Pour moi quoi...
JE ne sais pas si c'est parce
que nous aimons tant les effets d'annonce dans
notre Gabon d'abord-là. Mais moi, Makaya, je
trouve qu'il s'écoule un temps infiniment long
entre l'annonce d'un projet ou d'un chantier et
l'exécution de ceux-ci. Quand bien même il y a
urgence, quoi.
Regardez un peu, mes chers
frères perplexes, ce qui se passe avec notre
réseau routier, celui de Libreville en
particulier. On nous dit que tel tronçon
particulièrement abîmé va être réhabilité.
Seulement, pour voir le premier engin sur les
lieux, il faut attendre des mois. Pendant ce
temps, la saison des pluies aidant, le tronçon
en question se dégrade davantage au grand dam
des automobilistes qui l'empruntent.
Quel est donc le problème à
Petit-Paris pour que les engins de l'entreprise
retenue pour réaménager cette voie défoncée
comme jamais' traîne autant les chenilles ? Au
passage, je me demande si ce n'est pas cette
même société qui avait été choisie il y a cinq
ans pour exécuter le... même boulot. Avec le
succès qu'on connaît.
D'accord, l'endroit n'est pas
facile : il y a là un gros travail
d'assainissement à faire sans quoi la route
refaite ne tiendra pas. Mais je suppose que si
le marché a été attribué à quelque chose TP-là,
c'est bien parce qu'elle dispose de l'expertise
nécessaire. Sans oublier cette surface
financière qui permet de se retourner quand le "miang"
n'est pas immédiatement disponible, quoi.
Mais en l'occurrence, j'ai
cru entendre que pour démarrer les travaux, des
avances avaient été consenties aux différentes
entreprises commises à la réhabilitation de
certains itinéraires. Alors, on ne va pas passer
des mois et des mois à mobiliser le matériel !
Encore heureux - mais c'est à vérifier - que ces
jours passés à ne rien faire ne soient pas
facturés au maître d'ouvrage ! Lequel est en
droit de demander des comptes. A moins que...
Quelle histoire !
…Makaya