PRÉSENTATION DES VOEUX AU
LEADER DE L'UPG
Pierre
Mamboundou satisfait des résultats réalisés par
son parti aux dernières législatives
Le leader de l'Union du peuple
gabonais estime que désormais avec un groupe
parlementaire, il fera entendre la voix de
l'opposition au palais Léon Mba; lieu de débats
aussi contradictoires que constructifs.
LA
«marée rouge» - entendez les militants et
sympathisants de l'Union du peuple gabonais - a
envahi hier le gymnase du stade Omnisport
résident Bongo, à l'occasion de la cérémonie de
présentation des voeux à Pierre Mamboundou, le
leader charismatique de l'UPG. Tribune toute
indiquée pour faire le point sur le chemin
parcouru et envisager quelques perspectives.
Ainsi, portée sur les fonts
baptismaux le 14 juillet 1989 «soit exactement 6
361 jours depuis sa création» l'UPG se
réjouit-elle, aujourd'hui, de compter parmi les
forces politiques gabonaises les plus en vue à
ce jour. Et d' être «la deuxième formation
politique après le Parti démocratique gabonais,
aussi bien du point de vue de
l'implantation territoriale que de l'adhésion
des masses à son programme politique» a
précisé et souligné le président Mamboundou.
Une assertion qui trouve son
fondement dans les résultats communiqués au
terme des opérations de vote des législatives
des 17 et 24 décembre 2006, au cours desquelles
l'Union du peuple gabonais, en attendant le vidé
relatif au contentieux électoral par la Cour
constitutionnelle, a déjà obtenu huit (8)
députés élus à l'Assemblée nationale. Mais un
score dont Pierre Mamboundou est convaincu qu'il
va croître à l'issue des recours engagés,
prenant ainsi les «proportions conformes» à la
véritable dimension politique de l'UPG.
Organisée selon une loi
électorale relue et corrigée par l'ensemble de
la classe politique gabonaise, les dernières
législatives constituaient le premier test qui
allait mettre en application des dispositions
porteuses d'une pratique nouvelle, qui avait
d'ailleurs été imaginée par l'ensemble de la
classe politique gabonaise, comme apte à
restituer la volonté exprimée par le peuple lors
des différents scrutins.
Fort de cet argumentaire, et
en se basant sur les seuls résultats officiels
actuels, qu'il a d'ailleurs recommandé aux siens
de prendre avec les plus expresses réserves,
pour les raisons de fait et de droit qu'il
reviendra à son parti d'apprécier le moment
venu, Pierre Mamboundou s'est tout de même dit
satisfait des «résultats encourageants actuels».
D'où les lauriers qu'il a bien voulu tresser à
l'ensemble des organes de son parti, en
commençant par les militants de base. Car ces
derniers se rendent bien compte, selon lui, du
travail accompli par chaque fédération, par
chaque délégation et par chaque cellule.
ADHÉSION ET VOLONTÉ. Une
implication et un engagement qui sont à
l'origine du dynamisme suscité et qui ont donné
aujourd'hui à l'Union du peuple gabonais une
autre image, renvoyant désormais aux orties,
celle de «parti sectaire à l'implantation
localisée» dont on l'affublait, à tort ou à
raison.
«Grâce donc à votre
engagement, l'UPG, notre parti, va disposer d'un
groupe parlementaire. De ce fait, il va porter
votre message sur la plus haute tribune de la
Nation, et traduire votre volonté dans les lois
de la République» dixit Pierre Mamboundou.
En ceci que ce groupe
parlementaire, en passe de devenir la véritable
rampe de lancement de leurs activités au sein du
palais Léon Mba, sera le cadre idéal pour
l'ensemble des députés Upégidtes, fraîchement
élus, pour fourbir leurs armes indispensables à
leur épanouissement moral. Pour davantage des
«réflexes d'homme d'Etat fui font
malheureusement défaut a notre pays» a reconnu
le président de l'UPG.
Aussi, nonobstant la
faiblesse du nombre des députés obtenus, l'Union
du peuple gabonais entend-elle, opposer au
nombre la qualité, et partant l'excellence.
La cérémonie de présentation
des veux à Pierre Mamboundou, intervenait au
lendemain de la proposition qui avait été faite
à son parti de participer au prochain
gouvernement. Hier, il est revenu sur la réponse
qu'il avait déjà donnée : que «la majorité
gouverne, et que l'opposition, a minima propose,
a maxima s'oppose».