LÉGISLATIVES AU TOGO
Yawovi
Agboyibo informe le président Bongo Ondimba de
l'évolution du processus
Le Premier ministre togolais,
a fait le point des modalités d'organisation de
cette consultation, tout en lui renouvelant sa
reconnaissance pour son engagement dans la
résolution de la crise politique inter-togolaise.
Le chef de l'Etat a aussi reçu une délégation de
l'Asecna.
LE Premier ministre togolais,
Yawovi Agboyibo a été reçu hier, mercredi 13
septembre 2007, au palais présidentiel de
Libreville, par le président Omar Bongo Ondimba,
au moment où a lieu la campagne électorale pour
les élections législatives prévues le 14 octobre
2007 sur l'ensemble du territoire de ce pays
d'Afrique de l'Ouest.
L'audience a été bien
évidemment l'occasion pour le chef du
gouvernement togolais d'informer le chef de
l'État gabonais de l'évolution du processus
électoral. Car, après le report successif des
élections fixées dans un premier tem au 24 juin
2007, puis repoussé au août 2007 par la
Commission électorale nationale indépendante
(CENI) la tenue prochaine de cette consultation
électorale, est, assurément, l'aboutissement de
longues discussions engagées entre les
différentes composantes politiques togolaises.
Lesquelles ont, non seulement, accepté toutes
d'y prendre part, mais elles ont également,
approuvé les conditions d'organisation de
celui-ci.
Cette plus grande
participation annoncée à cette consultation, se
mesure davantage à l'aune de l'entrée en lice du
parts de Gilchrist Olympio, farouche opposant au
régime togolais. Elle sonne indiscutablement,
notent de nombreux analystes de la scène
politique togolaise, comme une preuve de
l'acceptation par ensemble des forces politiques
des assurances fort données en vue de la tenue
d'élections libres et transparentes dans ce
pays, par les dirigeants et les responsables de
la Céni. Lesquels ont déployé de sérieux efforts
pour le vote prochain se tienne dans ces
conditions acceptables par tous les acteurs. Et
clairement affichée leur détermination pour
cette consultation ne souffre de contestation
aucune.
Cela d'autant que dans la
longue histoire des élections politiques au
Togo, l'on retient, pour les élections
législatives, qu'en dehors du parti au Pouvoir
et des formations alliées affiliées, le
précédent scrutin d'octobre 2002 avait été
boycotté par les principaux partis de
l'opposition. Sans oublier que, plus
généralement, les opérations de votations ont
régulièrement été émaillées de contestations,
point d'alourdir sérieusement le politique.
Cette situation avait
renforcé la position prise par de nombreux
partenaires de ce pays, principalement, l'Union
européenne (UE) ayant rompu ses liens depuis
1993 avec le Togo pour déficit démocratique
justement Après plusieurs années de discussions,
l'Union Européenne n'avait pas hésité encore
dernièrement de faire de la tenue d'élections
libres et transparentes une condition de
normalisation de ses relations avec ce pays.
CONSEILS ET AVIS. Il ne
fait l'ombre d'aucun doute que le Premier
ministre Yawovi Agboyibo a saisi cette occasion
également pour rassurer le président de la
République sur la bonne tenue de ce vote, mais
surtout, lui témoigner, une fois encore, tout sa
reconnaissance pour son rôle et son implication
forte et déterminante dans la réconciliation des
acteurs politiques togolais. Car, le chef de
l'État gabonais n'a jamais manqué par ses
conseils et avis d'oeuvrer en faveur du retour
au dialogue, en vue du règlent de la crise
politique et là réconciliation des frères
politiques togolais. Cela, chaque fois que
l'occasion lui a été donnée de rencontrer les
nouveaux dirigeants de Lomé ainsi que les
principaux acteurs politiques de ce pays.
D'ailleurs, en sa qualité de
doyen des chefs d' Etat du continent, le
président gabonais n'a jamais manqué d'apporter
son soutien au jeune président Faure Gnassingbé,
depuis ses premiers pas à la tête de son pays,
jusqu'à ce four. Qui, dans le meure temps ne
manque jamais d'exprimer sa reconnaissance au
président Omar Bongo Ondimba, à travers les
différentes à visites Libreville.
Hier, toujours, le chef de
l'État également accordée une audience à une
délégation de l'Agence pour la sécurité et la
navigation aérienne en Afrique (ASECNA),
conduite par son Président du Conseil
d'Administration, Jacques Courbin, après la
tenue de la 104e session de cet organisme
régional.
L'entrevue a permis d'évoquer
la situation de l'Agence, laquelle est marquée
par des réformes en vue de dynamiser cette
institution, de manière à l'adapter aux
évolutions technologiques et économiques
planétaires. En présence du Premier ministre ,
Jean Eyégyé Ndong et du ministre d'Etat au
Transport, Pierre-Claver Maganga Moussavou par
ailleurs, président du Comité des ministres, il
s'est aussi s'agit d'évoquer la situation
interne, en balayant d'un revers de la main
toutes les rumeurs et autres informations
distillées çà et là faisant état d'une crise
interne. A ce sujet, M. Jacques Caurbin a
indiqué qu'il faut préserver l'esprit
comrmmunautaire.