POURSUITE A LIBREVILLE DES
POURPARLERS DE PAIX INTER-TCHADIENS
Goukouni
Wedeye encouragé à poursuivre son initiative en
faveur de la paix
L'ex président tchadien
bénéficie de 3 mois pour contacter toutes les
oppositions organisées à l'étranger susceptibles
d'adhérer à son initiative en vue de parvenir à
une paix définitive au Tchad.
DES représentants du
gouvernement tchadien et ceux des mouvements
d'opposition du groupe dirigé par l'ex-président
Goukouni Wedeye ont poursuivi mardi denier au
ministère des Affaires étrangères les
pourparlers de paix inter-tchadien, sous l'égide
de la médiation gabonaise. Cette rencontre de
Libreville, qui fait suite à celle intervenue à
N'Djaména le 30 juillet dernier visait à établir
"la feuille de route" de (initiative de paix
avec le gouvernement tchadien que propose
l'ex-président Goukouni Wedeye dénommé "Groupe
de Libreville" et à laquelle adhère déjà une
dizaine de mouvements d'opposition en exil.
Cette rencontre qualifiée de
fructueuse par les deux parties - celle du
gouvernement conduite par le ministre, médiateur
national Abderahman Moussa et celle de l'exprésident
Goukouni Wedeye conduite par l'ex-ministre
Antoine Bangui - a été sanctionné par un
communiqué qui encoura e l'ex-président Goukouni
Zdeye et son équipe "à poursuivre leur mission
de Messagers de la paix" en contactant
toutes les oppositions organisées à l'étranger
et susceptibles d'adhérer a cette initiative de
paix". Le Groupe dispose pour cela d'un délai de
3 mois pour mener à bien cette mission dont
certains beaucoup espèrent qu'elle constituera
le début d un processus de pacification
définitive du Tchad qui vit dans les conflits
depuis plus de 40 ans, indique le ministre
médiateur national tchadien.
Pour Antoine Bangui, "il
est certes difficile de contacter tout le monde
en si peu de temps mais les deux parties ont
convenu que tout le monde doit être contact. Si
on ne parvient pas à la faire dans les délais
les deux parties ont convenu de le prolonger".
Ce d'autant que la plupart des mouvements
concernés sont en exil.
II faut dire à ce sujet que
seuls les mouvement en exil sont concernés par
l'initiative du Groupe de Libreville, car le
communique ne mentionne nullement les groupes
armés présents dans l'Est du territoire tchadien
et qui sont pour ainsi dire les plus menaçants
pour les autorités en place à N'Djaména. Quatre
de ces groupes discutent sur un tout autre
terrain depuis la fin du mois de juin avec le
gouvernement tchadien, cette fois sous la
médiation libyenne.
LE TEMPS DE LA PAIX*
Quelles sont finalement les chances de voir
aboutir cette nouvelle initiative en faveur de
la paix au Tchad, a-t-on demandé aux
responsables des deux parties présentes à
Libreville. Pour le représentant du gouvernement
le ministre Abderahman Moussa "le président
Goukoum Wedeye a pris l'initiative de proposer
une solution pour ramener la paix de façon
définitive. On ne sait; pas si cela aboutira,
mais on sait néanmoins que cela dépend des
différentes parties en conflit et des aides qui
pourront venir ça et là".
Parmi ces aides figurent bien
évidemment celle apportée par le Gabon à travers
le président de la République, Omar Bongo
Ondimba qui n'a de cesse d'appeler les
différentes factions armées ou de l'opposition
non armée à se mettre autour d'une table avec le
gouvernement pour parvenir à une réconciliation
définitive de tous les fils et filles du Tchad.
L'engagement et la disponibilité permanente" du
président Omar Bongo Ondimba en faveur de la
paix au Tchad, ont été salués par les deux
délégations présentes à Libreville. L'on a
encore souvenance de ce que sous ses auspices
l'ex-président Loukoum Wedeye en exile au Niger
et l'actuel chef de l'Etat tchadien Idriss Déby
Itno se sont rencontrés à Libreville, puis une
seconde fois à N'Djaména en fin juillet. A
Libreville, Goukouru Wedeye avait pris
l'engagement de jouer Ies médiateurs auprès des
rebelles tchadiens. Une idée qui était en son
temps très bien accueillie.
Toute chose ayant une fin,
les parties présentent aux discussions de
Libreville croient fermement que s'il y a eu un
temps pour la guerre, c'est le temps de la paix
qui s'amorce à travers l'initiative de
l'ex-président tchadien.