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Le quotidien l'Union du 30 Décembre 2006 au 1er Janvier 2007

 

OMNISPORTS / COMITE OLYMPIQUE GABONAIS

Les péripéties et les raisons d'une crise…

COUP d'oeil dans le rétroviseur du Mouvement sportif olympique gabonais en proie, pendant de nombreuses années (près de 14 ans), à une grave crise de légalité, de légitimité, d'intérêts et de compétence entre le bureau squelettique dirigé par Fidèle Waura et l'essentiel des responsables des fédérations sportives nationales.

La-quasi-majorité de ces derniers, à juste titre et ouvertement, met à rude épreuve le crédit et la légitimité du bureau du Comité olympique gabonais (COG) au retour des eux olympiques d'Athènes de 2004. Où la gestion du Mouvement sportif olympique gabonais, qualifiée par certains de peu orthodoxe, est contestée.

Commence alors le bras de fer entre l'équipe Waura et une frange des dirigeants de quelques fédérations sportives nationales. Le 20 septembre 2004, Fidèle Waura est interpellé, à travers une correspondance, par ses détracteurs qui le somment d'organiser une assemblée générale extraordinaire avec un seul point à l'ordre du jour : le renouvellement du bureau directeur du Comité olympique gabonais.

" ( Nous venons faire part des problèmes liés au fonctionnement du COG. Après deux Olympiades, nous constatons avec regret que vous n'avez organisé aucune assemblée générale dont la mission première est de rendre compte des activités de cette importante structure sportive pluridisciplinaire. Ce manquement constitue une violation flagrante des textes...'; martèle la majorité des fédérations.

En réponse aux préoccupations légitimes des fédérations sportives, Fidèle Waura tient, le 7 octobre 2004 au RéNdama, un point-presse. Au cours de celui-ci, il annonce "Les statuts révisés ayant été officiellement approuvés par le Comité international olympique (CIO), l'assemblée générale ordinaire de notre CNO se tiendra au mois de décembre 2004 "'.

Méthodique dans le jeu de l'usure, Waura réitère sa pensée en corsant ses propos dans une lettre adressée aux fédérations sportives, datant du 11 octobre 2004: "(..) L'assemblée générale pour le renouvellement du bureau aura lieu en fin d'année conformément aux nouveaux statuts adoptés en 2003 et approuvés par le CIO en mai 2004. A cet effet, nous vous demandons d'organiser vos assemblées générales avant la mi-décembre pour que les membres qui siègeront au COG aient une légitimité".

Courroux des fédérations sportives qui, tout en s'insurgeant contre la décision du président du CNO qui ne repose sur aucune disposition règlementaire et statutaire, condamnent par ailleurs le mutisme de la tutelle. "(..) Le bureau actuel du CNO a épuisé son mandat depuis deux ans et se trouve dans l'illégalité. Nous sollicitons votre intervention afin d'amener le président du CNO se lier à la légitime requête des 2/3 de ses membres. De même, les fédérations réfutent la période du mois de décembre retenue par le président du CNO et proposent celle u 31 octobre 2004", expliquent les fédérations plaignantes au ministre des Sports dans un courrier datant du 12 octobre 2004.

Le ministre des Sports de l'époque, au fait du conflit, essaie de temporiser en s'adressant au président du CNO en ces termes: " (..) Je vous demande d'étudier la possibilité de convoquer l'assemblée générale élective en novembre 2004 plutôt que octobre ou décembre si vos statuts ne s'y opposent pas.

TRIBUNAUX. Le louvoiement de la tutelle oblige les fédérations à hausser le ton en écrivant au président du Comité international olympique (CIO) le 3 novembre 2004. Dans cette missive, Fidèle Waura est descendu en flammes par ses adversaires " (...) Fidèle Waura qui est à la tête de notre CNO depuis 16 ans pose à ce jour des actes blâmables contraires à la Charte olympique et aux textes législatifs et réglementaires en vigueur dans notre pays.

Waura qui est dans une position d'illégalité criante laisse apparaître au sein de notre opinion des doutes quant à la contribution du CIO .Il jure sur tous les toits que le CIO n'apporte aucune aide significative aux fédérations sportives. Il serait souhaitable, avant que la situation n'explose, que votre haute organisation fasse l'injonction à M. Fidèle Waura de convoquer dans les meilleurs délais, une assemblée générale élective avant d'entreprendre toute démarche susceptible de porter préjudice au mouvement olympique...: En vain !

Imperturbable, Waura qui s'accroche avec la dernière énergie, écrit, le 8 novembre 2004, à la tutelle : " (...) Nous vous précisons que notre assemblée générale est convoquée pour le jeudi 30 décembre 2004. J'ai reçu du CIO des copies de fax qu'il a reçus du président de la Fédération gabonaise de boxe (ndrl) Bonaventure Nzigou Manfoumbi en était le président) daté du 4 novembre en cours.

Il a joint votre lettre du 27 octobre dernier. Ce qui est plus grave, c'est que le CIO a reçu une lettre parlant de crise au sein du COG avec des signatures des présidents des fédérations nationales tirées de la lettre du 20 septembre 2004. , II s'agit ici d'un délit de faux et usage de faux dans le but de tromper le CIO, nuire au président du COG et de faire d'un ministre de la République son complice ".

La résistance de Fidèle Waura déconcerte ses détracteurs qui utilisent, le 12 novembre 2004, les compétences d'un huissier de justice. Lequel transmet au président du CNO la lettre des plaignants convoquant l'assemblée générale extraordinaire élective pour le 27 novembre 2004 à 10 h au Rapontchombo. Où, effectivement, Bonaventure Nzigou Manfoumbi, élu dans la cacophonie, subira par la suite les foudres de Fidèle Waura. Lequel introduira, le 23 novembre 2004, une requête en annulation de l'assemblée générale du 27 novembre 2004, auprès du Conseil d'Etat.

Ce fut avec succès. Puisque Nzigou Manfoumbi, conduit devant les tribunaux par quelqu'un dont on disait qu'il ne jouissait plus de la légalité et de la légitimité, rentrera, malgré lui, dans sa coquille. Au grand dam du Mouvement sportif olympique national miné par une crise qui ne trouvera son épilogue que le 7 octobre 2006 avec la brillante élection de Léon-Louis Folquet. A l'issue d'une élection démocratique et transparente à laquelle Fidèle Waura (président sortant) fut battu dès le premier tour,..

Dans nos prochaines éditions, le dénouement de la crise et les alliances contre nature contractées sur la base de "l'intox" et de la manipulation par les ennemis jurés d'hier dans le but d'humilier à la face du monde, la justice et l'Etat gabonais, qui se sont investis pleinement pour le bon déroulement du scrutin du 7 octobre dernier.

Source : Journal L'Union Plus du 30/12/2006 au 1er Janvier 2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
IL se passe donc quelque chose dans l'Île Mandji, particulièrement au sein du