FAIT DIVERS
Une
femme et ses deux petits-enfants ensevelis par
la boue au PK7
Dans la nuit d'avant-hier,
Odette Yonga, une femme de quarante sept
ans, agent du ministère de la Fonction publique,
sa petite fille Lorna ainsi que son petit-fils
Godwine, âgés respectivement de quatre et deux
ans, ont trouvé la mort à la suite d'un
éboulement de terrain. La pluie torrentielle qui
s'est abattue, deux jours durant, sur la
capitale a provoqué une chute d'une partie de la
montagne jouxtant leur habitation. Le corps de
la femme et des deux adolescent ont été extraits
de la boue par les éléments des sapeurs-pompiers
appelés à la rescousse. Récit d'un drame qui a
bouleversé tout un quartier.
UNE femme et ses deux
petits-enfants morts ensevelis par la boue. Le
drame a laissé en état de choc les habitants du
PK7. Odette Yonga, 47 ans, agent du ministère de
la Fonction publique, ainsi que Lorna et Godwine,
âgés respectivement de quatre et deux ans tous
deux enfants de sa fille Stevaline Mabouli -
sont morts avant-hier, lors d'un éboulement de
terrain provoqué par la pluie torrentielle qui
s'est abattue, deux. ]ours durant, sur la
capitale. Leurs corps ont été extraits de la
vase, dans la nuit, par les éléments des
sapeurs-pompiers. De fait, le destin aura été
très cruel envers la quadragénaire et son
petits-fils et sa petite-fille, les surprenant
dans leur sommeil.
Dans un quartier où tout le
monde se connaît, ce drame a provoqué une
véritable onde de choc. Dès son annonce, les
riverains ont accouru vers la maison sinistrée
pour tenter de sauver les victimes faites
prisonnières par la boue sans succès.
Prisonnières par l'amas de terre qui s'est
déversé sur la chambre où la mère de famille et
les deux enfants dormaient avoisinait les deux
mètres de hauteur. Devant cette difficulté, les
volontaires ont fait appel aux éléments des
sapeurs pompiers.
A l'aide de pelles et de
pioches, les soldats du feu se sont attelés à
fouiller l'amas de terre pour en extirper les
corps enfouis. II a fallu plus d'une heure de
travail sans relâche pour que les secouristes
retrouvent les corps d'Odette, de la petite
Lorna et du petit Godwin. Selon toute
vraisemblance, les trois victimes n'ont pas eu
le temps de tenter de sortir de leur chambre, la
boue s'étant déversée sur leur habitation avec
une rapidité et une violence inouïes. Lors de la
découverte macabre, nombreux sont ceux qui ont
versé des larmes. Dans un premier temps, les
habitants du PK7 ont d'abord cru à un cauchemar.
Pourtant, il s'agissait bien d'une triste
réalité.
BRUIT SINGULIER. Odette
Yonga et les deux enfants de sa fille Stevaline
Mabouli ont été tués par l'éboulement de
terrain, provoqué par la pluie qui a fait de
nombreux dégâts travers la ville de Libreville.
Pourtant, rien ne présageait un tel drame, la
soirée ayant bien commencé dans la maison où
vivait la quadratiquement depuis quatre ans. Ce
jeudi 20 septembre 2007, il est dix-huit heures,
lorsqu'Abel Moulaléka, le fils d'Odette Tsonga
qui vit chez son oncle vient lui rendre visite.
Après les salutations d'usage, le jeune homme
demande à sa mère pourquoi la devanture de sa
maison est dans les ténèbres.
Odette lui répond que
l'ampoule est grillée. Aussi, le jeune Moulaléka
va-t-il à la route principale du quartier pour
acheter une autre ampoule chez le commerçant
situé à l'entrée du quartier. Lorsqu'il revient
à la maison vers vingt et une heures, Abel
trouve sa mère suivant, à la télévision, la
série "La femme de Lorenzo" Pour éviter
d'être électrocuté, Abel qui est trempé pour
avoir marché sous la pluie demande à sa
maman de placer elle-même l'ampoule. La femme
s'exécute. Peu après, Odette dîne avec ses deux
petits-enfants.
Un moment, la petite Lorna
convie son oncle à partager leur repas. Mais
Abel décline l'offre arguant du fait qu'il avait
déjà mangé avant de se déplacer. Après avoir
veillé momentanément avec son fils, Odette Yonga,
rejoint son lit, exténuée par les occupations de
la journée. La petite Lorna, qui veut encore
rester suivre un film en compagnie de son oncle,
la supplie de laisser la porte de la chambre
ouverte. Lorsque la mineure sent ses paupières
s'alourdir de sommeil, elle rejoint sa
grand-mère et son petit-frère dans leur lit
habituel.
Ce jeudi 20 septembre 2007,
la mère de la petite Lorna et du petit Godwin
est sortie. Elle a vaqué à ses loisirs et ne
rentrera que le lendemain. Son frère aîné Abel
en profite pour s'installer dans sa chambre afin
d'y passer la nuit. II enlève le poste
téléviseur du salon, emmène dans la pièce pour
continuer à suivre des films. A minuit tapant,
le jeune homme sent le sommeil le gagner. II
arrête la télévision et s'allonge sur le lit.
Bercé par les gouttes de pluie qui tombent dru
sur la toiture de l'habitation de sa mère, le
jeune Moulaléka s'endort tout doucement.
Vers trois heures du matin,
il se réveille en sursaut, à la suite d'un bruit
singulier qu'il a entendu dans la ambre de sa
mère. Lorsqu'il tente de l'appeler, personne ne
répond. Inquiet, le jeune homme se lève pour
aller voir ce qui est passé dans la chambre
voisine. Ce qu'il découvre un indicible: une
montagne de boue a enseveli sa mère et ses deux
neveux qui dormaient profondément.
Après avoir vainement tenté
de les secourir, Moulaleka appelle les voisins.
Ceux-ci, à leur tour, appellent les
sapeurs-pompiers. Mais les soldats du feu ne
viendront qu'extraire de la boue les corps sans
vie de grand-mère Yonga et ses deux
petits-enfants. Ce drame est le deuxième du
genre en l'espace d'un an. En effet, deux
enfants étaient morts, l'année dernière, dans
les mêmes conditions au PK6, à la suite d'un
éboulement de terrain survenu en pleine nuit. Ce
sinistre pose à nouveau le problème de
construction sur des terrains non viabilisés.