LA session
extraordinaire du conseil municipal de
Libreville ouverte jeudi dernier a pris fin le
lendemain. Sur une note de satisfaction. Réunis
autour du maire Alexandre Ayo Barro, les 87
conseillers présents ont respecté les consignes
du chef de l'Etat relatives à la rallonge de 500
millions de francs. Une subvention octroyée à
l'Hôtel de Ville par le gouvernement grâce à
l'intervention du président Omar Bongo Ondimba.
Les élus locaux ont
adopté à l'unanimité la délibération relative à
l'utilisation de cette dotation spéciale. La
totalité a été affectée à la propreté de la
capitale. C'est ainsi que sur les 500 millions,
261427 325 F ont été affectés à l'achat des
engins lourds ; 45 304 575 F à l'achat du
matériel de propreté ; 116 300 000 F à
l'entretien/nettoyage ; 61 468 100 F au
carburant ; 15 500 000 F à l'assurance des
véhicules.
Dans un tout autre
domaine, on soulignera que les conseillers ont
également cédé au « virements chapitre par
chapitre ». Cela, fort du milliard de la mairie
débloqué au niveau du Trésor public, toujours
grâce à l’intervention du chef de l'État. Au
titre des transferts, les chapitres concernés
ont été essentiellement ceux relatifs aux
"honoraires des avocats" (4 000 000 F), aux
"dépenses courantes" (96 437 879 F) la CNSS (113
321 900 F), aux "dépenses d'entretien non
mandatées" (70 000 000 F), etc. Dans l'ensemble
l'opération a été effectuée à hauteur de 519 759
779 F.
Les affectations,
toujours à hauteur du même montant, tournent
autour des chapitres relatifs aux "dons et
secours services centraux" (4 000 000 F),
"salaires services centraux" (301437 879 F),
"frais de missions" (37 650 000 F), "convention
CFAO" (86 000 000 F), "programmation
informatique
"(15 000 000 F), etc.
En définitive, le
budget rectificatif de la commune de Libreville
a été arrêté à 15 198 840 025 F CFA.
S'agissant du point
relatif aux communications, le président du
conseil a fait l'état de la situation du
cimetière d'Ambowè. Le maire Alexandre Ayo Barro
a dit que suite à la plainte de certains
riverains, il s'est rendu sur les lieu\ pour
constater que les tombes étaient profanées et
qu'il y avait une occupation anarchique de cet
espace. Fort de cet état de choses, il a fait «
raser » les sous-bassement, tout en accordant un
délai à ceux dont les constructions sont
habitées.
SOUTIEN Prenant
acte de cette information donnée par l'édile de
Libreville, le conseil municipal a réaffirmé son
soutien sans équivoque à la décision du maire de
réhabiliter le cimetière d'Ambowè, « afin de
permettre à nos morts de reposer en paix ».
Toujours au titre
des communications, Le conseiller Martine Effolo
Ndong a informé ses collègues de l'existence
d'une association dénommée "Mouvement d'appui et
d'initiatives pour le développement des
collectivités locales (MAIDCL) dont le siège est
situé au marché d'Oloumi. Elle a invité les uns
et les autres à adhérer.
Il faut rappeler
que la tenue de cette session, la première sous
l'ère de M. Alexandre Ayo Barro, est intervenue
à la suite Lie l'octroi par le ~gouvernement
d'une dotation spéciale de 500 millions de F CFA
à la mairie. Laquelle a été sollicité auprès du
chef de l'État par l'actuel édile de notre
capitale, parce que son institution était
confrontée à un problème de déséquilibre
budgétaire.
On rappellera aussi
qu'en accédant à la sollicitation des autorités
municipales, le président de la République avait
assortie sa décision d'une directive. Celle de
mettre un accent particulier sur la propreté de
la ville de Libreville. Au regard des
conclusions sorties de ladite session, on peut
constater que Alexandre Ayo Barro et ses
collègues n'ont pas trahi les consignes du
président Omar Bongo Ondimba.