EST-CE que ce n'est pas
triste, ça, mes chers frères Makaya ? Après les
réactions et prises de position contrastées du Minéduc
et des syndicats, j'attendais avec intérêt celles des
candidats au bac (à ordures ?) eux-mêmes. Eh bien, je
dois dire qu’elles me désolent, quoi.
C'est quoi ces slogans que
j’ai entendus-là lors de leur marche vers le
« 2-Décembre » ? Comment des jeunes gens qu'on suppose
sensés peuvent-ils chercher à légitimer de la sorte la
fraude à un examen aussi important que le bac ? Ouais,
en avançant qu’il ya la fraude en politique, pourquoi
est-ce qu’il yen aurait pas au bac, nos candidats
manifestants ont perdu le peu de crédit qu'on pouvait
encore leur apporter.
Moi, Makaya, je croyais
naïvement que nul ne saurait se prévaloir de ses propres
turpitudes. Je constate que certains sont fiers de
proclamer la tricherie con-une une sorte de
sport national. Mais ce qui vient de se passer au bac-là,
ça va nuire à qui en premier lieu ? N'est-ce pas aux
tricheurs qui, au lieu de faire profil bas ou alors de
militer ardemment pour qu’on reprenne tout de zéro
–histoire de montrer qu’ils peuvent réussir sans avoir
besoin de « carreau »-, ont le toupet de manifester en
faveur du maintien d'un examen trafiqué ? Marqués au fer
rouge comme ils le sont désormais; ils pensent aller où
avec ça ?
Je sais qu'en disant tout
ça; je vais être voué aux gémonies, livré à la vindicte
des candidats par les pontes du Minéduc qui préfèrent
faire l'autruche. Un écrivassier de mon Premier grand
quotidien a failli être pris à partie par des
manifestants parce qu'on a tenté de leur faire croire
que ce qui arrive, c'est la faute de mon canard préféré.
Lequel serait aujourd’hui 'persona non grata" à l’avenue
di Gaulle, siège du Minéduc. Bizarre, grossier et
lamentable à la fois. Comme si les faits pouvaient
cesser d'exister parce que nos écrivassiers n'en
auraient pas fait état ! Cette théorie du
bouc-émissaire-là a ses limites.
Quelle histoire !