CLÔTURE DU 5E SALON
DU LIVRE LIBREVILLE
Une
exaltation du plaisir de lire
Toutes les personnalités
invitées à prendre la parole au cours de cette
cérémonie ont fait l'éloge du livre et de la
lecture, sources d'enrichissement
JAMAIS
Salon n'a drainé autant de monde. Co-organisé
par les Editions L'Harmattan et l'Institut
Cheikh Anta Diop (Icad) de l'Université Omar
Bongo (UOB) de Libreville, la Salon du ivre qui
a pris fin, il y a deux jours, a suscité de
l'intérêt. Et pour cause. Outre le maître de
céans, le président du palais Omar Bongo
(Sénat), on a vu Guy Nzouba Ndama, Paulette
Missambo et bien d'autres ténors de la politique
nationale assister à la cérémonie de clôture.
C'est ce qui a fait dire à
Fortunat Obiang Essono, maître de cérémonie, que
les communautés littéraire et universitaire ne
sont pas prêtes d'oublier le geste du Sénat et
le vif intérêt pour cet événement ressenti par
les acteurs politiques susmentionnés.
René Radembino-Coniquet,
s'exprimant au nom du Parlement, a dit que c'est
avec un réel plaisir que le Sénat a accepté
d'abriter la réflexion qui, pendant deux jours,
a permis de re-signifier le projet de lecture.
"Nous restons ouverts à toute initiative de
ce genre que ce soit le palais Léon Mba ou celui
Omar Bongo", a-t-il déclaré, avant d'émettre
le souhait de voir plus d'écrivains pour que
rayonnent les lettres gabonaises.
Steeve Renombo-Ogoula, chef
du département de Lettres modernes, a témoigné
sa gratitude aux politiques et écrivains ayant
fait le déplacement du Sénat.
Selon lui, lorsque s'ouvrait
le Salon du livre de Libreville, on espérait
qu'il serait un espace de sens. Il l'a été
réellement.
Auguste Eyene Essono,
directeur adjoint de l'Icad, a conclu le Salon
avec l'idée que le livre est une relation à
l'autre. Qu'il est notre avenir en ce que c'est
en lui que la rencontre de l'autre est
effective. Le livre est l'expression d'un désir
majeur.
Grégoire Biyogo, représentant
L'Harmattan et directeur de l'Icad, a salué
l'acte significatif du président du Sénat, ce
haut lieu de la loi et du savoir. Au président
de la Chambre des représentants du peuple, Guy
Nzouba-Ndama, grand mécène des lettres
gabonaises, il a dit sa gratitude. Grégoire
Biyogo a également rendu un hommage à Paul Mba
Abessole qui a commis un ouvrage dans le domaine
ethnolinguistique et qui n'a eu de cesse de se
battre pour la culture (il est le père de la
fête des cultures).
En parlant de la lecture, le
directeur de l'Icad a précisé que lire, c'est
vivre plusieurs fois et la possibilité de
choisir l'une des vies.
Fidèle-Pierre Nze-Nguema a
saisi l'occasion offerte par la clôture de la
cinquième édition du Salon du livre de
Libreville pour remercier René
Radembino-Courquet, Guy Nzouba-Ndama, Paul Mba
Abessole, écrivain et ami de la culture et
Paulette Missambo qui a participé à
l'élaboration de nombreux ouvrages
scientifiques. Il s'est réjoui de ce que le
souhait qu'il avait émis à l'ouverture du Salon
ait été réalisé: le Sénat, pendant deux jours,
est devenu une espèce d'Agora, un lieu de
lecture, de travail dans la sérénité, un espace
de rencontre des amis du livre et des auteurs.
Il a dit sa fierté de voir que le livre soit
approprié par l'ensemble des Gabonais.
Mettant un point d'honneur à
répondre à l'interpellation de Fortunat Obiang
Essono, le recteur a signalé qu'il n'a eu de
cesse d'appeler à la transdisciplinarité. L'UOB
ouverte sur le monde se traduit par la
mise en place de nombreuses conventions en vue
de renforcer la coopération sous-régionale et
internationale et de permettre la
mobilité des étudiants et des
enseignants, à travers le dispositif
Licence-Master-Doctorat (LMD)", a-t-il
conclu.
S'est ensuivie la remise des
palmes académiques, aux journalistes qui
excellent dans la presse, aux écrivains et aux
jeunes docteurs. Ce qu'on peut retenir du Salon
du livre, en sa 5e édition, c'est qu'il a été
une initiative plus que réussie en ce qu'il a
exaltée plaisir de lire qui est une grande
richesse de et pour l'homme.
Tous les orateurs ont dit ce
que représente un livre pour son lecteur comme
pour son auteur, les valeurs respectives de la
création dans l'écriture, de la réception
créatrice dans la lecture. Avec un livre de
valeur, on pénètre les essais de l'Homme, que
les interdits ne permettent pas de joindre dans
le quotidien. Autrement dit, le rôle du livre
est de nous faire entrer dans l'expérience d'un
autre être. Ce qui n'est guère possible
autrement en ce monde, meure lorsqu'il s'agit de
nos proches.
Le livre ne doit pas
entraîner le lecteur à se replier sur eux deux:
le volume et l'homme. Il doit le ramener vers la
vie. Celui qui lit voit dans cette action une
source d'enrichissement absolue. La lecture est,
ainsi que l'a fait remarquer Lepape, le plaisir
le plus comparatif au plaisir amoureux.
Montesquieu ne disait-il pas
"Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de
lecture ne m'ait ôté?"A méditer à
l'époque de l'omnipotence des médias
audiovisuels!