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Le quotidien l'Union du 29 Janvier 2007

 

CLÔTURE DU 5E SALON DU LIVRE LIBREVILLE

Une exaltation du plaisir de lire

Toutes les personnalités invitées à prendre la parole au cours de cette cérémonie ont fait l'éloge du livre et de la lecture, sources d'enrichissement

JAMAIS Salon n'a drainé autant de monde. Co-organisé par les Editions L'Harmattan et l'Institut Cheikh Anta Diop (Icad) de l'Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, la Salon du ivre qui a pris fin, il y a deux jours, a suscité de l'intérêt. Et pour cause. Outre le maître de céans, le président du palais Omar Bongo (Sénat), on a vu Guy Nzouba Ndama, Paulette Missambo et bien d'autres ténors de la politique nationale assister à la cérémonie de clôture.

C'est ce qui a fait dire à Fortunat Obiang Essono, maître de cérémonie, que les communautés littéraire et universitaire ne sont pas prêtes d'oublier le geste du Sénat et le vif intérêt pour cet événement ressenti par les acteurs politiques susmentionnés.

René Radembino-Coniquet, s'exprimant au nom du Parlement, a dit que c'est avec un réel plaisir que le Sénat a accepté d'abriter la réflexion qui, pendant deux jours, a permis de re-signifier le projet de lecture. "Nous restons ouverts à toute initiative de ce genre que ce soit le palais Léon Mba ou celui Omar Bongo", a-t-il déclaré, avant d'émettre le souhait de voir plus d'écrivains pour que rayonnent les lettres gabonaises.

Steeve Renombo-Ogoula, chef du département de Lettres modernes, a témoigné sa gratitude aux politiques et écrivains ayant fait le déplacement du Sénat.

Selon lui, lorsque s'ouvrait le Salon du livre de Libreville, on espérait qu'il serait un espace de sens. Il  l'a été réellement.

Auguste Eyene Essono, directeur adjoint de l'Icad, a conclu le Salon avec l'idée que le livre est une relation à l'autre. Qu'il est notre avenir en ce que c'est en lui que la rencontre de l'autre est effective. Le livre est l'expression d'un désir majeur.

Grégoire Biyogo, représentant L'Harmattan et directeur de l'Icad, a salué l'acte significatif du président du Sénat, ce haut lieu de la loi et du savoir. Au président de la Chambre des représentants du peuple, Guy Nzouba-Ndama, grand mécène des lettres gabonaises, il a dit sa gratitude. Grégoire Biyogo a également rendu un hommage à Paul Mba Abessole qui a commis un ouvrage dans le domaine ethnolinguistique et qui n'a eu de cesse de se battre pour la culture (il est le père de la fête des cultures).

En parlant de la lecture, le directeur de l'Icad a précisé que lire, c'est vivre plusieurs fois et la possibilité de choisir l'une des vies.

Fidèle-Pierre Nze-Nguema a saisi l'occasion offerte par la clôture de la cinquième édition du Salon du livre de Libreville pour remercier René Radembino-Courquet, Guy Nzouba-Ndama, Paul Mba Abessole, écrivain et ami de la culture et Paulette Missambo qui a participé à l'élaboration de nombreux ouvrages scientifiques. Il s'est réjoui de ce que le souhait qu'il avait émis à l'ouverture du Salon ait été réalisé: le Sénat, pendant deux jours, est devenu une espèce d'Agora, un lieu de lecture, de travail dans la sérénité, un espace de rencontre des amis du livre et des auteurs. Il a dit sa fierté de voir que le livre soit approprié par l'ensemble des Gabonais.

Mettant un point d'honneur à répondre à l'interpellation de Fortunat Obiang Essono, le recteur a signalé qu'il n'a eu de cesse d'appeler à la transdisciplinarité. L'UOB ouverte sur le monde se traduit par la mise en place de nombreuses conventions en vue de renforcer la coopération sous-régionale et internationale et de permettre la mobilité des étudiants et des enseignants, à travers le dispositif Licence-Master-Doctorat (LMD)", a-t-il conclu.

S'est ensuivie la remise des palmes académiques, aux journalistes qui excellent dans la presse, aux écrivains et aux jeunes docteurs. Ce qu'on peut retenir du Salon du livre, en sa 5e édition, c'est qu'il a été une initiative plus que réussie en ce qu'il a exaltée plaisir de lire qui est une grande richesse de et pour l'homme.

Tous les orateurs ont dit ce que représente un livre pour son lecteur comme pour son auteur, les valeurs respectives de la création dans l'écriture, de la réception créatrice dans la lecture. Avec un livre de valeur, on pénètre les essais de l'Homme, que les interdits ne permettent pas de joindre dans le quotidien. Autrement dit, le rôle du livre est de nous faire entrer dans l'expérience d'un autre être. Ce qui n'est guère possible autrement en ce monde, meure lorsqu'il s'agit de nos proches.

Le livre ne doit pas entraîner le lecteur à se replier sur eux deux: le volume et l'homme. Il doit le ramener vers la vie. Celui qui lit voit dans cette action une source d'enrichissement absolue. La lecture est, ainsi que l'a fait remarquer Lepape, le plaisir le plus comparatif au plaisir amoureux.

Montesquieu ne disait-il pas "Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté?"A méditer à l'époque de l'omnipotence des médias audiovisuels!

Source : Journal L'Union Plus du 29 Janvier 2007

 



   

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LA politique, c'est vraiment un monde mystérieux, un jeu compliqué, quoi.