DETTE INTÉRIEURE
L'Etat
éponge 21 milliards de francs d'arriérés dus aux
entreprises privées
Le ministre d'Etat de l'Economie,
des Finances, du Budget et de la Privatisation,
Paul Toungui et le président de la Confédération
patronale gabonaise (CPG) , Henri-Claude Oyima,
ont paraphé vendredi dernier, la convention de
règlement définitif rentrant dans le cadre du
Club Libreville 4.
L'ETAT
gabonais vient de s'acquitter près de 21
milliards de francs d'arriérés de sa dette
intérieure contractée auprès des entreprises
privées nationales. C'était vendredi 19 janvier
2007 à Libreville.
"C'est une satisfaction pour
le patronat. L'objectif était de rétablir la
confiance entre les entreprises et l'Etat. Et
avec la signature du Club 4, cet objectif vient
d'être atteint ", s'est réjoui, Henri-Claude
Oyima, le président de la Confédération
patronale gabonaise (CPG).
Pour le ministre d'Etat, Paul
Toungui qui était assisté du Trésorier-payeur
général (TPG), Blaise Louémbé, cette 4e
signature confirme le souci du respect des
engagements fermes de l'Etat envers ses
principaux créanciers nationaux. Et ce, malgré
les contraintes budgétaires auxquelles il fait
face actuellement, notamment au niveau de la
soutenabilité de sa dette extérieure.
Il était, selon lui,
nécessaire de rassurer ces partenaires au
développement en respectant les échéanciers
fixés, même si les délais de règlement de 120
jours sont encore considérés comme (trop)
étendus par les entreprises.
Ces dernières souhaiteraient,
au mieux, des règlements sur 60 jours, voire 30
jours.
"Sur insistance du FMI et de
la CPG nous avons ramené les règlements à 9
jours. Nous souhaitons arriver progressivement à
des délais qui permettent à la fois la
visibilité de la trésorerie pour les entreprises
mais également pour celle de l'Etat ", a
souligné Paul Toungui.
Les règlements de la dette
intérieure suivent la logique du premier arrivé,
premier servi (first in, first out). Et même si
la totalité du passif dû aux entreprises n'a pas
encore été épongée, le ministre a indiqué que
des discussions vont être engagées très
prochainement avec les entreprises dont les
créances ont été retenues. Ceci afin d'établir
les modalités de remboursement.
DELAIS RESPECTES • Il
faut savoir que le gouvernement s'était déjà
acquitté des trois premiers volets du Club de
Libreville pour un montant d'environ 100
milliards de francs (39 milliards four le
premier club, 25 milliards pour les deuxièmes et
environ 36 milliards pour le troisième).
Les sommes créditées par le
Trésor public dans le compte de la CPG
correspondent à des travaux qui ont été réalisés
dans le temps et dans l'expertise du
gouvernement à confirmer les sommes à payer.
Le respect ferme des
engagements intérieurs de l'Etat, constitue l'un
des axes majeurs de la stratégie mise en place
par le gouvernement en matière de dette
publique.
La finalité de cette
politique est de maintenir le climat de
confiance entre l'Etat et les privés par
notamment, la viabilité de la dette à moyen
terme.
Le Club de Libreville est
ainsi né du souci des entreprises créancières de
l'Etat regroupées au sein de la CPG de former un
front uni qui serait l'unique interlocuteur de
l'Etat dans le traitement de sa dette
intérieure.
Ces entreprises auraient de
surcroît un poids qu'individuellement elles ne
peuvent avoir afin d'obtenir un traitement
global et équitable du problème de la lette,
dont estimation globale diverge (quelque peu)
selon les parties.