ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 18 Septembre 2007

 

FAIT DIVERS

Ils ligotent les occupants de la maison avant de les dépouiller

Le 11 septembre dernier, Jean-Paul Bilanga, alias Bil, un ressortissant congolais de cinquante et un ans, et son acolyte gabonais connu sous le pseudonyme de Doumbé, ont cambriolé, à la cité SNI (Owendo), le domicile d'une jeune femme d'affaires gabonaise, absente lors du braquage. Avant de commettre leur forfait, les malfrats, présentés par la Police judiciaire (PJ) comme des récidivistes, ont neutralisé et bâillonné la ménagère ainsi que la nièce de la responsable de l'appartement ciblé. Enquête sur un hold up digne d'un polar.

LE braquage commis, le 11 septembre dernier, au domicile d'une jeune femme d'affaires gabonaise par un ressortissant congolais de cinquante et un ans, le nommé Jean-Paul Bilanga, alias Bil, et son acolyte gabonais, connu sous le pseudonyme de Doumbé, ressemble bien à une scène digne d'un film policier, tant les bandits ont fait preuve d'une dextérité et d'un professionnalisme hors du commun. Avant de cambrioler le domicile ciblé, les voyous ont d'abord ligoté et bâillonné la ménagère ainsi que la nièce de la propriétaire de la maison.

Puis , ils ont méthodiquement vidé l'appartement, où ils n'ont épargné aucun objet de valeur. Selon la Police judiciaire (PJ), chargée de l'enquête, le montant de différents effets volés, se chiffrerait à une vingtaine de millions de nos francs. Ce braquage digne d'un polar, s'est passé en plein jour, au moment où la responsable de la maison vaquait à ses occupations. Jean-Paul Bilanga, alias Bil et son compagnon Doumbé, tous deux présentés par la PJ comme des récidivistes, ont menacé leurs victimes à l'aide d'armes blanches avant de les ligoter et les bâillonner à l'aide d'un rouleau de scotch.

De toute évidence, les bandits de grand chemin ont bien élaboré leur plan de cambriolage avant de passer à l'action. D après nos investigations, c'est le 9 septembre dernier, que les malfrats ont mis au point leur modus operandi. Ce jour-là, il est quinze heures, lorsque Bilanga joint par téléphone son ami Hugues-Charles Boris Atomo dont il a fait connaissance en prison, où il avait passé quinze ans avant de recouvrer la liberté, le 3 février dernier. Le Congolais explique à son ami qu'il est dans la dèche noire depuis sa sortie de "Sans Famille". "II faut que tu me trouves un marché. Je suis trop fauché. J'ai même des problèmes pour payer mon loyer ", dit-il.

CRI DE DETRESSE. Hugues-Charles Boris Atomo lui fait remarquer qu'il s'agit là, d'une affaire qui ne peut pas être traitée par téléphone. " Si tu veux, trouve-moi à l'entrée de l'hôpital Jeanne Ebori. Je t'y attendrai", suggère-t-il à son ex-compagnon de détention. Obnubile par l'idée de se refaire une santé financière, Bil qui habite le PK7, prend vite un taxi et va à la rencontre de son pote. L'entrevue se déroule sur un banc public placé devant la Fondation Jeanne Ebori, à l'abri des oreilles indiscrètes. D'emblée, Jean-Paul Bilanga fait comprendre à son interlocuteur qu'il ne parvient pas à joindre les deux bouts depuis sa sortie de prison. "Il faut que tu me trouves un endroit où je peux aller braquer, sinon je suis mort. Le petit dont je loue la maison me fait pression pour que je lui verse son argent. je t'en prie, aide-moi à trouver un marché", insiste-il.

Après un moment de réflexion, Boris fait une proposition à son ami en détresse. "Je connais le domicile d'une femme à la cité SNI Owendo où il y a du bon. C'est la deuxième maison dès que tu entres dans la cité. Elle s'appelle S. 0.. Tu te renseigneras dans les parages et on te montrera sa maison"; dit le métis. Avant de prendre congé de son ami, Bil promet de lui donner une part du butin, en contrepartie du service rendu. Une fois chez lui au PK7, le Congolais, appelle son ami Doumbé pour l'aider à mettre en oeuvre son plan de cambriolage. Ce dernier accepte volontiers.

Le 11 septembre dernier, à 9 heures du matin, Bilanga et Doumbé prennent un taxi pour la cite SNI. Dans un premier temps, ils vont tenter d'aller cambrioler l'appartement d'une jeune femme habitant Agondjé. Mais lorsqu'ils se rendent compte que la maison est inoccupée, les deux malfrats poussent leurs renseignements j'us q u'à découvrir la maison de la jeune femme d'affaires ciblée. A ce moment, cette dernière est déjà allée vaquer à ses occupations. Seule la ménagère et sa nièce étudiante, sont dans la maison. Lorsque les bandits y pénètrent, ils se retrouvent nez à nez avec la ménagère, de nationalité équato-guinéenne.

A la vue des deux visiteurs indésirables, la jeune femme pousse un cri. Mais c'était sans compter avec la détermination des bandits. Ceux-ci la saisissent et la ligotent et la bâillonnent prestement à l'aide d'un rouleau de scotch. Lorsque la jeune étudiante qui a entendu le cri de détresse depuis sa chambre, sort pour s'enquérir de la situation, elle subit le même sort que l'employée de la maison. Après avoir réussi à neutraliser les deux occupantes de la maison, Bilanga et Doumbé fouillent toutes les pièces et s'emparent de divers objets de valeur. Puis, ils s'évanouissent dans la nature. Lorsque la propriétaire - qui a été informée du braquage par téléphone - arrive, elle trouve sa ménagère et sa nièce ligotées, dans un appartement dépouillé de tous les objets de valeur.

Elle saisit aussitôt, les agents de la Police judiciaire pour retrouver les auteurs de ce vol à main armée. L'enquête ouverte par l'entité chargée de constater des infractions à la loi et de rechercher les auteurs, a finalement permis de mettre la main sur le sieur Jean-Paul Bilanga. Son complice Doumbé, lui, est toujours en cavale. Lors de l'interrogatoire, le Congolais a reconnu que c'est son ami Hugues-Charles Boris Atomo qui l'a orienté vers le domicile de la victime. Les deux anciens compagnons de détention devraient donc retourner au gnouf, où ils se sentent (sans doute) mieux qu'en liberté.

Source : Journal L'Union Plus du 18/09/2007

 

 



   

INVESTISSEMENT PRIVÉ AU GABON
Comment faire du chiffre ?

CLÔTURE DU SÉMINAIRE SUR LE  RENFORCEMENT DES CAPACITÉS AU GABON
Les points focaux ont pris la mesure du travail à effectuer

SYMPOSIUM SUR L'ÉGALITÉ DES GENRES DANS LES SYSTEMES EDUCATIFS DES PAYS D'AFRIQUE SUBSAHARIENNE
Éradiquer la discrimination sexiste à l'école

FAIT DIVERS
Ils ligotent les occupants de la maison avant de les dépouiller

ON RÉPOND A MAKAYA
En réponse au billet Makaya du lundi 10 septembre dernier, nous avons reçu cette note du Grand chancelier, président du conseil des Ordres nationaux.

Pour moi quoi…Makaya
Ce n'est vraiment pas trop tôt ! Moi, Makaya, j'apprends en effet que le