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Le quotidien l'Union du 2 Juillet 2008

 

BACCALAURÉAT 2008

Reprise des épreuves dans le calme
Les candidats au baccalauréat 2008, des séries A et B des centres de Libreville et d'Oyem, ont recommencé les épreuves de philosophie et de français sans anicroche, sous la surveillance des éléments de l'unité spéciale de la Gendarmerie nationale.

MALGRE la marche de protestation du boulevard LEON MBA jusqu'à la Primature lundi, des candidats du lycée Nelson Mandela, contre la mesure de reprise des épreuves de philosophie et de français, décidée par le ministre de l'Education nationale, Michel Menga M'Essone, dans les centres de Libreville et d'Oyem, suite à la détection de plusieurs cas de fraude, lesdites épreuves se sont déroulées hier dans le calme.

En effet, les centres des lycées nationaux LEON MBA (LNLM), Paul Indjendjet Gondjout (LPIG), Paul Emane Eyéghé (LPEE) de Libreville, Richard Nguéma Bekalé(LRNB) d'Oyem et du collège Bessieux, ont été de nouveau pris d'assaut, par les candidats des séries A et B, pour la reprise des épreuves de philosophie et de français qui, une semaine auparavant, avaient été entachées d'irrégularités. Cette situation avait engendré une polémique entre les principaux syndicats de l'Education nationale avec leur tutelle.

Il est à rappeler que lors de leur déclaration commune, les syndicats avaient demandé la reprise complète des épreuves dans la quasi-totalité des centres d'examen du pays, en dehors des centres des provinces de la Nyanga et de l'Ogooué-Ivindo où, les cas de fuite de sujets n'avaient pas été annoncés. Mais, au cours d'une déclaration à la presse, le responsable de ce département ministériel a battu en brèche la proposition des syndicats, prétextant que seuls, les cas des centres des provinces du Woleu-Ntem et de l'Estuaire lui avaient été signalés. Par conséquent, ce sont ces deux localités (lui sont concernées par la reprise des épreuves de philosophie et de français.

Ainsi, toutes les parties ont, semble-t-il, trouvé un consensus pour sauver les meubles d'un secteur éducatif mal en point depuis quelques années, et dont les autorités ne parviennent toujours pas à trouver les solutions idoines, pour son redressement définitif. Cette sortie spontanée de crise n'occulte pas pour autant tous les maux existants, en particulier le déficit de crédibilité du baccalauréat malgré les rafistolages successifs.

A l'épreuve de philosophie, les candidats avaient trois sujets au choix: " La contradiction a-t-elle une valeur ?" ; « La vérité se distingue t-elle de l'erreur ou du mensonge? " et enfin, l'analyse d'un texte de Marc Aurèle, dont il fallait dégager l'intérêt philosophique tout en procédant à son étude ordonnée.

Au lycée Nelson Mandela, les candidats de la série F des sciences et techniques industrielles (STI), ont poursuivi normalement l'examen, avec les épreuves orales d'anglais le matin, suivies de celles facultatives de français ou de philosophie dans l'après-midi.

Au niveau des salles, il y avait au moins deux surveillants, pour tenter de dénicher les éventuels fraudeurs. A l'entrée et dans l'enceinte des centres, les éléments de l'unité spéciale de la Gendarmerie nationale veillaient au grain.

 

Source : Journal L'Union Plus du 02/07/2008

 

 

 

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Pour moi quoi ... Makaya
Quelle histoire !