PORTRAIT
Gisèle-Laure Eyang-Ntoutoume : un ingénieur en
génie civil face au casse-tête de l'habitat
ELLE
avait été pressentie en janvier 2006, notamment
lors de la composition du premier Cabinet Jean
Eyéghé Ndong. Mais les astres, capricieux, ne
s'étaient pas montrés favorables. Et peu d'eau a
coulé sous l'Okano durant un an seulement, et
voilà: Gisèle-Laure Eyang-Ntoutoume, mère de
deux enfants, vient enfin d'obtenir son ticket
d'entrée au gouvernement. Sa nomination, au
poste de ministre déléguée auprès du ministre d'Etat
en charge de l'Habitat, du Logement de
l'Urbanisme, est intervenue le 25 janvier 2007.
De quoi manifester sa joie et
son entière satisfaction, car cette compatriote
que le grand public a véritablement découverte
lorsqu'elle fut nommée directeur des Grands
Travaux par Egide Boundono Simangoye, alors
ministre des Travaux Publics, aura achevé 2006
sur une note gaie et entame l'année 2007 sous
des meilleurs auspices.
En effet, après une première
tentative infructueuse aux législatives de 1996
dans le Sème siège de l'Okano (district de Sam
et Canton Doumandzou), Gisèle-Laure
Eyang-Ntoutoume, candidate investie par le Parti
démocratique gabonais (PDG) et dont elle est,
par ailleurs, membre du Bureau national de
l'Union des femmes du PDG, pour le compte de la
province du Woleu-Ntetn, a finalement été élue,
pour sa deuxième tentative, députée avec 48,71%
de voix.
Mais cette fois, dans le 2ème
siège commune de Mitzic et Canton Doum. Dominant
au passage, avec 22,51 % pour 428 points, le
député sortant RNB, Grégoire Mintsa Minang qui
s'était représenté mais entant qu'indépendant.
Cette victoire et/ou
l'élection de Gisèle-Laure Eyang Ntoutoume,
restera à jamais gravée dans les annales de
histoire politique de Mitzic, pour peu que le
député sortant qu'elle a destitué est une
personnalité qui appartient, toutes proportions
gardées, à la grande notabilité locale.
"Poissons" de par son signe
zodiacal (elle née le 18 mars 1964), à 43 ans,
Gisèle-Laure Eyang-Ntoutoume a toujours su
s'armer de patience et de courage. Des qualités,
pour ne pas dire des vertus qui ont forgé son
caractère à chacune des étapes de la vie de la
désormais ministre déléguée à l'Habitat qui
d'ailleurs, en plus d'être ravissante peut se
targuer d'avoir une tête bien peine.
Cet expert agréé près la Cour
d'Appel de Libreville, en Bâtiments et Travaux
publics depuis 1994, est ingénieur en génie
civil, spécialisation : Structures.
Diplôme d'ingénieur obtenu au
terme d'un parcours supérieur brillant ayant été
amorcé en 1982 à l'Ecole nationale supérieure
d'Ingénieurs de Libreville (ENS ) et couronné en
1987 en France à l'Institut national des
Sciences appliquées de Toulouse (INSA).
EXPERTISE A FAIRE VALOIR
• Cette compatriote qui s'exprime correctement
en anglais et en espagnol a donc des arguments à
aire valoir, à l'heure des Actes pour le Gabon.
Osons simplement croire que son expertise avérée
doublée d'une rigueur et d'un "grand sens de
responsabilité, de l'initiative et de
l'organisation"...dorénavant au service du
gouvernement et donc du peuple gabonais, sauront
confirmer tout le bien qu'on dit d'elle,
professionnellement. Et par conséquent, on
espère qu'elle sera utile à son ministre de
tutelle, M. Jacques Adiahénot, notamment dans
l'épineux problème de l'habitat dans notre pays
où le logement, pour de nombreux compatriotes,
demeure encore un véritable luxe et même une vue
de l'esprit.
Car en dépit de la volonté
soutenue pour tenter d'apporter, autant que
faire se peut, des solutions qui s'imposent à
cette problématique, le domaine de l'habitat
reste malgré tout confronté à d'énormes
difficultés financières, en l'occurrence. Ce qui
constitue au demeurant, un frein à la résorption
du déficit criard et profond en matière de
logement au Gabon, lequel, selon les experts, se
chiffre aujourd'hui à plus 160 000 habitations.
Ce challenge réussi alors
elle pourra occuper ses "heures perdus" à la
gymnastique, au tennis, à la lecture et à
écouter de la musique classique… qui sont ses
loisirs.