Par
cette assertion, René Radembino Coniquet souhaite voir
la prochaine assemblée du Sénat, en attente d'une
nouvelle configuration, remplie de femmes et d'hommes de
valeur
COMME l'Assemblée
nationale, le Sénat, la chambre haute du Parlement a
procédé hier à la clôture de (sa) première session
ordinaire ouverte il y a quatre mois, très exactement le
3 mars 2008.
La cérémonie solennelle, au
palais Omar Bongo Ondimba, s'est déroulée en présence de
diverses personnalités, dont quelques présidents des
Corps constitués et des ministres. A cette occasion,
René Radembino Coniquet, conformément à la tradition, a
fait le bilan des travaux législatifs consacrés, pour
l'essentiel, à l'examen de projets de loi soumis par le
gouvernement à l'attention des sénateurs pour examen.
Tout compte fait, ce sont
douze projets de loi qui ont été examinés. Pêle-mêle :
la loi n° 001 /2008 complétant les dispositions de
l'article 42 nouveau de la loi n° 9/85 du 29 janvier
1986 portant statut général des, militaires.
Le projet de loi portant ratification de l'ordonnance
n°0025/PR/2008 du 11 janvier 2008 instituant les
Délégations spéciales dans les Collectivités' locales;
celui tant ratification de l'ordonnance n°009/2008 PR du
25 janvier 2008 portant modification de certaines
dispositions de la loi n° 21/96 du 15 avril 1996 fixant
des sièges des sénateurs.
Les lois n°006/2008,
n°007/2008, n°008/2OO8, n°009/2009 et
n°010, lesquelles autorisent l'Etat gabonais à
contracter cinq emprunts auprès l'Import-Export Bank of
India, la Banque africaine de développement (BAD) et
Calyon. Le projet de loi portant politique de
développement agricole durable. Texte qui a été adopté
en termes non identiques avec l'Assemblée
nationale. Pour ne citer que ceux là.
Mais dix ans après ès sa
création, le Sénat se porte bien. Selon René Radembino.
Et pour cause: l'institution qu'il gère : « assume
maintenant pleinement ses missions d’orientation de la
politique gouvernementale par l'expression de son vote,
de représentation des Collectivités locales, de
législation, de contrôle et de la dignité du grand
nombre des membres est un atout fort remarquable ».
Pour autant, un souhait a été émis, celui de voir (ce)
rôle important qu'il joue et qui lui est dévolu et
reconnu, être également animé par des personnes à la
hauteur, car les institutions ne valent que ce que
valent les femmes et les hommes qui les composent et les
dirigent.
Son vœu, c'est donc que les
prochains candidats déjà nombreux à se bousculer au
portillon du Sénat, soient : "des femmes et les
hommes pétris de valeur, ayant un profil, une expérience
afin que notre noble institution puisse continuer à
jouer pleinement son rôle au sein de la Nation (..) Car
le Sénat n’est pas un lieu de tout repos, où l’appât du
gain est érigé en première motivation". Mais,
« un Forum national où s'opèrent des choix importants
pour l’avenir de notre pays », hommage
mérité a du reste été rendu au premier président du
Sénat feu Georges Rawiri et à bien d'autres
personnalités du pays qui ont ou qui œuvrent encore pour
la gloire de la chambre haute du Parlement gabonais.