6E FORUM MONDIAL DU
DÉVELOPPEMENT DURABLE A BRAZZAVILLE (CONGO)
L'apport
du Gabon
La
présence du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba,
à Brazzaville mercredi dernier, a permis de
rehausser d'une manière significative, l'éclat
de la participation du Gabon à ces assises. Au
niveau ministériel, la vice-Premier ministre en
charge de l'Environnement, Georgette Koko, a
livré la position de notre pays.
LE 6e Forum mondial du
Développement durable s'est dernièrement tenu à
Brazzaville (Congo). Le chef de l'Etat, Omar
Bongo Ondimba, y a pris part, aux côtés de huit
de ses pairs du continent, dont le président
Denis Sassou Nguesso, l'hôte des assises. Parmi
les membres du gouvernement composant la
délégation gabonaise, il y avait la vice-Premier
ministre en charge de l'Environnement, Mme
Georgette Koko. Celle-ci a d'ailleurs participé
à la réunion au niveau ministériel .Q et des
experts. Occasion de donner la position du Gabon
sur le sujet.
Revenant, sur les questions
environnementales, notre pays estime que les
changements climatiques et la perte de la
diversité biologique apparaissent aujourd'hui
comme les dangers les plus graves qui menacent
notre planète. En ce qui concerne apport de
notre pays sur cette question, on soulignera que
le Gabon a déjà consacré près de 11 % de son
territoire national à la création d'un réseau
d'aires protégées et de parcs nationaux. Il
compte également inscrire 15% au compte du
patrimoine-mondial, soit 3 millions d'hectares.
A côté de ces initiatives, le
Gabon déploie aussi d'énormes efforts dans le
domaine de la gestion durable des forêts. Cette
politique fondée sur le souci de contribuer à
l'équilibre écologique global, prend en compte
les besoins des populations, et se caractérise
par une meilleure distribution des bénéfices
tirés de cette gestion.
Le gouvernement estime que
cet effort vis-à-vis de l'humanité tout entière
appelle de la part de la communauté
internationale un soutien plus accru à notre
pays. C'est pourquoi le Gabon se félicite des
actions telles que l'accord de développement
durable dans les domaines de la protection de
l'environnement et d'aménagement des forêts,
signé avec la France. Fort de cela, notre pays
souhaite voir d'autres actions plus fortes dans
le cadre régional et sous-régional.
Le Gabon interpelle la
communauté internationale sur plusieurs axes.
Entre autres, il souhaite l'augmentation de
l'aide publique. Notre pays estime que
l'objectif visé il y a plus de trente ans par
les pays riches de consacrer 0,7% de leur
produit intérieur brut à l'aide publique au
développement est un impératif minimal et
réaliste.
MESSAGE FORT •Nôtre pays
souhaite aussi qu'une solution durable et
efficace soit trouvée au problème de la
dette des pays du Sud. Cela
suppose une annulation pure et simple de la
dette des pays pauvres et la mise en place
d'un système international de
règlement large, juste et équitable de la dette
desdits pays, en particulier ceux du
Bassin du Congo (auquel
appartient le Gabon), véritable puissance
écologique mondiale.
De même, le Gabon appelle à
un engagement d'une réforme des institutions
financières internationales. Les crises
financière et économique actuelles ayant prouvé
que le marché seul ne doit plus réguler le
système économique et financier mondial. Dans le
même ordre d'idées, il faudrait le développement
de nouvelles sources de financement pour
permettre une meilleure redistribution et
assurer l'accès de tous les pays au financement
du développement en créant un espace mondial de
solidarité.
En outre, notre pays dont le
président reste très attaché à la paix, appelle
à la promotion de cette valeur et de la sécurité
en Afrique, de même que la bonne gouvernance,
conditions nécessaires à la mise en oeuvre des
objectifs du millénaire pour le développement.
Par rapport à l'actualité, le
Gabon s'est prononcé sur la réunion qui se
tiendra très prochainement à Washington (USA),
pour poser les fondements du nouveau système
financier international comme il y a quelques
années à Bretton Woods.
« Les pays du Sud ne
sauraient être absents d'une telle rencontre»,
estiment les autorités gabonaises qui pensent
qu'un message fort doit être adressé à cet effet
à la communauté internationale pour la prise en
compte des intérêts des plus pauvres et la mise
en place d'un système financier plus
démocratique et transparent fondé sur l'abandon
de toute tutelle sur les pays pauvres et plus de
garanties sur la stabilité du système monétaire
international.
Il faut noter que cette idée
à été partagée par tous les autres participants.