LÉGISLATIVE PARTIELLE AU 5E
ARRONDISSEMENT DE LIBREVILLE
Sans
engouement mais dans le calme
Les électeurs de cette
circonscription électorale ont traîné les pieds
dans la matinée. L'élection, dans l'ensemble des
bureaux de vote s'est passée dans le calme, sans
incident majeur.
APRÈS avoir été, quinze jours
durant de campagne, témoins de nombreuses
manifestations meetings, causeries - organisées
dans le cadre de la législative partielle, les
électeurs du premier siège du cinquième
arrondissement de Libreville se sont rendus hier
dans les différents bureaux de vote de leur
circonscription électorale pour élire, parmi les
candidats en lice Claudine Doumbi (PDG), Claudio
Ndembi Nzinga (UPG), Maximilien Boussougou
Nzamba (PSD) et Lucien Florent Ozouaki (UGDD)
leur prochain représentant à l'Assemblée
nationale. Celui-ci viendra compléter à 120 le
nombre des députés au palais Léon Mba.
Le matin et ce jusqu'en début
d'après-midi, les électeurs n'avaient pas l'air
de se presser. L'entrée de certains bureaux
était quasiment dégarnie. A l'exception de
l'école publique de Bisségué dont les sept
bureaux de vote, dès 7h30, étaient déjà pris
d'assaut par plusieurs électeurs soucieux
d'accomplir au plus vite leur devoir civique.
Mais l'on a pu noter aux abords, dans l'enceinte
et devant les bureaux de vote la présence des
éléments des forces de sécurité, essentiellement
des policiers commis pour prévenir et contenir
tout éventuel débordement, nous a-t-on confié.
D'aucuns se souviennent que ce centre
avait été à l'origine de l'annulation de la
première confrontation remportée par l'UPG
Claudio Ndembi Nzinga en décembre 2006, mais
dont l'élection fut ensuite invalidée au terme
du contentieux qui s'en est suivi pour cause
d'irrégularités notées et autres manoeuvres
blâmables orchestrées.
Hier quatre candidats étaient
en lice pour la conquête de ce siège. Mais de
l'avis des observateurs avertis de la chose
politique dans cette circonscription électorale,
le coeur des électeurs va battre véritablement
la chamade pour deux d'entre eux, en
l'occurrence pour les candidats PDG et UPG qui
sont en pole position eu égard aux résultats
obtenus respectivement lors des deux premières
confrontations. Un embarras du choix qui va
connaître son épilogue et désigner enfin l' élu.
Le vote repris hier dans le
premier siège du cinquième arrondissement de la
commune de Libreville intervient lui, après
l'invalidation par la Cour constitutionnelle de
l'élection du PDG Daniel Akérey Rassaguiza
vainqueur de la deuxième manche tenue le 10 juin
2007.
En attendant la confirmation
des premières estimations, le vote d'hier s'est
déroulé dans le calme, sans anicroches et sans
passion. Même si non loin de certains centres de
vote, des attroupements, assurément des
partisans des candidats en lice, étaient parfois
visibles.