ÉLECTIONS LÉGISLATIVES
PARTIELLES AU 5E ARRONDISSEMENT
L'opposition perd l'occasion d'afficher son
unité
Déjà que leur présence
insignifiante à l'Assemblée nationale au regard
de l'effectif de la majorité aurait dû les
obliger à agir autrement, notamment en affichant
leur unité, il semble que l'UPG, l'UGDD et le
PGP, iront à ces partielles, en ordre dispersé.
Toutefois le PGP dont le candidat semble décidé,
quoique non officiel encore, à prendre part à la
partielle d'octobre prochain au 1er
siège du 5e arrondissement de Libreville.
Si l’on s'en tient au
communauté de la Commission électorale nationale
autonome et permanente (Cénap), seuls les
candidats ayant p~,ris part aux scrutins du 17
et L4 décembre 2006 sont habilités à prendre
part à l'élection partielle du mois prochain, il
en est de même pour les partis politiques dont
la plupart d'entre eux sont issus.
On devrait donc s'attendre à
voir, sauf défection, les candidats de l'UPG, du
PSD, du PDG, de l'UDS, du CLR, du RPG, du Fundu,
de l'UGDD, du MAD, du PGP-Ndaot et du PGCI. Soit
neuf (9)candidats de la majorité présidentielle
et trois (3) de l'opposition sur un total de
onze (11).
Si au niveau de la majorité
présidentielle les choses s'étaient dessinées
dès le départ, le Parti démocratique gabonais
ayant décidé d'aller seul au front sans ses
alliés, on avait semblé observer une certaine
dynamique unitaire dans les rangs de
l'opposition. Les partis politiques de ce camp,
avaient en effet, décidé de ne pas présenter e
candidat dans les sièges où étaient positionnés
les leaders de ces partis. Ce qui avait été pour
le moins, bénéfique puisque tous les leaders ou
presque, sont présents à l'Assemblée nationale.
Certes, l'unité dont il
s’agit n'était pas totale, d'autant plus que
dans d'autres sièges, les candidats de
l’opposition s'affrontaient à la fois entre-eux
et contre ceux de la majorité, mais eu égard aux
résultats déclarés à l’issue du scrutin de
décembre 2006, les partis politiques de
l'opposition auraient dû tirer les enseignements
de ce scrutin qui avait vu la victoire du
candidat de l'UPG Claudio Ndembi Nzinga avec
38,45% des suffrages exprimés, celui de l'UGDD
venant en troisième position avec 8,99% et celui
du PGP Ndaot avait obtenu 1,06%.
Au regard donc de ce
pourcentage des suffrages exprimés, on se rend
compte que l'opposition est bien positionnée
dans cette circonscription électorale. Si elle
adoptait une position commune en présentant un
seul candidat, celui de l'UPG étant à cet égard,
le mieux placé pour remporter cette élection,
elle gagnerait sur plusieurs volets: la
consolidation de son unité et l'augmentation du
nombre de ses représentants à l'Assemblée
nationale, notamment.
Partant, le PDG qui devra
présenter un autre candidat dans ce siège, le
précédent ayant été disqualifié par la Cour
constitutionnelle, va mettre les bouchées
doubles pour récupérer ce siège et consolider
son hégémonie à l'Assemblée nationale. Le
scrutin étant à un tour, celui-ci peut se jouer
en faveur du candidat du principal parti au
pouvoir si tant est que l'opposition montrait
son incapacité à présenter un candidat commun.
Ce qui va contribuer à éparpiller les voix de
ses militants. Tout porte à croire, que tout
semble se dessiner pour que l'opposition rate
une nouvelle fois, l'occasion d'afficher son
unité en dépit du fait que dans les différents
états-majors politiques on affirme le contraire.