ON tourne vraiment en
rond-dans notre Gabon d'abord-là, s'agissant de
certaines questions, quoi. La situation qu'a décrite
l'autre jour dans mon Premier grand quotidien mon ami
piéton-là ne devrait plus exister, que je me suis dit à
la lecture de son écho.
Ouais, le panneau annonçant
le regroupement de villages d'Ebel-Abanga à moitié caché
par de hautes herbes, voilà un problème qui aurait dû
être résolu depuis un bon bout de temps déjà. Et on
n'aurait sans doute pas déploré la mort, dans les
environs, d'une « mwana », fauchée par une automobile
dont le conducteur avoue ne l'avoir pas vue, toujours à
cause de la taille de la végétation.
Voyez-vous, mes chers
frères Makaya déboussolés, un sujet avait été élaboré il
y a trois-quatre ans afin que nulle part dans le pays il
n’y ait plus de tronçon dont les abords ne seraient pas
dégagés sur plusieurs mètres. Le Conseil des ministres,
par lequel l'Exécutif fait connaître ses grandes
décisions, en avait même fait largement état, détaillant
par le menu les avantages dudit projet.
De fait, il y avait bien
sûr tout ce travail dé débroussaillage et même
d'abattage des arbres en bordure immédiate des routes.
Ce qui était censé garantir non seulement une bonne
visibilité pour les usagers, mais aussi un
ensoleillement lui-même garant de la durabilité de la
chaussée. Je ne suis pas ingénieur, mais une route qui
reçoit du soleil est à l'abri des bourbiers qui la
détruisent.
Deusio, les villageois
chargés de œ boulot-là devaient recevoir, à intervalles
réguliers, un Peu de "miang". De quoi les aider à
lutter, autant que faire se Peut, contre la pauvreté. Si
c'est pas bien Pensé, ça ...
Mais voilà, ce beau projet
-les secteurs villageois, que ça s'appelait, je crois-
semble avoir tout simplement été tué dans l’œuf et rangé
dans je ne sais quel tiroir. De sorte qu'on se
retrouve aujourd'hui au même point.
Quel pays !