RÉHABILITATION DE LA VOIE
EXPRESS
Attention, danger !
Le mépris, par les
automobilistes, des consignes figurant sur les
panneaux de signalisation des travaux est à
l'origine de plusieurs incidents.
DES véhicules endommagés.
C'est la conséquence du mépris, par let
automobilistes, des consignes des panneaux
annonçant lés travaux de réhabilitation de la
voie express, laquelle part de l'aéroport
international Léon Mba de Libreville à Owendo.
De fait, depuis le début du chantier, il y a un
peu plus de deux semaines, il ne se passe pas un
seul jour sans que l'on y déplore un incident.
En effet, des véhicules dont
les chauffeurs sont parfois distraits heurtent
d'autres voitures, à défaut d'aller s'incruster
contre des engins à pied-d'oeuvre. De toute
évidence, certains chauffeurs ne prêtent pas
attention aux signalisations qui truffent le
parcours. C'est ainsi qu'un véhicule de marque
BMW est allé s'écraser, le week-end dernier,
contre trois autres voitures en stationnement
près d'une station de lavage située au niveau de
Gabon Store, au quartier Plein-ciel.
Quelques heures plus tôt,
c'est une Mercedes à peine mise en circulation
qui a heurté violemment, par l'arrière, une
Nissan Patrol au même endroit. Le petit véhicule
à l'origine de 1incident s'en est tiré avec
l'aile droite complètement broyée. Avant-hier,
le tour est revenu à un camion Renault, à une
Nissan Patrol et une Toyota Corolla de se
télescoper avant d'aller heurter un engin qui
travaillait près de la station service de
Plein-ciel. Le conducteur du camion – qui aurait
reçu un choc au niveau de la poitrine - est
resté longtemps sur le bas-côté avant d'être
transporté dans une unité sanitaire de la
capitale. Les chauffeurs des autres véhicules
accidentés n'ont eu que leurs yeux pour pleurer.
Selon des témoignages
concordants, il ne se passe pas une seule
journée sans que des véhicule ne se grattent ne
serait-ce que les pare-chocs. Pourtant, des
panneaux annoncent bel et bien l'exécution des
travaux. Mieux, des ouvriers s'efforcent souvent
de rappeler aux automobilistes de rouler au pas.
Mais ces derniers font fi de toutes les
consignes de sécurité. Au lieu de former une
seule rangée, par exemple, certains chauffeurs
pressés, n'hésitent pas de créer d'autres files,
quitte à se retrouver nez à nez avec des engins
au travail.
A y regarder de près, le
danger ne vient pas seulement des machines à
pied d'oeuvre. L'autre ennemi du chauffeur
distrait et imprudent demeure les gravillons
versés sur la couche de roulement provisoire.
Car, un coup de frein brusque peut entraîner un
dérapage incontrôlé du véhicule hors de la
chaussée. C'est l'avatar qu'aurait subi la
Mercedes qui a fait une embardée, le week-end
dernier, avant d'aller percuter violemmment
d'autres véhicules en stationnement dans une
station de lavage.
Un autre facteur d'inquiétude
reste le caractère mouvant du gravier étalé sur
la chaussée avant le revêtement de celle-ci. Des
véhicules roulant à vive allure peuvent projeter
du gravier sur les pare-brises de ceux qui les
suivent immédiatement. D'où évidemment la
nécessité de conserver la distance de sécurité,
évaluée à au moins quinze mètres. Au demeurant,
c'est l'imprudence de certains usagers qui a
conduit aux incidents déjà déplorés sur la voie
express en réhabilitation. Car, la société
Colas, chargée de l'ouvrage, a pris des
dispositions sécuritaires en plaçant des
panneaux de signalisation le long du chantier.
Mais les automobilistes n'en ont cure.
Les taximen figurent au
sommet du hit parade des chauffeurs qui
présentent un comportement à risques sur cette
voie à grand trafic. Malgré le rétrécissement de
la chaussée, dû à l'exécution des travaux,
certains se permettent, en effet, d'effectuer
des dépassements, exposant ainsi au danger la
vie d'autres usagers de la route. Devant la
fréquence des accidents sur la voie express, des
voix se sont élevées ces derniers jours pour
appeler la police à y aller veiller au grain. De
même, des automobilistes souhaiteraient que ce
genre de travaux soient exécutés de nuit pour
limiter les dégâts.