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Le quotidien l'Union du 11 Octobre 2007

 

COOPÉRATION ENTRE LA GABON ET L'UNION EUROPÉENNE

Signature de deux nouvelles conventions de financement en faveur du Gabon

Elles concernent l'appui à la prévention et à la lutte contre la grippe aviaire et l'appui à la formation professionnelle au Gabon, pour un budget global de 5,6 millions d'euros près de 4 milliards de nos francs. Les documents ont été paraphés par Casimir Oyé Mba et Thierry Mathisse, respectivement ministre d'Etat au Plan et chef de la délégation de la Commission européenne.

CASIMIR Oyé Mba et Thierry Mathisse, respectivement ministre d'Etat a la Planification et à la Programmation du développement et chef de la délégation de la Commission européenne au Gabon, ont signé deux conventions de financement, l'une pour l'appui à la lutte contre la grippe aviaire, et l'autre pour l'appui a la formation professionnelle au Gabon.

La cérémonie a eu lieu, dans la salle des réunions dudit département ministériel, en présence notamment, des ministres d'Etat Faustin Boukoubi (Agriculture et Elevage), Paulette Missambo (Santé publique) et Pierre-André Kombila Koumba (Formation professionnelle) et des partenaires au développement.

Le montant global de ces deux conventions s'élève à 5,6 millions d'euros, soit 3 milliards 673 millions 359 mille 200 francs. Un financement d'importance, qui vient appuyer les efforts du gouvernement en matière de santé et de l'éducation.

Pour Casmir Oyé Mba, également ordonnateur national du Fonds européen de développement (FED), les projets en objets "visent à appuyer la mise en oeuvre du pilier 3 de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté au Gabon, à savoir l'amélioration de l'accès des compatriotes aux services sociaux de base".

De façon détaillée, le projet d'appui à la lutte contre la grippe aviaire, d'une enveloppe de 1,1 million d'euros (721 millions 552 mille 700 francs), porte sur une série de mesures à mener par le comité interministériel pour la prévention et la lutte contre cette épizootie. Il s'étend sur une période de 18 mois, sous l'assistance technique de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture).

Sur ce volet, Casimir Oyé Mba a rappelé à l'assistance que les premières alertes à la grippe aviaire remontent à 2006. "Ainsi, a travers ce financement, le Gabon va-t-il se doter de mécanismes permettant de prévenir d'autres crises zoo-sanitaires", a-t-il indiqué.

Notons qu'à ce jour, dix pays africains sont touches par la maladie, dont le Cameroun avec lequel Gabon entretient des échanges commerciaux et humains. Si l'on s'en tient aux couloirs communs d'immigration d'oiseaux susceptibles de propager le virus, notre pays n'est pas à l'abri de la contagion.

ACCOMPAGNEMENT. C'est la raison pour laquelle la Commission européenne a répondu à la demande du gouvernement, pour appuyer la première phase des "mesures de prévention et d'urgence du plan national de lutte contre cette maladie qui menace aussi les hommes".

S'agissant du deuxième projet, il est doté (toujours sous forme de don) d'un budget de 4,5 millions d'euros (2 milliards 951 millions 806 mille 500 francs) sur quatre ans. Il permettra d'accompagner le gouvernement dans la ré orme et le développement de la formation professionnelle, par une approche pilote basée sur les métiers de l'agriculture, du bois et du BTP (bâtiment travaux publics).

Pour le représentant de l'Union européenne, le développement de la

formation professionnelle constitue à la fois "une des voies pour la réinsertion sociale d'un certain nombre de jeunes qui n'ont pas pu poursuivre le système d'enseignement général, et une réponse aux besoins de notre économie en main d'oeuvre qualifiée.

Ceci est d'autant plus important que l'on constate au Gabon, que 60% des jeunes en quête d'emploi n'ont pas atteint le premier cycle du secondaire et sont, de ce fait, sans qualification. Pour faire référence à l'actualité liée à la réalisation du projet d'exploitation du minerai de fer de Bélinga, les pouvoirs publics envisagent la création de milliers d'emplois. Partant, il faudrait dès à présent procéder à la formation des Gabonais qui seront utilisés sur le chantier et dans la mine. C'est dans ce contexte que le gouvernement, dans la conduite de ce programme, se prépare à former des ouvriers gabonais qualifiés pour le chantier de Bélinga. L'appui à la formation professionnelle apportera des réponses pertinentes au problème de l'adéquation formation/ emploi, contribuant ainsi à une meilleure "socialisation de la jeunesse gabonaise".

En fait, dans le cadre de ce projet, un accent sera mis sur le renforcement du capital humain du Gabon, une composante essentielle pour le développement de notre pays. L'éducation est, pour Thierry Mathisse, au centre des actions que l'institution dont il est le représentant au Gabon, a entreprises dans le cadre du 8e FED et les intensifiera dans celui du prochain FED.

PARADOXE "C'est par l'orientation que les jeunes doivent trouver leur place dans ce qui est, pour beaucoup d'entre eux, l'unique espoir d roté ration sociale", a-t-il déclaré. En dépit du fait que l'école a vocation de former des cadres, techniciens ou des manoeuvres sans distinction de valeurs, les filières techniques et professionnelles, selon Thierry Mathisse, pâtissent encore trop souvent de cette image négative que la société s'est faite des métiers manuels.

Or, si l'on se tourne vers les opérateurs économiques, ils disent que ce sont ces compétences qu'ils recherchent. Et c'est là tout le paradoxe de la situation.

Les filières retenues dans le cadre de ce projet constituent des secteurs porteurs en matière de diversification de notre économie. L'on ne doit as, non plus perdre de vue que la formation de la jeunesse passe par le développement de l'outil de panification et surtout, par la formation des formateurs, c'est-à-dire des cadres du ministère de tutelle.

A ce titre, le représentant de la Commission européenne a annoncé que l'engagement de son institution est à la hauteur de ses ambitions, au regard de l'enveloppe qui sera consacrée cette action sur quatre ans. Si le niveau des contributions financières consenties dans un secteur est essentiel pour obtenir un impact durable, pour M. Mathisse, la durée des interventions l'est également.

C'est pourquoi, a-t-il annoncé, la coopération euro-gabonaise s'intensifiera dans le domaine de l'éducation/formation avec le 10e FED qui débutera l'an prochain. Avec cette signature des deux conventions de financement, notre pays atteint, ainsi, l'objectif d'engagement de l'ensemble des 46,4 milliards de francs alloués à l'issue de la revue à mi-parcours du programme de coopération.

Source : Journal L'Union Plus du 11/10/2007

 

 



   

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