Pour moi quoi...
ELLES sont bien gentilles ces
instances internationales du sport qui ne
perdent jamais une occasion pour dire aux
dirigeants politiques qu'ils n'ont pas à
intervenir dans le fonctionnement des
fédérations nationales. Pourtant, elles savent
que nombre de ces fédérations, surtout dans nos
pays-là, se tournent systématiquement vers ces
autorités politiques pour organiser leurs
activités, quoi
Donc, à leurs yeux, celui qui
paie, à défaut de commander, ne peut même pas
demander des comptes. Y compris là où les
choses, manifestement, tournent à l'envers. Les
patrons de fédérations l'ont tant et si bien
compris que beaucoup s'arrangent pour tailler
les textes à leur mesure. Histoire de rester là
où ils sont "mbè-mbè". Peu importe par
conséquent le niveau de performance dans leurs
disciplines respectives.
Je parle évidemment de tout
ça à cause de ce qu'on vient de vivre chez nous
avec le vélo. Le chef de la fédération refuse de
porter le... keffieh tout seul. Le ministre et
l'autorité politique en général eux aussi,
seraient à blâmer. Vous l'avez compris, mes
chers frères Makaya effarés, c'est à ceux-là
d'acheter des vélos aux cyclistes gabonais !
Bon, c'est vrai, le jeu des
comparaisons est un peu risqué. Mais est-ce
qu'on n â pu vu le patron de la fédé du ballon
rond-là signer un partenariat avec un
équipementier rugissant pour habiller nos'
"Panthères" ?Où sont les partenaires de la fédé
de cyclisme ? Avec quel sponsor est-ce qu'elle
travaille ?
Il me semble pourtant qu'il y
en a eu à un moment où c'était un autre qui
était à la tête de cette fédé. Les moyens qu'il
avait ne venaient pas tous de l'Etat, tant s'en
faut et quoiqu'on veuille faire croire
aujourd'hui : il avait su attirer des gens
autour de lui et la petite reine avait repris
des couleurs. C'est peut-être une question de
dynamisme et surtout de crédibilité. Mais comme
il est plus commode de s'occuper de la paille
qui est dans l'oeil de l'autre que de la poutre
qui est dans le sien...
Quel pays !
... Makaya