FAIT DIVERS
Des
braqueurs dans la nasse
La brigade de gendarmerie de
la section Océan a réalisé un joli coup de filet
en interpellant 11 jeunes malfaiteurs de
nationalité gabonaise dont 2 filles qui se
livraient à des hold-up, principalement
sures personnes de type européen.
ON
les recherchait activement parce qu'ils ont
laissé des traces et aujourd'hui, ils sont entre
les mains de la gendarmerie, après de multiples
plaintes déposées à la suite de plusieurs
méfaits perpétrés ici et là. C'est ce groupe de
11 jeunes parmi lesquels 2 filles, tous
gabonais, dont l'âge oscille entre 15 et 19 ans,
qui faisait parler de lui, en tout cas pas en
bien, dans certains milieux de la capitale
économique où ils se sont taillés une très
mauvaise réputation, du fait de leurs actes
répréhensibles commis essentiellement sur des
victimes de type européen qu'ils auraient
ciblées au préalable.
Ce coup de filet a été
réalisé grâce a la coopération de l'un d'eux, du
nom de Cédric Denagno Ibrahim, qui a conduit la
maréchaussée jusqu'aux habitations de cette
bande de malfaiteurs. Tout a débuté le 24
octobre dernier, lorsqu'on a mis la main sur le
précité qui est aussitôt passé à table en
donnant toutes les indications possibles afin de
pouvoir identifier cette horde de délinquants.
Ils se livraient à des vols
de portables, appareils-photos numériques,
matériels électroménagers qu'ils écoulaient par
la suite dans les "faubourgs du Printemps"
(un lieu sinistre situé à proximité du garage
Mandji, sur la piste du Copo, dans le 3e
arrondissement). On y bazarde tout, même la
drogue qui passe de main en main.
Le lendemain de ce jour-là,
tous étaient au complet. Les deux filles qui en
faisaient partie devraient être
vraisemblablement des amies de quelques-uns
d'entre eux, même si elles s'évertuent à se
défendre d'appartenir à ce groupe dont elles
prétendent ignorer les agissements. Pourtant,
aux dires des éléments de la gendarmerie, on les
a retrouvées dans une des pièces de cet lugubre
endroit où ils logeaient, au moment de leur
arrestation, dans leur plus simple appareil,
c'est-à-dire en tenue d'Eve. Le lien était vite
établi ! Plus rien ne pouvait démentir cette
supposition.
Ce n'est pas tout ! Aux dires
de cette pièce maîtresse, le groupe compterait
42 membres dont quelques repris de justice en
liberté provisoire, certains se sont fondus dans
la masse et parmi eux des élèves. "En fait,
nous nous retrouvons pendant les vacances et
formons équipe et nos lieux de prédilection, ce
sont des milieux à forte ambiances les plages où
les Blancs ont l'habitude de se rendre le
week-end et le centre-ville", a-t-il lâché.
Les receleurs, eux , n'ont
pas encore été identifiés. Là on est bien en
face de ces jeunes gens qui ont acquis une
certaine liberté en s'affranchissant de
l'autorité parentale.