AU cours de la
foire de l'indépendance organisée par le
ministère du Commerce, du Développement
industriel, chargé du Nouveau partenariat pour
le développement de l'Afrique (Népad), du 16
août au 4 septembre dernier, a été une
opportunité pour les artisans et les opérateurs
économiques de se faire connaître et pour
vulgariser leurs produits.
A l'issue de cette
manifestation inhérente à la célébration, le 17
août 2007 à Libreville, du 47e anniversaire de
l'accession de notre pays à la souveraineté
nationale, les exposants ont marqué leur
satisfaction, salué et magnifié l'initiative des
autorités de ce département ministériel,
émettant le souhait de la voir se pérenniser,
tant elle a fait un véritable tabac.
C'était donc
l'occasion rêvée pour certains exposants de
confirmer tout simplement leur savoir-faire.
D’autres, exposant pour la première, ont pu se
faire connaître auprès du public.
L'entreprise
Effitech international, qui n'était pas à sa
première exposition, en a profité pour faire
découvrir aux nombreux visiteurs les méthodes de
traitement d'eau potable, à travers une
présentation faite par le Dr Thaddée Ntoutoume.
Celui-ci a démontré que "l'eau qui provient des
rivières, des pluies, etc., n'a pas la qualité
que l'on croit, c'est-à-dire sans résidus, et
qu'elle n'est réellement as propre à la
consommation. Y compris l'eau sortie du robinet.
Pour lui, les
consommateurs s'exposent, sans le savoir, à des
problèmes de santé, étant donné que la
concentration maximale acceptable pour les
trihalométhanes (THM, sorte de résidus qui se
forment par réaction entre le chlore utilisé
pour désinfecter l'eau potable, et des matières
organiques présentes dans l'eau : feuilles et
végétation en décomposition) dans l'eau potable
est de 0,100 mg par litre.
Ces résidus sont
considérés comme cancérigènes pour le genre
humain, provoquant des tumeurs du foie et
rénales, des cancers colorectaux, des fausses
couches (mortinatalité), etc. Les méthodes de
traitement d'eau utilisées par l'entreprise
Effitech international consistent donc, à
retirer de cet élément vital, tout ce qui est
inorganique par une filtration purement
mécanique.
Le Dr Thaddée
Ntoutoume a expliqué que "les concentrations des
THM et d'autres sous-produits chlorés de
désinfection dans l'eau potable peuvent être
réduites au niveau de l'usine de traitement, en
éliminant les matières organiques de l'eau avant
d'y ajouter du chlore, en optimisant le procédé
de désinfection, et en utilisant d'autres
stratégies de désinfection".
L'entreprise
Effitech international utilise la
nano-filtration et le filtre au charbon activé
pour son système de traitement d'eau. Des
procédés qui permettent, selon le responsable de
cette entité, d'éliminer plus de 909, des
microbes contenus dans l'eau.
Ils sont mis en
pratique dans certaines structures hospitalières
de Libreville notamment, l'entreprise est
chargée du traitement des déchets et de la
qualité de l'eau alimentaire. Sans mettre en
cause les méthodes de la Société d'énergie et
d'eau du Gabon, qui détient le monopole du
traitement et de la distribution de cette denrée
dans notre pays, le Dr Thaddée Ntoutoume invite
cependant, les populations à consommer une eau
de qualité. C'est le prix à payer pour une bonne
santé.
Rappelons que le Dr
Thaddée Ntoutoume est un technicien biomédical
qui a servi, entre autres, à la Fondation Jeanne
Ebori, avec pour responsabilité le traitement de
l'eau. Son passage dans cet hôpital lui a permis
de se rendre compte en 1992, que l'eau sortie du
robinet et consommée au Gabon, n'était pas de
bonne qualité.
Envoyé en stage par
la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS),
à l'Institut de l'énergie et de l'environnement
du Canada, ses connaissances de ce pays
nord-américain, lui proposent donc de créer sa
propre entreprise pour s'occuper du traitement
de l'eau. C'est ainsi qu'est née l'entreprise
Effitech International.