LA SEMAINE PRÉSIDENTIELLE
Accent
particulier sur la grève des enseignants,
Le président Omar Bongo
Ondimba a impulsé la décrispation dans ce
conflit social, confirmé, à Brazzaville, au
Forum mondial du développement durable, le grand
intérêt qu'il porte à la protection de la
biodiversité.
LA
Semaine présidentiel le, rubrique reportant et
analysant les activités du président de la
République, paraît exceptionnellement, ce
vendredi, la présente livraison courant jusqu
'au dimanche 2 novembre 2008.
Dans cette première parution,
nous nous faisons principalement l'écho de trois
faits majeurs ayant marqué le calendrier de
travail du chef de l'Etat gabonais au cours de
cette semaine: En dehors du traditionnel Conseil
des ministres de jeudi, le président Omar Bongo
Ondimba a reçu, mardi en milieu de matinée, les
responsables des syndicats des enseignants en
grève et le gouvernement, avant de prendre part,
mercredi, à Brazzaville, capitale du Congo, au
VIe Forum mondial du Développement durable aux
côtés de huit autres dirigeants africains. Hier,
il a accordé une audience au vice-ministre des
Affaires étrangères d'Iran Sayed Mohamade Ali
Hosseni, porteur d'un message de son homologue
iranien Mahmoud Ahmedinejad, l'invitant en
visite officielle.
Cette semaine, un -accent
particulier a étà-mis sur la grevé des
enseignants, suite à l'audience que le chef de
l'Etat a accordée aux leaders de la Convention
nationale des syndicats du secteur éducation en
présence du Premier ministre, Jean Eyeghé Ndong,
qu'accompagnait le ministre e l'Economie et des
Finances, Blaise Louembé. Cette rencontre a
dénoué, ou du moins, permis d'impulser la
décrispation souhaitée dans opinion. Cela
d'autant que dans ce conflit les opposant, les
enseignants en grève et le gouvernement
n'arrivaient pas à s'accorder sur la démarche
pour ouvrir les discussions. Ce qui avait
abouti, la veille, à l'immeuble Arambo, théâtre
des échanges entre les deux parties, à une
radicalisation consécutive au refus des
enseignants de lever leur mot d'ordre de grève,
préalable posé pour négocier dans la sérénité.
Le gouvernement avait pris acte, mettant ainsi
les syndicats au pied du mur, pour ne pas dire,
face à leurs responsabilités.
CRISE SOCIALE. Dans un
tel contexte d'embarras pour les leaders
syndicaux et surtout face au risque perceptible
d'enlisement du conflit dans un secteur aussi
sensible, le président Omar Bongo Ondimba, qui a
toujours accordé une place de choix à la
jeunesse gabonaise et à leur éducation, ne
pouvait, comme à l' accoutumée, ne pas
s'impliquer personnellement dans la résolution
de cette crise sociale. Parce qu'elle touche à
l'avenir de la jeunesse
sacrée pour lui, aux
problèmes du monde éducatif pour lequel il a
toujours eu une sensibilité particulière.
Il est de notoriété publique
que le président gabonais a, de tout temps,
dénoué les crises politico-sociales qui
sévissent dans le pays, pour avoir régulièrement
permis, soit des avancées dans leur règlement,
ou encore, d'y mettre fin. La plupart des grèves
ont souvent été réglées au Palais de la
présidence de la république, dès lors que les
discussions piétinent, les grévistes s'en
réfèrent toujours à la plus haute autorité du
pays, auprès de laquelle ils ont une oreille
attentive et obtiennent le plus souvent
satisfaction.
Dans l'amorce du règlement de
ce nouveau mouvement, l'implication personnelle
du chef de l'Etat a débouché sur des avancées
significatives, le gouvernement ayant été amené
à consentir plus d'efforts dans ses réponses aux
préalables posés par les grévistes. L'enveloppe
de 2,5milliards de francs destinée au paiement
des rappels des enseignants a été porté à 5
milliards de francs, sur instruction du
président de la République, pour bien marquer
aux enseignants, l'engagement des pouvoirs
publics à trouver des solutions à leurs
problèmes. Celui-ci a été également confirmé par
le renforcement des capacités du Guichet unique
au ministère de la Fonction publique et de la
Réforme administrative, et l'acceptation par les
deux parties d'examiner les autres points
contenus dans la plate-forme revendicative au
sein de commissions.
On ne pouvait donc mieux
attendre du numéro un gabonais, qui n'a eu de
cesse e'oeuvrer pour le maintien de la paix
sociale, laquelle aurait pu être menacée par le
durcissement d'un mouvement, et surtout, une
"année blanche" que les élèves et leurs parents
n'auraient guère acceptée. La cohésion sociale
aurait pu, par voie de conséquence, être
fragilisée.
ENVIRONNEMENT ET COOPERATION•
En se rendant à Brazzaville, prendre part au
Forum sur le développement durable, le résident
Bongo Ondimba, a confirmé son intérêt
particulier pour la biodiversité. En matière de
développement durable, le Gabon n'a plus rien à
prouver. Sous son impulsion, plusieurs
initiatives ont été prises dans ce sens.
Notamment, la création de 13 parcs nationaux
dans les neuf provinces du pays sur 10% de a
superficie du Gabon. Faisant de notre pays un
des rares à avoir consacré une telle superficie
à la protection et la mise en valeur des milieux
naturels. Ces parcs nationaux sont la vitrine de
la biodiversité foisonnante du Gabon.
Au plan diplomatique, porteur
d'un message et d'une invitation du président
iranien à son homologue gabonais, le
vice-ministre des Affaires étrangères d'Iran a
tenu à manifester la grande estime des
dirigeants de ce pays pour le doyen des chefs d'Etat
africains, avec lequel ils entendent promouvoir
des relations fortes tant au plan bilatéral que
dans les instances internationales, notamment.
Au plan bilatéral, Libreville et Téhéran
entretiennent d'excellentes relations
politiques, économiques et diplomatiques.
Lesquelles devraient connaître une impulsion
nouvelle lors de la visite officielle que le
président Omar Bongo Ondimba effectuera
prochainement dans l'ancienne Perse.