PRÉSENTATION DES VOEUX AU CHEF
DE L'ETAT
Omar
Bongo 0ndimba pour un engagement collectif
Outre le gouvernement auquel
il a assigné une "mission" qui ne souffre
d'aucune ambiguïté, le président de la
République a vivement exhortées autres
institutions de la République et les confessions
religieuses à œuvrer pour le pays.
LE
président Omar Bongo Ondimba a appelé hier
l'ensemble du corps politique et social du pays
a un engagement collectif, conforme à sa volonté
affichée d'écrire une nouvelle page dans
l'effort de développement du pays, suite à son
discours du 1er décembre dernier.
Répondant aux voeux formés à
son endroit par le gouvernement,
l'administration civile et militaire gabonaise,
les institutions constitutionnelles, la société
civile, les confessions religieuses, le chef de
l' Etat a estimé que les problèmes des Gabonais
ne seront résolus que si cette volonté de
travailler est partagée par toutes les autres
composantes étatiques, politiques
administratives et sociales du pays. Car,
au-delà de la déception affichée dans plusieurs
pans de la société où l'on s'attendait à la
suite du discours de rupture du 1er décembre
dernier à la formation d'une équipe
gouvernementale plus resserrée, la résolution
des problèmes de ses concitoyens exigent
"l'engagement de tous". "C'est le travail de
tous qui conduira au changement attendu"; a
redit Omar Bongo Ondimba. Qui a, par conséquent,
souhaité "un changement
de mentalité aux niveaux
individuel et collectif".
Effectivement, si le
gouvernement a une mission qui ne souffre
d'aucune ambiguïté, le chef de l'Etat a déclaré
que le Premier ministre, les membres de ce pan
de l' Exécutif ainsi que l'administration,
seront jugés sur leur capacité à mettre en
oeuvre "Mon projet, des Actes pour le Gabon", et
les orientations contenues dans son allocution
prononcée à l'occasion des quarante ans de son
avènement au pouvoir. Certes, il attend du
gouvernement Eyéghé Ndong , qu'il se
mette au travail. Mais, sa détermination de
poursuivre l'action de salubrité publique
engagée au sein du gouvernement avec le
dégraissage opéré, touchera l'administration qui
n'en compte pas moins des roitelets en son sein.
Si l'on en juge par les critiques et autres
récriminations régulièrement formulées contre
ces responsables d'administration, intouchables
et tout puissants abusant de la parcelle de
pouvoir qui est la leur.
ACTION UTILE • Quant
aux autres institutions de la
République, le président Omar Bongo
Ondimba a ajouté qu'elles doivent
accompagner, chacune dans son domaine de
compétence, les efforts de tout le
monde. Cela signifie clairement que si l'équipe
gouvernementale a la mission d'oeuvrer au
mieux-être des populations gabonaises,
rien ne serait possible si les unes et
les autres ne jouent pas pleinement leur
rôle. Un appel à plus d'engagement qui ne
concerne pas moins le Parlement bicaméral.
Lequel, quoique majoritairement du
Parti démocratique gabonais (PDG),
devrait poursuivre son action
législative, consistant au vote du budget
et surtout de contrôle de l'action
gouvernementale. Cette action étant une
utile manière afin que les politiques et les
actions initiées en faveur des
populations confrontées chaque jour
davantage à la précarité, à la vie
chère et autres problèmes dans leur vécu
quotidien, collent réellement avec les
préoccupations de celles-ci ou contribuent à
leur mieux-être. L'appareil judiciaire, pour sa
part, décrié depuis plusieurs années
en raison des manquements, des
attitudes déviantes, des passe-droits
auxquels se livrent ses membres et qui
ont jeté le discrédit sur la justice.
Celle-ci devrait davantage être
indépendante, impartiale. Deux exigences
fondamentales sans lesquelles les
justiciables ne pourront guère faire
confiance à la justice. Car, dans la bataille
menée contre la corruption, les
détournements des deniers publics,
parvenir à une meilleure gouvernance et
mettre fin à l'impunité qui règne dans le
pays ne sont possible que si l'appareil
judiciaire dans son ensemble, assume
pleinement les missions qui lui sont
assignées.
Au-delà de ces institutions
auxquelles s'ajoutent la Cour constitutionnelle,
gardienne de la Loi fondamentale, le Conseil
économique et social, représentant la société
civile,,et le Conseil national de la
Communication, régulateur du paysage médiatique
et de l'expression démocratique, qui ont les
unes et les autres des rôles,bien définis, celle
des confessions religieuses dans la moralisation
n'est guère non plus négligeable. Si tant est
que les responsables et autres s'impliquent
réellement dans l'accomplissement de leur
mission. La communauté religieuse doit apporter
sa contribution citoyenne au gouvernement pour
corriger les inégalités de toute nature. Le
président de la République n'a pas manqué
d'affirmer que "le combat pour le Gabon étant
un combat pour tous les Gabonais".