La question de leur implication a été
débattue au cours d'un atelier du Comité de
pilotage du Projet d’aménagement des petits
permis forestiers gabonais (PAPPFG).
C'EST à l'Hôtel Laico
Okoumé Palace que s'est tenue récemment, la deuxième
réunion du Comité de pilotage du Projet d'aménagement
des petits permis forestiers gabonais (PAPPFG). Les
travaux dudit Comité ont été présidés par le directeur
général des eaux et forêts Pierre Ngavoura.
D'entrée, il a salué les
différents acteurs avant de préciser que la présente
session a été reportée d'un mois pour permettre de mieux
faire avancer la première phase du projet de la
convention provisoire d'aménagement, d'exploitation et
de transformation mettront leurs efforts en commun pour
apporter les modifications nécessaires à la carte
forestière actuelle.
Après ce bref aperçu,
M .Faustin Legaut, chef du Projet, a présenté l’état
d’avancement des activités, tandis que Philippe Mortier,
le conseiller principal, a présenté un tableau
chronologique des tenants et des aboutissants du projet.
Après quoi, les débats se sont focalisés sur le problème
du financement adapté aux petits permis forestiers, les
moyens à mettre en œuvre pour atteindre le principal
objectif relatif à la superficie de 2,5 millions d'ha de
forêt aménagée, l'accent devant être mis sur la
problématique de la sensibilisation en raison de la
frilosité de certains titulaires de permis à adhérer au
projet et du problème des limites entre les permis
aménagés non-aménagés.
PREOCCUPATIONS Pour
répondre à ces préoccupations, les responsables du
projet, ceux du consortium et de l’Agence française de
développement (AFD) ont relevé certains agencements: le
statut juridique des permis aménagés constitue un
élément supplémentaire pour fournir des garanties
bancaires, dans la mesure où la valeur du permis aménagé
est supérieure à celle d'un autre non aménagé. En plus,
la mise en adjudication ultérieure d'une première
superficie d'un million d'ha de forêts, l'éclatement des
conventions provisoires d'aménagement d'exploitation et
de transformation (CPAET) inactives et l'intégration des
nouveaux permis devra permettre d'atteindre cet objectif
au terme des cinq ans d'existence du projet.
En outre, le projet doit
poursuivre l'effort de sensibilisation et amener le plus
grand nombre de titulaires à intégrer le processus. Les
responsables des bureaux cartographiques actuellement en
formation mettront leurs efforts en commun pour apporter
les modifications nécessaires à la carte forestière
actuelle.
La deuxième série d'exposés
a permis aux participants d'avoir une vision claire
quant à la base des données du projet, les documents
contractuels et les formes juridiques de regroupement,
l'outil d'analyse à la viabilité économique des
concessions sous aménagement durable (CFAD) et de la
situation des permis enregistrés au projet.
Face à cela, les
participants ont recommandé: la redéfinition et la
validation des nouvelles limites des permis par le
Projet d’aménagement des petits permis forestiers
gabonais et la direction générale des eaux et forêts.
Cette action qui est déjà en cours de réalisation sera
achevée dés le retour de stage des deux experts de
l'administration, le développement par le bureau
juridique d'une proposition de projet de modification de
l'article 16 du décret N° 35/PR du 25 janvier 1961
portant statut des coopératives en République gabonaise
en vue de constituer les regroupements avec moins de
sept personnes. A ce sujet, le projet a proposé un
minimum de deux personnes. En plus, la mise en place
d'un système de crédit à des conditions de remboursement
plus souples en vue d'assurer la viabilité économique
des CFAD à partir de 50.000 hectares a été envisagée. A
ce sujet, l'AFD a informé l'assistance de l’existence
d’un produit auprès des banques locales.
SUGGESTIONS De même,
il a été conjointement suggéré avec l'Assemblée
nationale une démarche cohérente et structurante de
l'Etat, conduisant les banques à s'inscrire dans cette
dynamique.
En outre, il a été
préconisé: l'application des mesures coercitives envers
les titulaires qui exploitent leurs permis hors
aménagement, l'accord d'un moratoire de remboursement
des arriérés de taxes sur plusieurs années, la prise en
compte de la car le des zones d'intérêts prioritaires du
PAPPFG dans le l'ad l'l' des prochaines adjudications et
l'intégration des zones d'intérêts adjacentes au CFAD.
La validation des
propositions de rectification des limites de permis
devra se faire soit par signature de la CPART, soit par
courrier du ministère de l’Economie forestière dans
l’attente d’une validation officielle par l’approbation
du plan d’aménagement.