En dépit du trou financier occasionné par les
délestages, le chiffre d'affaires de la SEEG s'est accru
de 12% en 2007 pour s'établir à 114 milliards de francs.
LA situation de la Société
d'Energie et d'Eau du Gabon à fin 2007 s'est
caractérisée par une production d'électricité en
progression de 4,2% et en eau de 1,1% par rapport à
l'année 2006. Grâce à un ratio ventes sur production de
81,8% en eau et près de 90% en électricité, son chiffre
d'affaires a augmenté de 12, 8% pour s'établir à 114
milliards de francs.
Dans le même temps, les
dépenses d'exploitation ont très fortement augmenté,
notamment les consommations de combustibles (+28,3
milliards de francs) et les services (+3,7 milliards).
Une hausse due à la croissance soutenue de la demande en
électricité à Libreville (+3,6%) accompagnée d'une
pluviométrie insuffisante à la fin de 2006 et sur le
premier semestre. Cette situation a provoqué, on s'en
rappelle, la mise en œuvre de délestages rotatifs
pendant trois semaines, en attendant la mise en service
de groupes électrogènes de location. Il a été, par la
suite, possible de compenser le déficit de productivité
hydraulique avec la production thermique grâce aux
moyens existants à Owendo et aux groupes de location.
Ainsi plus de 20 milliards
de francs ont été investis au cours de l'année 2007 pour
préparer principalement l'arrivée du gaz (lequel devrait
compenser les caprices pluviométriques).
Au regard de la situation
exceptionnelle qu'a donc connue l'exploitation, la
société a dû faire appel à l'ensemble de ses
partenaires, au premier rang desquels l'Etat, pour
permettre la continuité des services.
Pour l'année 2008, la
progression de l'activité devrait se poursuivre au
rythme de 4,6% pour l'électricité et 6,2% pour eau.eau.
En matière
d'investissement, le budget prévisionnel a été plafonné
à 30 milliards de francs. Mais sa réalisation est
subordonnée aux règlements de l'Etat et à la réussite de
la mise en service du gaz à Owendo.
A cela s'ajouterait la
réalisation d'un projet de renforcement des capacités de
production à Libreville financé par l'Agence française
de développement (AFD) via l'Etat pour un montant de
15,6 milliards de francs.
Ces investissements
devraient, selon la direction générale, largement
contribuer à réduire les tensions en matière de
distribution d'eau et de production d'électricité dans
la capitale.