ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 24 Janvier 2007

 

SPECIAL XIE LÉGISLATURE

Quinze femmes élues à l'Assemblée nationale

Un chiffre en légère hausse par rapport au scrutin de 2001, où neuf seulement avaient eu les faveurs des électeurs.

COMBIEN seront-elles à siéger au palais Léon Mba pendant la onzième législature qui court de 2007 à 2011 ? Cette interrogation trouvera une première réponse à l'issue de la formation du nouveau gouvernement. Puis, éventuellement, au terme du volumineux contentieux électoral actuellement en examen à la Cour constitutionnelle. En attendant, on sait que 15 femmes ont été élues députés sur plus d'une centaine de candidatures féminines qui étaient en course pour la conquête d'un siège à l'Assemblée nationale.

Quinze femmes, c'est certes une goutte d'eau dans l'océan des 120 sièges que compte le palais Léon Mba. Cependant, ce nombre constitue une légère avancée sur le plan de la représentativité féminine au sein de cette chambre du Parlement. Car, dans la législature précédente, 9 femmes avaient été élues députés. Mais 14 ont effectivement siégé (titulaires et suppléants comprises).

Aussi ce chiffre pourrait-il être revu à la hausse (ou à la baisse) lors de cette 11e législature, dans la mesure où de nombreux députés masculins, qui pourront être appelés ou confirmés au gouvernement, ont des femmes comme suppléantes. Et que par ailleurs, parmi les quinze femmes titulaires élues députés, six sont ministres dont cinq ayant pour suppléants des personnes du sexe opposé. Il s'agit de Paulette Missambo, Honorine Dossou Naki, Marie Missouloukagne, Paulette Oyane et Denise Mekam'ne. Angélique Ngoma, ministre en charge de la Promotion de la femme dans le gouvernement sortant de Jean Eyeghé Ndong, après deux mandats successifs avec un homme comme suppléant, a changé de fusil d'épaule en formant un tandem gagnant avec Françoise Makaya. C'est donc, en principe, cette dernière qui devrait siéger à l'Assemblée nationale en cas de reconduction de la titulaire au gouvernement.

LAURIERS•Cependant, quelles que soient celles qui siégeront dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, peu importe désormais leur nombre. On sait que quinze femmes ont vaincu avec brio l'adversité sur le terrain, pour finalement s'imposer face à des concurrents de taire. Et dans ce chapitre, des lauriers sont à tresser à Bernadette Bourobou Koumba, épouse Tchibinda, la nouvelle député(e) de l'Union du peuple gabonais (UPG) du 2e siège du 3e arrondissement de Libreville. L'aura personnelle de son leader charismatique, désormais député-maire de la ville de Ndéndé, a sans nul doute rejailli sur cette femme, inconnue sur la scène politique nationale, au point de réussir à terrasser l'un des baobabs de cette même scène, Jean-Boniface Assélé, député dans cette circonscription de 1990 à 2006.

Une performance qui fait d'elle une "star", pour ne pas dire une mascotte du parti de Pierre Mamboundou, et peut-être de la Représentation nationale. Première femme député de l'UPG, son élection, et celles d'autres nouvelles venues à l'Assemblée nationale, traduisent non seulement le besoin exprimé par les populations sur un renouvellement de la classe politique, mais également de ses acteurs. Beaucoup souhaitent, en effet, l'émergence d'un nombre élevé de femmes sur l'échiquier politique, en vue d'un nouveau dynamisme dans la recherche des solutions aux problèmes sociaux dont les principales victimes sont les femmes. Les spécialistes corroborés par les chiffres affirment que la pauvreté, les IST et le VIH-sida, l'analphabétisme et d'autres maux encore ont un visage féminin.

COMPETENCES• Neuf femmes en 2001. Quinze en 2007. La gent féminine avance donc lentement, mais sûrement sur le chemin de la conquête d'une parcelle du pouvoir politique, grâce à son dynamisme, sa combativité, et l'enracinement de notre jeune démocratie, qui permet désormais à toutes les compétences de s'exprimer.

Cependant, cette marche est de longue haleine, sur un chemin escarpé, semé d'embûches politiques et socioculturelles, menant vers une société égalitaire, qui reconnaît la valeur réelle de la femme et lui donne la place qui lui revient de droit, en tant que principale composante de la population. La mise en place du bureau de l'Assemblée nationale et, plus tard, des commissions, devrait être une occasion de valoriser ces compétences féminines, afin d'être en phase avec l'évolution du monde où les femmes occupent de plus en plus le devant de la scène politique.

Le processus, amorcé en 2006, avec l'avènement, ou en voie de l'être, au sommet des Etats d'un certain nombre de femmes suit son bonhomme de chemin.

En effet, après Angéla Merkel en Allemagne, l'histoire poursuit son cours, avec la probabilité de voir deux autres femmes à la tête des grandes puissances mondiales: SégoIène Royal, candidate investie par le Parti socialiste, pour l'élection présidentielle de cette année en France et, peut-être, Hillary Clinton, en course pour l'investiture de sa formation politique, le parti démocrate, en vue de l'élection présidentielle de novembre 2008 aux Etats-Unis. Toutes deux sont détentrices d'un mandat électif à des degrés divers. La première est présidente de Région. La seconde est sénatrice de l'Etat de New York. En Afrique Ellen Sirleaf a ouvert la voie en conquérant la présidence du Liberia.

Source : Journal L'Union Plus du 24 Janvier 2007

 



   

PARLEMENT
L'Assemblée s'ouvre à la 11e législature

SPÉCIAL XIE LEGISLATURE
Une Assemblée arc-en-ciel

SPÉCIAL XIE LEGISLATURE
Profil du nouveau député
: jeune intellectuel politicien

SPÉCIAL XIE LÉGISLATURE
Coup de chapeau
Les champions de la longévité

SPÉCIAL XIE LÉGISLATURE
Quinze femmes élues à l'Assemblée nationale

SPÉCIAL XIE LÉGISLATURE
Remarquable percée des jeunes au palais Léon Mba

LE RÔLE DES DÉPUTÉS
Voter la loi et contrôler l'action de l'exécutif

Pour moi quoi...Makaya
ELLES sont bien gentilles ces instances internationales du sport qui ne perdent