FAIT DIVERS
Ils
ligotent les occupants de la maison avant de les
dépouiller
Le 11 septembre dernier,
Jean-Paul Bilanga, alias Bil, un ressortissant
congolais de cinquante et un ans, et son acolyte
gabonais connu sous le pseudonyme de Doumbé, ont
cambriolé, à la cité SNI (Owendo), le domicile
d'une jeune femme d'affaires gabonaise, absente
lors du braquage. Avant de commettre leur
forfait, les malfrats, présentés par la Police
judiciaire (PJ) comme des récidivistes, ont
neutralisé et bâillonné la ménagère ainsi que la
nièce de la responsable de l'appartement ciblé.
Enquête sur un hold up digne d'un polar.
LE braquage commis, le 11
septembre dernier, au domicile d'une jeune femme
d'affaires gabonaise par un ressortissant
congolais de cinquante et un ans, le nommé
Jean-Paul Bilanga, alias Bil, et son acolyte
gabonais, connu sous le pseudonyme de Doumbé,
ressemble bien à une scène digne d'un film
policier, tant les bandits ont fait preuve d'une
dextérité et d'un professionnalisme hors du
commun. Avant de cambrioler le domicile ciblé,
les voyous ont d'abord ligoté et bâillonné la
ménagère ainsi que la nièce de la propriétaire
de la maison.
Puis , ils ont méthodiquement
vidé l'appartement, où ils n'ont épargné aucun
objet de valeur. Selon la Police judiciaire
(PJ), chargée de l'enquête, le montant de
différents effets volés, se chiffrerait à une
vingtaine de millions de nos francs. Ce braquage
digne d'un polar, s'est passé en plein jour, au
moment où la responsable de la maison vaquait à
ses occupations. Jean-Paul Bilanga, alias Bil et
son compagnon Doumbé, tous deux présentés par la
PJ comme des récidivistes, ont menacé leurs
victimes à l'aide d'armes blanches avant de les
ligoter et les bâillonner à l'aide d'un rouleau
de scotch.
De toute évidence, les
bandits de grand chemin ont bien élaboré leur
plan de cambriolage avant de passer à l'action.
D après nos investigations, c'est le 9 septembre
dernier, que les malfrats ont mis au point leur
modus operandi. Ce jour-là, il est quinze
heures, lorsque Bilanga joint par téléphone son
ami Hugues-Charles Boris Atomo dont il a fait
connaissance en prison, où il avait passé quinze
ans avant de recouvrer la liberté, le 3 février
dernier. Le Congolais explique à son ami qu'il
est dans la dèche noire depuis sa sortie de
"Sans Famille". "II faut que tu me trouves un
marché. Je suis trop fauché. J'ai même des
problèmes pour payer mon loyer ", dit-il.
CRI DE DETRESSE.
Hugues-Charles Boris Atomo lui fait remarquer
qu'il s'agit là, d'une affaire qui ne peut pas
être traitée par téléphone. " Si tu veux,
trouve-moi à l'entrée de l'hôpital Jeanne Ebori.
Je t'y attendrai", suggère-t-il à son
ex-compagnon de détention. Obnubile par l'idée
de se refaire une santé financière, Bil qui
habite le PK7, prend vite un taxi et va à la
rencontre de son pote. L'entrevue se déroule sur
un banc public placé devant la Fondation Jeanne
Ebori, à l'abri des oreilles indiscrètes.
D'emblée, Jean-Paul Bilanga fait comprendre à
son interlocuteur qu'il ne parvient pas à
joindre les deux bouts depuis sa sortie de
prison. "Il faut que tu me trouves un endroit
où je peux aller braquer, sinon je suis mort. Le
petit dont je loue la maison me fait pression
pour que je lui verse son argent. je t'en prie,
aide-moi à trouver un marché", insiste-il.
Après un moment de réflexion,
Boris fait une proposition à son ami en
détresse. "Je connais le domicile d'une
femme à la cité SNI Owendo où il y a du
bon. C'est la deuxième maison dès que
tu entres dans la cité. Elle s'appelle
S. 0.. Tu te renseigneras dans les parages
et on te montrera sa maison"; dit le métis.
Avant de prendre congé de son ami, Bil promet de
lui donner une part du butin, en contrepartie du
service rendu. Une fois chez lui au PK7, le
Congolais, appelle son ami Doumbé pour l'aider à
mettre en oeuvre son plan de cambriolage. Ce
dernier accepte volontiers.
Le 11 septembre dernier, à 9
heures du matin, Bilanga et Doumbé prennent un
taxi pour la cite SNI. Dans un premier temps,
ils vont tenter d'aller cambrioler l'appartement
d'une jeune femme habitant Agondjé. Mais
lorsqu'ils se rendent compte que la maison est
inoccupée, les deux malfrats poussent leurs
renseignements j'us q u'à découvrir la maison de
la jeune femme d'affaires ciblée. A ce moment,
cette dernière est déjà allée vaquer à ses
occupations. Seule la ménagère et sa nièce
étudiante, sont dans la maison. Lorsque les
bandits y pénètrent, ils se retrouvent nez à nez
avec la ménagère, de nationalité
équato-guinéenne.
A la vue des deux visiteurs
indésirables, la jeune femme pousse un cri. Mais
c'était sans compter avec la détermination des
bandits. Ceux-ci la saisissent et la ligotent et
la bâillonnent prestement à l'aide d'un rouleau
de scotch. Lorsque la jeune étudiante qui a
entendu le cri de détresse depuis sa chambre,
sort pour s'enquérir de la situation, elle subit
le même sort que l'employée de la maison. Après
avoir réussi à neutraliser les deux occupantes
de la maison, Bilanga et Doumbé fouillent toutes
les pièces et s'emparent de divers objets de
valeur. Puis, ils s'évanouissent dans la nature.
Lorsque la propriétaire - qui a été informée du
braquage par téléphone - arrive, elle trouve sa
ménagère et sa nièce ligotées, dans un
appartement dépouillé de tous les objets de
valeur.
Elle saisit aussitôt, les
agents de la Police judiciaire pour retrouver
les auteurs de ce vol à main armée. L'enquête
ouverte par l'entité chargée de constater des
infractions à la loi et de rechercher les
auteurs, a finalement permis de mettre la main
sur le sieur Jean-Paul Bilanga. Son complice
Doumbé, lui, est toujours en cavale. Lors de
l'interrogatoire, le Congolais a reconnu que
c'est son ami Hugues-Charles Boris Atomo qui l'a
orienté vers le domicile de la victime. Les deux
anciens compagnons de détention devraient donc
retourner au gnouf, où ils se sentent (sans
doute) mieux qu'en liberté.