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Le quotidien l'Union du 31 Octobre 2008

 

LA SEMAINE PRÉSIDENTIELLE

Accent particulier sur la grève des enseignants,

Le président Omar Bongo Ondimba a impulsé la décrispation dans ce conflit social, confirmé, à Brazzaville, au Forum mondial du développement durable, le grand intérêt qu'il porte à la protection de la biodiversité.

LA Semaine présidentiel le, rubrique reportant et analysant les activités du président de la République, paraît exceptionnellement, ce vendredi, la présente livraison courant jusqu 'au dimanche 2 novembre 2008.

Dans cette première parution, nous nous faisons principalement l'écho de trois faits majeurs ayant marqué le calendrier de travail du chef de l'Etat gabonais au cours de cette semaine: En dehors du traditionnel Conseil des ministres de jeudi, le président Omar Bongo Ondimba a reçu, mardi en milieu de matinée, les responsables des syndicats des enseignants en grève et le gouvernement, avant de prendre part, mercredi, à Brazzaville, capitale du Congo, au VIe Forum mondial du Développement durable aux côtés de huit autres dirigeants africains. Hier, il a accordé une audience au vice-ministre des Affaires étrangères d'Iran Sayed Mohamade Ali Hosseni, porteur d'un message de son homologue iranien Mahmoud Ahmedinejad, l'invitant en visite officielle.

Cette semaine, un -accent particulier a étà-mis sur la grevé des enseignants, suite à l'audience que le chef de l'Etat a accordée aux leaders de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation en présence du Premier ministre, Jean Eyeghé Ndong, qu'accompagnait le ministre e l'Economie et des Finances, Blaise Louembé. Cette rencontre a dénoué, ou du moins, permis d'impulser la décrispation souhaitée dans opinion. Cela d'autant que dans ce conflit les opposant, les enseignants en grève et le gouvernement n'arrivaient pas à s'accorder sur la démarche pour ouvrir les discussions. Ce qui avait abouti, la veille, à l'immeuble Arambo, théâtre des échanges entre les deux parties, à une radicalisation consécutive au refus des enseignants de lever leur mot d'ordre de grève, préalable posé pour négocier dans la sérénité. Le gouvernement avait pris acte, mettant ainsi les syndicats au pied du mur, pour ne pas dire, face à leurs responsabilités.

CRISE SOCIALE. Dans un tel contexte d'embarras pour les leaders syndicaux et surtout face au risque perceptible d'enlisement du conflit dans un secteur aussi sensible, le président Omar Bongo Ondimba, qui a toujours accordé une place de choix à la jeunesse gabonaise et à leur éducation, ne pouvait, comme à l' accoutumée, ne pas s'impliquer personnellement dans la résolution de cette crise sociale. Parce qu'elle touche à l'avenir de la jeunesse

sacrée pour lui, aux problèmes du monde éducatif pour lequel il a toujours eu une sensibilité particulière.

Il est de notoriété publique que le président gabonais a, de tout temps, dénoué les crises politico-sociales qui sévissent dans le pays, pour avoir régulièrement permis, soit des avancées dans leur règlement, ou encore, d'y mettre fin. La plupart des grèves ont souvent été réglées au Palais de la présidence de la république, dès lors que les discussions piétinent, les grévistes s'en réfèrent toujours à la plus haute autorité du pays, auprès de laquelle ils ont une oreille attentive et obtiennent le plus souvent satisfaction.

Dans l'amorce du règlement de ce nouveau mouvement, l'implication personnelle du chef de l'Etat a débouché sur des avancées significatives, le gouvernement ayant été amené à consentir plus d'efforts dans ses réponses aux préalables posés par les grévistes. L'enveloppe de 2,5milliards de francs destinée au paiement des rappels des enseignants a été porté à 5 milliards de francs, sur instruction du président de la République, pour bien marquer aux enseignants, l'engagement des pouvoirs publics à trouver des solutions à leurs problèmes. Celui-ci a été également confirmé par le renforcement des capacités du Guichet unique au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative, et l'acceptation par les deux parties d'examiner les autres points contenus dans la plate-forme revendicative au sein de commissions.

On ne pouvait donc mieux attendre du numéro un gabonais, qui n'a eu de cesse e'oeuvrer pour le maintien de la paix sociale, laquelle aurait pu être menacée par le durcissement d'un mouvement, et surtout, une "année blanche" que les élèves et leurs parents n'auraient guère acceptée. La cohésion sociale aurait pu, par voie de conséquence, être fragilisée.

ENVIRONNEMENT ET COOPERATION• En se rendant à Brazzaville, prendre part au Forum sur le développement durable, le résident Bongo Ondimba, a confirmé son intérêt particulier pour la biodiversité. En matière de développement durable, le Gabon n'a plus rien à prouver. Sous son impulsion, plusieurs initiatives ont été prises dans ce sens. Notamment, la création de 13 parcs nationaux dans les neuf provinces du pays sur 10% de a superficie du Gabon. Faisant de notre pays un des rares à avoir consacré une telle superficie à la protection et la mise en valeur des milieux naturels. Ces parcs nationaux sont la vitrine de la biodiversité foisonnante du Gabon.

Au plan diplomatique, porteur d'un message et d'une invitation du président iranien à son homologue gabonais, le vice-ministre des Affaires étrangères d'Iran a tenu à manifester la grande estime des dirigeants de ce pays pour le doyen des chefs d'Etat africains, avec lequel ils entendent promouvoir des relations fortes tant au plan bilatéral que dans les instances internationales, notamment. Au plan bilatéral, Libreville et Téhéran entretiennent d'excellentes relations politiques, économiques et diplomatiques. Lesquelles devraient connaître une impulsion nouvelle lors de la visite officielle que le président Omar Bongo Ondimba effectuera prochainement dans l'ancienne Perse.

 

Source : Journal L'Union Plus du 31/10/2008

 

 



   

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