FACE AU FAIBLE TAUX D'INVESTISSEMENTS
PRIVÉS AU GABON
Le
gouvernement et les membres de la société civile
à pied d'oeuvre pour trouver des solutions
C'est à la faveur d'une table
ronde, placée sous le haut patronage du chef de
l'Etat, Omar Bongo Ondimba, et dont les travaux
ont été ouverts hier matin à l'hôtel
Intercontinental Okoumé Palace, par le Premier
ministre, Jean Eyéghé Ndong.
«Comment relever le niveau
des investissements privés dans notre pays?" La
question est depuis hier, et ce jusqu'à
demain, au centre d'une table ronde placée sous
le haut patronage du chef de l'Etat, Omar Bongo
Ondimba, à l'hôtel Intercontinental Okoumé
Palace.
Organisée par le ministère du
Commerce et Développement industriel, charge du
Népad, et l'Agence de promotion des
investissements privés (Apip), cette rencontre,
à laquelle prennent part les membres du
gouvernement, les opérateurs économiques et les
agents de la société civile, a été ouverte par
le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean
Eyéghé Ndong. En présence de Paul Biyoghé Mba,
ministre du Commerce et du Développement
industriel, chargé du Népad, et Steeve Paul
Ondzounga, directeur général de l'Apip.
Il s'agit d'une plate-forme
d'échanges et de discussions, afin de trouver
des solutions à la problématique de
l'investissement privé au Gabon.
Comme l'a souligné Paul
Biyoghé Mba, notre pays regorge de richesses
naturelles. Selon lui, de nombreux secteurs
d'activités auraient déjà dû voir le jour, eu
égard à tout ce potentiel, et pour soutenir les
domaines économiques déjà exploités tels que le
pétrole, les mines, etc.
L'Etat, Jusque-là, reste le
principal investisseur. Le montant consacré à ce
secteur s'élève à 300 milliards de francs par
an. Parallèlement, l'investissement privé qui
devrait normalement s'élever à un montant
similaire tarde à se mettre en branle "sa
logistique". "La rencontre qui est ouverte à
tout le monde, Nationaux et expatriés, est une
opportunité pour en parler de marnière continue,
afin que nous puissions ensemble trouver des
solutions idoines. A cette occasion, nous
dissèquerons la situation, examinerons les
contours, pour en définir les zones d'ombre, les
moyens et les mécanismes d'action pour relever
le secteur'', a-t-il souligné.
Les assises vont également
permettre de répondre aux nombreuses questions
que se posent les citoyens qui ont l'ambition de
mettre en place des investissements, à savoir
les difficultés d'octroi de crédits par les
banques qui sont pourtant en surliquidité,
fiscalité un peu trop rigoureuse, le difficile
environnement des affaires, le contexte
législatif, la concurrence extérieure illégale,
etc.
Autant de questions qui
trouveront des réponses, comme l'a souligné le
Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, au cours de
ces trois jours de travaux.
Le chef du gouvernement, tout
en rappelant l'attachement du président de la
République au développement économique de notre
pays, a rappelé les structures qui restent à
promouvoir, notamment la pêche, agriculture,
l'élevage, le commerce, (artisanat... "Ce qui
implique la diversification du secteur de
l'économie. Ainsi, les investisseurs doivent
être au fait de l'environnement des affaires.
Le ministère du Commerce et du Développement
industriel doit faire un diagnostic interne
comme externe de l'investissement privé dans
notre pays. J'invite pour cela tous les
composante de l'Etat à faire part de leurs
propositions au gouvernement pour donner une
impulsion à l'investissement privé au Gabon", a
déclaré jean Eyéghé Ndong.
Des sessions de travail sur
des thème divers ont eu lieu hier dans la
matinée, notamment la présentation de la
politique gouvernementale en matière
d'incitation à l'investissement privé, les
moyens dont elle devra se servir pour relever le
faible taux, ainsi que la méthode à utiliser
pour attirer les investisseurs étrangers.
A noter aussi au coeur de ces
échanges, l'étude des opportunités de
partenariat entre l'Union européenne et les pays
ACP Afrique-Caraïbes et Pacifique), et l'examen
des indicateurs nationaux d'investissement.
Les contraintes sont d'ordre
structurel, compte tenu de la conjoncture
actuelle, signale-t-on du côté de la société
civile. En plus, les services bancaires, selon
eux, n'élisent que les crédits à court terme, et
non à long terme.
Les participants attendent
donc beaucoup de ces travaux qui s'achèvent
demain en fin d'après-midi par la lecture des
recommandations.