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Le quotidien l'Union du 18 Octobre 2007

 

CONSEIL NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Les universités appelées à être des outils d'aide à la décision

C'est le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean Eyéghé Ndong qui, à l'ouverture des travaux de cette grand'messe, a fixé ces nouvelles missions.

LES travaux du Conseil national de l'Enseignement ont démarré, hier, en matinée, à l'hôtel Okoumé Palace Intercontinental de Libreville. En présence du gotha universitaire, de quelques membres du gouvernement de la République et du Premier ministre qui les a ouverts.

Jean Eyeghé-Ndong, dans son adresse, a rappelé qu'en avril de l'année en cours, lors du premier Conseil national de l'Enseignement supérieur, la réflexion avait porté sur la création de nouvelles Universités et sur le contenu à leur donner. Aujourd'hui, a-t-il affirmé, les trois Universités que le président de la République avait promises au Gabonais sont en création, à Mouila, Oyem et Port-Gentil.

Le chef du gouvernement a saisi l'occasion qui lui a été offerte, hier, pour féliciter tous ceux qui ont oeuvré à la conception et à l'élaboration des textes ayant permis de donner vie à ces structures de formation qui se veulent futuristes et adaptées aux besoins de formation du pays.

L'enseignement supérieur, a soutenu le Premier ministre, est un domaine en constant mouvement qui exige des réformes permanentes. Tout ceci, pour justifier la tenue de son deuxième Conseil national. Moins d'un an après le premier.

Selon Jean Eyeghe-Ndong, il s'agit, dans l'ensemble, d'adapter les Universités gabonaises et Grandes écoles aux exigences et au paysage nouveau qu'impose Leur arrimage, dès cette année académique, au système Licence-Master-Doctorat (LMD).

Pour lui, si le gouvernement en a adopté le principe, cette orientation nouvelle oblige à renforcer l'offre de formation par la création de nouvelles filières, mais aussi à explorer de nouvelles pistes pour le financement des Institutions de l'Enseignement supérieur et à se pencher sur le statut particulier des enseignants du supérieur, appelés à exercer dans un contexte de très forte compétitivité.

Il a précisé que confier la formation de l'élite d'un pays à une catégorie de fonctionnaires mérite que l'Etat accorde leur une attention particulière. Parce que la rentabilité et l'efficacité de ce sacerdoce en dépendent. Il a reconnu qu'il serait peu raisonnable de demander, d'exiger des hommes et des femmes, placés à la base du développement du pays, des efforts dans ce sens sans assurer la contrepartie à cette charge de travail. C'est la raison pour la qu'elle, il a émis la souhait de voir les commissaires engager une réflexion en profondeur sur le statut particulier des enseignants du supérieur. L'espoir d'une Université gabonaise performante et adaptée aux enjeux de développement du pays repose, selon le chef du gouvernement, sur un corps enseignant sécurisé et stabilisé, débarrassé des pesanteurs sociologiques et même politiciennes qui font du tort à l'Etat et ternissent l'image que l'élite gabonaise projette sur la société, cette société qui attend de son élite qu'elle produise des idées novatrices, à partir desquelles on pourrait 'parler d'une pensée gabonaise.

Arrimer les Universités et Grandes écoles à l'évolution du monde, a souligné le Premier ministre, signifie également qu'elles vont de plus en. plus prendre et contribuer naturellement au processus de développement. Elles devront en conséquence s'impliquer davantage dans la recherche des solutions aux divers problèmes que rencontre la société gabonaise, en ce qu'elles seront, plus que par le passé, des outils d'aide à la décision. Ce rôle nouveau ne peut être assumé, a-t-il dit, que si des moyens à la hauteur de cette ambition leur sont alloués, bien que le pays traverse une période di fiche sur le plan financier. Toutefois, a déclaré le chef du gouvernement, au-delà de la subvention annuelle accordée par l'Etat, les Universités et Grandes écoles doivent faire preuve d'imagination pour explorer de nouvelles sources de financement, pour acquérir des fonds propres. Pour y arriver, elles doivent se transformer en prestataires de service. Autrement dit, elles doivent utiliser leur expertise dans les domaines tels que le relevé topographique, les études de faisabilité, les études de marché, l'expertise comptable, les audits financiers, etc.

Abordant la question des frais de scolarité, Jean Eyéghé Ndong a demandé aux universitaires membres de la commission chargé d'y réfléchir de fournir des propositions concrètes au gouvernement de la République, lesquelles s'appuient sur les réalités locales et sur les engagement au niveau de la sous-région, tout à la fois. Pour lui, cette question, plus que d'autres, détermine l'avenir des Universités et des Grandes écoles du Gabon.

Signalons que les travaux du deuxième Conseil s'achèveront le vendredi 19 octobre prochain, en début de soirée.

Source : Journal L'Union Plus du 18/10/2007

 

 



   

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