C’EST toujours la
même histoire lorsque notre «présida» est
attaqué par la presse mille-Alpes françaises.
Personne au Gabon pour monter promptement au
front et donner la réplique à ces petits
écrivailleurs de Paris, quoi. Depuis dimanche
que la première salve a été tirée, il n’y avait
toujours pas - en tout cas jusqu’à hier - la
tant attendue contre-offensive totale, massive
et foudroyante. Le «présida» une fois de plus,
s'est retrouvé tout seul, avec son cabinet pour
seul soutien.
En effet, la seule
réaction enregistrée a été celle du Palais.
Là-bas, on n’a pas traîné les pieds pour faire
convoquer le...chef de la communauté française
au Gabon afin de s'expliquer sur ce qui se passe
exactement à Paris. Ah, au Palais au moins, on a
encore le sens de l'honneur, de la solidarité et
de la loyauté.
Si je parle ainsi,
c’est parce que je n'arrive pas expliquer a mes
"bana" des deux bureaux ce mutisme que le
«gouvernement» observe depuis là. Le ministère
des Affaires étrangères tourne en rond comme
s’il avait peur de convoquer le chef des Gaulois
au Gabon pour lui donner une bonne taloche. De
même qu'on ne sait pas pourquoi notre
plénipotentiaire à Paris n’a pas, dès le
déclenchement unilatéral des hostilités,
débarqué au Quai d'Orsay pour y faire un boucan
terrible. Alors, que l'on me dise clairement: on
a peur de qui ou de quoi ?
La question vaut
son pesant de suspicion quand on voit que du
côté de la Communication gouvernementale, c'est
le silence total. Le si prolixe porte-parole a
soudainement perdu la parole. Le grand
tchatcheur qu’est le chef du "gouvrement" a lui
aussi perdu son latin. Dans le parti du
« Présida », aucun camarades à jusque-là pas eu
le moindre sens du dialogue pour protester. Même
attitude du côté de la majorité présidentielle.
Quand tout ce monde
refuse ainsi – et il s’agit bien d'un refus –
d’assister le chef de l’Etat et le laisser se
faire agresser, cela s’appelle, ni plus ni
moins, un complot. Et ce n'est pas en venant
faire du cinéma après la publication de ces
lignes qui changera un iota à ce que je dis. A
savoir qu’il s'agit d'un complot.
Un point, un
trait...