MALGRE la marche de
protestation du boulevard LEON MBA jusqu'à la
Primature lundi, des candidats du lycée Nelson
Mandela, contre la mesure de reprise des épreuves
de philosophie et de français, décidée par le
ministre de l'Education nationale, Michel Menga
M'Essone, dans les centres de Libreville et
d'Oyem, suite à la détection de plusieurs cas de
fraude, lesdites épreuves se sont déroulées hier
dans le calme.
En effet, les centres des
lycées nationaux LEON MBA (LNLM), Paul Indjendjet
Gondjout (LPIG), Paul Emane Eyéghé (LPEE) de
Libreville, Richard Nguéma Bekalé(LRNB) d'Oyem et du
collège Bessieux, ont été de nouveau pris d'assaut, par
les candidats des séries A et B, pour la reprise des épreuves
de philosophie et de français qui, une semaine
auparavant, avaient été entachées d'irrégularités. Cette
situation avait engendré une polémique entre les
principaux syndicats de l'Education nationale avec leur
tutelle.
Il est à rappeler que lors
de leur déclaration commune, les syndicats avaient
demandé la reprise complète des épreuves dans la
quasi-totalité des centres d'examen du pays, en dehors
des centres des provinces de la Nyanga et de
l'Ogooué-Ivindo où, les cas de fuite de sujets n'avaient
pas été annoncés. Mais, au cours d'une déclaration à la
presse, le responsable de ce département ministériel a
battu en brèche la proposition des syndicats, prétextant
que seuls, les cas des centres des provinces du Woleu-Ntem
et de l'Estuaire lui avaient été signalés. Par
conséquent, ce sont ces deux localités (lui sont
concernées par la reprise des épreuves de philosophie et
de français.
Ainsi, toutes les parties
ont, semble-t-il, trouvé un consensus pour sauver les
meubles d'un secteur éducatif mal en point depuis
quelques années, et dont les autorités ne parviennent
toujours pas à trouver les solutions idoines, pour son
redressement définitif. Cette sortie spontanée de crise
n'occulte pas pour autant tous les maux existants, en
particulier le déficit de crédibilité du baccalauréat
malgré les rafistolages successifs.
A l'épreuve de philosophie,
les candidats avaient trois sujets au choix: " La
contradiction a-t-elle une valeur ?" ; « La vérité se
distingue t-elle de l'erreur ou du mensonge? " et
enfin, l'analyse d'un texte de Marc Aurèle, dont
il fallait dégager l'intérêt philosophique tout en
procédant à son étude ordonnée.
Au lycée Nelson Mandela,
les candidats de la série F des sciences et techniques
industrielles (STI), ont poursuivi normalement l'examen,
avec les épreuves orales d'anglais le matin, suivies de
celles facultatives de français ou de philosophie dans
l'après-midi.
Au niveau des salles, il y
avait au moins deux surveillants, pour tenter de
dénicher les éventuels fraudeurs. A l'entrée et dans
l'enceinte des centres, les éléments de l'unité spéciale
de la Gendarmerie nationale veillaient au grain.