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Le quotidien l'Union du 22 Janvier 2007

 

DETTE INTÉRIEURE

L'Etat éponge 21 milliards de francs d'arriérés dus aux entreprises privées

Le ministre d'Etat de l'Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, Paul Toungui et le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG) , Henri-Claude Oyima, ont paraphé vendredi dernier, la convention de règlement définitif rentrant dans le cadre du Club Libreville 4.

L'ETAT gabonais vient de s'acquitter près de 21 milliards de francs d'arriérés de sa dette intérieure contractée auprès des entreprises privées nationales. C'était vendredi 19 janvier 2007 à Libreville.

"C'est une satisfaction pour le patronat. L'objectif était de rétablir la confiance entre les entreprises et l'Etat. Et avec la signature du Club 4, cet objectif vient d'être atteint ", s'est réjoui, Henri-Claude Oyima, le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG).

Pour le ministre d'Etat, Paul Toungui qui était assisté du Trésorier-payeur général (TPG), Blaise Louémbé, cette 4e signature confirme le souci du respect des engagements fermes de l'Etat envers ses principaux créanciers nationaux. Et ce, malgré les contraintes budgétaires auxquelles il fait face actuellement, notamment au niveau de la soutenabilité de sa dette extérieure.

Il était, selon lui, nécessaire de rassurer ces partenaires au développement en respectant les échéanciers fixés, même si les délais de règlement de 120 jours sont encore considérés comme (trop) étendus par les entreprises.

Ces dernières souhaiteraient, au mieux, des règlements sur 60 jours, voire 30 jours.

"Sur insistance du FMI et de la CPG nous avons ramené les règlements à 9 jours. Nous souhaitons arriver progressivement à des délais qui permettent à la fois la visibilité de la trésorerie pour les entreprises mais également pour celle de l'Etat ", a souligné Paul Toungui.

Les règlements de la dette intérieure suivent la logique du premier arrivé, premier servi (first in, first out). Et même si la totalité du passif dû aux entreprises n'a pas encore été épongée, le ministre a indiqué que des discussions vont être engagées très prochainement avec les entreprises dont les créances ont été retenues. Ceci afin d'établir les modalités de remboursement.

DELAIS RESPECTES • Il faut savoir que le gouvernement s'était déjà acquitté des trois premiers volets du Club de Libreville pour un montant d'environ 100 milliards de francs (39 milliards four le premier club, 25 milliards pour les deuxièmes et environ 36 milliards pour le troisième).

Les sommes créditées par le Trésor public dans le compte de la CPG correspondent à des travaux qui ont été réalisés dans le temps et dans l'expertise du gouvernement à confirmer les sommes à payer.

Le respect ferme des engagements intérieurs de l'Etat, constitue l'un des axes majeurs de la stratégie mise en place par le gouvernement en matière de dette publique.

La finalité de cette politique est de maintenir le climat de confiance entre l'Etat et les privés par notamment, la viabilité de la dette à moyen terme.

Le Club de Libreville est ainsi né du souci des entreprises créancières de l'Etat regroupées au sein de la CPG de former un front uni qui serait l'unique interlocuteur de l'Etat dans le traitement de sa dette intérieure.

Ces entreprises auraient de surcroît un poids qu'individuellement elles ne peuvent avoir afin d'obtenir un traitement global et équitable du problème de la lette, dont estimation globale diverge (quelque peu) selon les parties.

Source : Journal L'Union Plus du 22 Janvier 2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
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