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Le quotidien l'Union du 31 Octobre 2008

 

6E FORUM MONDIAL DU DÉVELOPPEMENT DURABLE A BRAZZAVILLE (CONGO)

L'apport du Gabon

La présence du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, à Brazzaville mercredi dernier, a permis de rehausser d'une manière significative, l'éclat de la participation du Gabon à ces assises. Au niveau ministériel, la vice-Premier ministre en charge de l'Environnement, Georgette Koko, a livré la position de notre pays.

LE 6e Forum mondial du Développement durable s'est dernièrement tenu à Brazzaville (Congo). Le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, y a pris part, aux côtés de huit de ses pairs du continent, dont le président Denis Sassou Nguesso, l'hôte des assises. Parmi les membres du gouvernement composant la délégation gabonaise, il y avait la vice-Premier ministre en charge de l'Environnement, Mme Georgette Koko. Celle-ci a d'ailleurs participé à la réunion au niveau ministériel .Q et des experts. Occasion de donner la position du Gabon sur le sujet.

Revenant, sur les questions environnementales, notre pays estime que les changements climatiques et la perte de la diversité biologique apparaissent aujourd'hui comme les dangers les plus graves qui menacent notre planète. En ce qui concerne apport de notre pays sur cette question, on soulignera que le Gabon a déjà consacré près de 11 % de son territoire national à la création d'un réseau d'aires protégées et de parcs nationaux. Il compte également inscrire 15% au compte du patrimoine-mondial, soit 3 millions d'hectares.

A côté de ces initiatives, le Gabon déploie aussi d'énormes efforts dans le domaine de la gestion durable des forêts. Cette politique fondée sur le souci de contribuer à l'équilibre écologique global, prend en compte les besoins des populations, et se caractérise par une meilleure distribution des bénéfices tirés de cette gestion.

Le gouvernement estime que cet effort vis-à-vis de l'humanité tout entière appelle de la part de la communauté internationale un soutien plus accru à notre pays. C'est pourquoi le Gabon se félicite des actions telles que l'accord de développement durable dans les domaines de la protection de l'environnement et d'aménagement des forêts, signé avec la France. Fort de cela, notre pays souhaite voir d'autres actions plus fortes dans le cadre régional et sous-régional.

Le Gabon interpelle la communauté internationale sur plusieurs axes. Entre autres, il souhaite l'augmentation de l'aide publique. Notre pays estime que l'objectif visé il y a plus de trente ans par les pays riches de consacrer 0,7% de leur produit intérieur brut à l'aide publique au développement est un impératif minimal et réaliste.

MESSAGE FORT •Nôtre pays souhaite aussi qu'une solution durable et efficace soit trouvée au problème de la

dette des pays du Sud. Cela suppose une annulation pure et simple de la dette des pays pauvres et la mise en place

d'un système international de règlement large, juste et équitable de la dette desdits pays, en particulier ceux du

Bassin du Congo (auquel appartient le Gabon), véritable puissance écologique mondiale.

De même, le Gabon appelle à un engagement d'une réforme des institutions financières internationales. Les crises financière et économique actuelles ayant prouvé que le marché seul ne doit plus réguler le système économique et financier mondial. Dans le même ordre d'idées, il faudrait le développement de nouvelles sources de financement pour permettre une meilleure redistribution et assurer l'accès de tous les pays au financement du développement en créant un espace mondial de solidarité.

En outre, notre pays dont le président reste très attaché à la paix, appelle à la promotion de cette valeur et de la sécurité en Afrique, de même que la bonne gouvernance, conditions nécessaires à la mise en oeuvre des objectifs du millénaire pour le développement.

Par rapport à l'actualité, le Gabon s'est prononcé sur la réunion qui se tiendra très prochainement à Washington (USA), pour poser les fondements du nouveau système financier international comme il y a quelques années à Bretton Woods.

« Les pays du Sud ne sauraient être absents d'une telle rencontre», estiment les autorités gabonaises qui pensent qu'un message fort doit être adressé à cet effet à la communauté internationale pour la prise en compte des intérêts des plus pauvres et la mise en place d'un système financier plus démocratique et transparent fondé sur l'abandon de toute tutelle sur les pays pauvres et plus de garanties sur la stabilité du système monétaire international.

Il faut noter que cette idée à été partagée par tous les autres participants.

 

Source : Journal L'Union Plus du 31/10/2008

 

 



   

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