ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 22 et 23 Septembre 2007

 

APRÈS L'ABOLITION EN CONSEIL DES MINISTERES DE LA PEINE DE MORT

Le MAD soutient sans réserve la décision du chef de l'Etat et du gouvernement

Une déclaration du président de ce parti de Pierre-Claver Zeng Ebome fait apparaître clairement son inclination à imaginer d'autres formes de sanctions en lieu et place de la peine de mort.

LA décision du Conseil des ministres du jeudi 13 septembre 2007 d'abolir la peine de mort a suscité la réaction du Mouvement africain pour le développement (MAD), formation politique de la majorité présidentielle. Son président, et non moins député à l'Assemblée nationale, Pierre-Claver Zeng Ebome, l'a qualifié, dans une déclaration parvenue à notre rédaction, de "décision heureuse". Pour autant que le Gabon à travers cette décision "s'apprête à entrer dans le cercles très restreint des nations civilisées du monde", peut-on lire dans le texte.

A l'évidence, le MAD, à travers son président, soutient "irréversiblement" cette décision. Un soutien qui ne signifie nullement que ce parti d'inclination socialiste prend fait et cause pour la "barbarie". Loin s'en faut. Car, précise-t-il "Nous ne serons jamais du côté des bourreaux, des assassins et autres auteurs de crimes rituels de plus en plus nombreux dans notre pays, des crimes qui horrifient nos contemporains, provoquent une légitime émotion de 1pinion et une haine tout à fait compréhensible vis-à-vis des auteurs de ces actes".

Le président du MAD ne croit pas si bien dire: D'autant plus qu'au sein de l'opinion cette décision est diversement commentée. Quand les uns sont intimement convaincus de ce que la suppression de la peine de mort peut faire courir le risque de voir le pays connaître la recrudescence de la criminalité sous toutes ses formes, les autres pensent quant à eux que la peine capitale est d'une certaine manière une sentence douce pour les criminels de tous pois, et que le meilleur moyen consisterait à les maintenir le plus longtemps possible en captivité pour qu'ils bayent à la société les actes qu ils ont commis. Arguant également qu'il n'est pas du devoir des humains d'ôter la vie à leurs semblables.

CO-AUTEUR• Pour le MAD en tout cas : "Les valeurs partagées d'humanisme et de tolérance, (...)nous conduisent à imaginer d'autres formes de sanctions contre ceux des nôtres qui ont choisi la barbarie. En aimant la vie, nous devons refuser de a société toute entière au nom de laquelle la justice est rendue".

Manifestement, le président du MAD, qui a occupé les fonctions de ministre de la Justice et des Droits de l'homme au tout début des années 90 partage les mêmes valeurs d'humanisme que celles défendues parle président de la République qui s'est résolument engagé transformer avantageusement la suspension des exécutions des condamnés il y a de cela 20 ans. Un moratoire était pour le député du deuxième siège du département du Woleu (canton Ellelem).

Rappelons pour mémoire que les années 1980 ont été particulièrement marquées par une série d'exécutions des condamnés à mort. Cette sentence suprême avait ainsi été appliquée aux prévenus Nzigou, Mouemba, Medang, Mandza, etc. Amenant, si on peut le dire ainsi, la communauté Mpongwè à se rendre au palais de présidence de la République demander au chef de l'Etat de mettre fin aux exécutions des condamnés qui se déroulaient devant Hollando, ex-grand magasin de Libreville, dont le nom était étroitement lié à ces actes funestes. Bien évidemment, le président de la République avait accédé à cette République annonçant dans la foulée la suspension des exécutions des condamnés. Depuis lors, aucun condamné n'a plus jamais été passé par les armes et la décision de jeudi 13 septembre dernier constitue donc le début du processus de l'adoption d'une loi en la matière.

Au reste, cette décision fait en sorte que le Gabon, à la demande des gouvernements espagnol et français, et de l'Union européenne, pourrait devenir co-auteur du projet clé résolution sur l'abolition de la peine de mort qui sera présenté par l'UE au cours de la 61e assemblée générale des Nations unies.

Source : Journal L'Union Plus du 22 & 23/09/2007

 

 



   

DRAME AU PK 7
Un éboulement fait trois morts

PRÉCISIONS SUR LE CONSEIL DES MINISTRES D'AYANT-HIER
Ministère de la Jeunesse et des Sports

COMMUNIQUÉ FINAL DU CONSEIL DES MINISTRES (SUITE ET FIN)

APRÈS L'ABOLITION EN CONSEIL DES MINISTRE DE LA PEINE DE MORT
Le MAD soutient sans réserve la décision du chef de l'Etat et du gouvernement

PROBLÉMATIQUE DE L'INVESTISSEMENT PRIVÉ AU GABON/CLÔTURE
De nombreuses recommandations et suggestions

Pour moi quoi…Makaya
CA devrait peut-être nous inspirer, ça ! Moi, Makaya, j'ai lu l'autre jour dans