Le ministre français de l'Immigration Brice
Hortefeux, a rassuré le chef de l’Etat, Omar
Bongo Ondimba, dans ce sens hier, au cours de
l'audience qu'il lui a accordée. La veille la
coopération en matière de sécurité était au cœur
de l'entretien que le président de la République
a eu avec la ministre d’Intérieur, Michèle
Alliot-Marie.
LE chef de l'Etat, Omar
Bongo Ondimba, poursuit sa visite de travail à Paris
(France) où il est arrivé depuis mardi dernier. Cela
après avoir pris part, à Sharm El Sheik (Egypte), à la
11ème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de
l'Union Africaine (UA). Dans la capitale française, le
président de la République a déjà rencontré plusieurs
personnalités politiques de l'Hexagone, au premier chef
desquelles, son homologue Nicolas Sarkozy (lire notre
numéro d'hier).
Outre cette rencontre au
sommet, le N°1 gabonais, a aussi accordé des audiences à
des membres du gouvernement français. Et pas des
moindres, au regard des dossiers brûlants et urgents qui
sont actuellement placés sur la table des relations
entre nos deux pays. C'est ainsi que Alain Joyandet
(Coopération), Bernard Kouchner (Affaires étrangères et
européennes), Michèle Alliot-Marie (Intérieur), et Brice
Hortefeux (Immigration) ont été reçu par le chef de
l'Etat.
Dans l'ensemble, la
coopération entre nos deux pays a été évoquée. Et les
échanges avec Mme Alliot-Marie, et M. Hortefeux ont eu
un caractère un peu plus particulier. En ce sens que ces
deux personnalités ont évoqué, avec le premier citoyen
gabonais, des sujets qui intéressent directement les
Gabonais: la coopération en matière de sécurité, et la
gestion des flux migratoires, au moment où on a assisté
à une recrudescence d'arrestations de nos compatriotes
sur le sol français.
Par rapport au premier
point, le chef de l'Etat a demandé à la ministre
française de l'Intérieur d'intensifier la coopération
entre nos deux pays dans le domaine de la sécurité. Cela
en mettant un accent particulier sur la formation
technique et scientifique. De ce point de vue, des
efforts à consentir devraient aboutir à la signature
d'un accord cadre.
En retour, Mme Alliot Marie
a dit que la France était prête à accompagner les
efforts du Gabon dans son combat contre l'insécurité et
le grand banditisme. « Tout cela, a dit l'hôte du
président, dans le souci d'entretenir de liens très
étroits avec le Gabon ».
Pour sa part, Brice
Hortefeux est parti informer le chef de l'Etat sur
l'état d'avancement du processus de ratification de
l'accord relatif à la gestion des flux migratoires entre
Libreville et Paris. Cet accord est désormais ratifié
par le Parlement français. « L'Assemblée nationale,
il y a quelques mois, et le Sénat il y a quelques
jours », a dit M. Hortefeux, plutôt rassurant. Parce
que selon lui, l'entrée en vigueur de cet accord
permettra, entre autres, d'organiser désormais une
gestion transparente, équitable et efficace » des flux
des personnes entre nos deux pays.
Voilà qui est de nature à
rassurer non seulement les Gabonais aimant Paris, mais
aussi les Français adorant Libreville.
Omar Bongo Ondimba poursuit
ses échanges avec les membres du gouvernement français
aujourd'hui avec M. Hervé Morin (Défense).