A force de voiries
fêtes annoncées finir en eau de boudin,
moi, Makaya, je ne fréquente presque plus le
stade qui porte le
nom de notre "présida».
D'ailleurs,
on dirait que les victoires relèvent décornais,
là-bas, de
l’ « askident ». N'est-ce pas que le' petit-frère
du neveu du
cousin de l'oncle de
ma bonamie, c'est-à-dire mon propre
"mougoye
m'a dit après le
succès samedi anglais aux
dépens des
automobilistes (Makaya, on dit: Lesothans
!),
que
jamais il n’avait
vu les gens si peu contents après
une victoire
?
Peut-être qu’ils ont estimé que nos Panthères, si
timorées une
semaine auparavant chez Man Ghana, n’avaient accompli
là que le minimum syndical Parce qu'en face,
la résistance
était
tellement faible. A moins qu’ils n'aient eu
un mauvais
pressentiment,
puisque dès le lendemain, notre Gabon
d'abord, certes
dans la catégorie des juniors, renouait avec la
défaite.
Cela fait, il faut le dire, hanchement désordre.
Pas la
défaite en elle-même, entendons-nous bien, mes
chers frères
Makaya sachant faire preuve
de
fairplay.
Le ballon,
on
gagne aujourd’hui, on perd demain. Non, ce qui pose problème,
c'est ce peu de certitudes dont nous disposons
dans
notre Gabon d’abord-là, simplement parce que nous
persistons à croire qu'on peut bricoler à l’infini,
faire
du pilotage
à vue et gagner quand même.
Déjà, dans un avant
papier samedi anglais, un écrivassier
de mon premier grand quotidien pointait une préparation
peu
adéquate. A croire qu'on ignorait qu’on avait cette
échéance
là. Là-dessus se sont greffées des histoires bizarres
dépasse,
ports de certains footeux qui ne seraient pas
à jour
!
Une
affaire qui peut
pourtant être réglée en quelques
heures.
Mais certains ont quand même pensé qu'on
avait les
moyens de gagner. C'est vrai, en face,
il y avait une petite
nation. Sauf qu’à l'inverse de la nôtre, elle est bien
préparée. Eton a vu
le résultat: presque une humiliation. Surtout
quand on veut se rappeler que nos footeux
"foignards"-là
appartiennent
à une génération qui a joué une phase
finale
de Can (amère) il y
a seulement un an et demi.
Pôvres de nous
!