont les gages les plus solides vers un développement économique et une croissance soutenue pour les pays du Sud.

Des institutions vigoureuses encouragent, soutient-il, la prévisibilité des politiques économiques qui, à leur tour, favorisent le développement et facilitent le fonctionnement des marchés.

Ces solides institutions intérieures permettront aux pays du Sud de formuler leurs propres politiques dont la mise en oeuvre sera cohérente.

"Le FMI s'emploie à aider plus efficacement les pays à faible revenu à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement en se concentrant sur ce qu'il fait le mieux et sur les tâches où sa contribution peut-être la plus importante" a-t-il ajouté.

Source : Journal L'Union Plus du 10 Janvier 2007

 



   

PARTENARIAT FMI-AFRIQUE CENTRALE
On avance

CONFÉRENCE DE PRESSE DU DIRECTEUR GENERAL DU FMI
Rodrogo De Rato : « Le Gabon a accompli des progrès louables ces dernières années»

CONSOMMATION
Gamba au bord de la famine

CHOSES VUES
Des malades mentaux à nouveau dans les rues !

Pour moi quoi...Makaya
LE "gouvrement" a donc annoncé l'autre jour que la Nationale, au moins sur