CLÔTURE DU CONSEIL NATIONAL DE
L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Des
conclusions fort intéressantes
Les universitaires de la
commission ad hoc invités à réfléchir sur les
réformes à apporter dans l'Enseignement
supérieur ont proposé des textes qui attendent
d'être soumis au Parlement et au chef de
l'Exécutif
LE deuxième Conseil national
de l'Enseignement supérieur, qui a démarré, le
mercredi 17 octobre dernier, s'est achevé le
vendredi 19, dans la salle des fêtes de l'Hôtel
Okoumé Palace Intercontinental de Libreville.
Après deux jours, les membres de la commission
ad hoc mise en place pour examiner les projets
de loi portant statut particulier des personnels
enseignants de l'Enseignement supérieur, portant
création et organisation de l'École nationale
des mines de Franceville, création et
organisation de l'Institut universitaire de
secrétariat et des sciences de l'organisation et
les droits d'inscription dans les universités et
établissements d'Enseignement supé rieur, ont
rendu des conclusions fort intéressantes. Les
textes susmentionnés ont été réorganisés qui
attendent maintenant de passer sous le regard
des parlementaires avant leur promulgation par
le chef de l'État.
Il faut dire, d'après le
Professeur Jérôme Tangu Kwenzi-Mikala,
rapporteur, que la réorganisation des projets de
loi soumis à ladite commission présidée par le
Professeur Fidèle-Pierre Nze-Nguema, a porté sur
l'intitulé, l'organisation des textes et la
reformulation de certains articles. Ainsi, en ce
qui concerne le projet de loi portant création
et organisation de l'IUSSO, un nouvel article a
été ajouté et libellé ainsi qu'il suit : Il est
créé sous la tutelle du ministère chargé de
l'Enseignement supérieur, un Institut
universitaire des sciences de l'organisation
Sophie Ntoutoume Émane, en abrégé IUSO".
Pour ce qui est des frais de
scolarité, les commissaires ont estimé que la
problématique de son relèvement dans les
Universités et autres établissements
d'Enseignement supérieur doit être abordée en
tenant compte des engagements internationaux du
Gabon d'une part et des réalités locales d'autre
part.
Au plan international, a fait
remarquer le rapporteur, le règlement
n°9/99/UECA0196/CM-02 de la Cemac a recommandé
une harmonisation des frais d'inscription à
hauteur de cinquante mille (50 000) frs cfa par
an et par étudiant. Or, à ce jour, le pays n'a
pas satisfait à cette recommandation, les frais
d'inscription étant de neuf (9000) frs cfa par
an depuis près d'une vingtaine d'années, soit
mille (1 000) frs cfa par mois.
Au niveau national, a affirmé
le Pr Jérôme Tangu Kwenzi-Mikala, l'insuffisance
des budgets alloués aux Institutions
d'Enseignement supérieur, qui se traduit par un
sous équipement notoire des Universités et
Grandes écoles, la nécessité de coller aux
standards internationaux et les exigences
financières du basculement au LMD, rendent
obligatoire une revalorisation de l'ensemble des
frais de scolarité dans les Universités et les
Grandes écoles.
Toutefois, a signalé le
rapporteur, compte tenu des réalités sociales du
pays, l'une des modalités pourrait être, une
allocation supplémentaire consentie par l'Etat
pour combler le différentiel entre les taux
d'inscription actuels et les nouveaux taux.
Cette allocation peut se présenter sous
la forme d'une inscription budgétaire au profit
de chaque Université ou établissement de
l'Enseignement supérieur, au prorata du nombre
d'étudiants.
En clôturant les travaux de
ce deuxième Conseil, le Professeur Albert Ondo
Ossa, ministre de l'Enseignement supérieur s'est
réjoui de ce que les commissaires ont, au terme
de leurs réflexions, fait des propositions
intéressantes. Pour lui, le contenu donné aux
différents textes permettent d'assurer un
enseignement de qualité et d'entreprendre des
recherches de haut niveau.
Aussi, le gouvernement
fera-t-il tout ce qui est en son pouvoir pour
améliorer le statut particulier des personnels
enseignants de l'Enseignement supérieur, à
travers l'application de ce texte. De même, il
s'efforcera d'améliorer les structures d'accueil
et les conditions de travail des étudiants.
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