Pour moi quoi...
LE "gouvrement" a donc
annoncé l'autre jour que la Nationale, au moins
sur ses 13 premiers kilomètres, va être en
chantier. Enfin, ça a déjà commencé là où on ne
pouvait plus laisser les choses en l'état. Et ça
devrait continuer, sous forme de travaux
définitifs, dès qu'on saura exactement combien
ça coûte.
Moi, Makaya, j'applaudis bien
sûr. Et je veux croire que dans quelques mois,
on aura fini avec cette Toile de Pénélope Vous
savez, ce travail qui est fait, qui se défait
peu de temps après et qu'on est obligé de
refaire,quoi. Comme si les études n'étaient pas
correctement faites, comme si les matériaux
n'étaient pas appropriés et le travail pas
exécuté suivant les règles de l'art, ainsi que
dirait quel qu'un.
Et pourtant, quand on voit
les sommes affectées, on se dit que c'est pas
possible qu'on ait ce résultat-là. A ce sujet -
et c'est là où je voulais en venir-il faudrait
vraiment que les pôvres contribuables
que nous sommes sachions très précisément ce
qui se passe.
La dernière fois, un
écrivassier de mon Premier grand
quotidien, alignant les "bidjets" alloués année
après année à la route, a posé la question de
savoir où allait ce "miang" là, vu que
notre réseau routier continue de présenter les
mêmes carences. A croire que nous finançons le
tonneau des Danaïdes Ouais, moi, Makaya je suis
inspiré par la mythologie grecque aujourd'hui.
Non, je crois que les dépités
(députés, toi aussi!) qui votent ces
crédits doivent non seulement s'assurer de leur
bonne utilisation, mais aussi de leur réalité
même. Parfois, les techniciens des "Tépé"
affirment qu'il s'agit d'inscriptions
purement virtuelles et qu'au bout on ne voit pas
la couleur de tout ce "miang": Alors, où est la
vérité ?
On est déjà un pays où le
kilomètre de route est parmi les plus chers au
monde. Il ne faudrait pas qu'on soit aussi celui
dont des responsables mangent le plus les
crédits qui sont destinés à l'aménagement et à
l'entretien routiers. Pour autant qu'ils
existent réellement, quoi !
... Makaya