PROBLÉMATIQUE DE
L'INVESTISSEMENT PRIVÉ AU GABON/CLÔTURE
De
nombreuses recommandations et suggestions
Placée sous le haut patronage
du chef de l'Etat et organisée par l'Agence de
promotion des investissements privés, sous
l'égide du ministère du Commerce et du
Développement industriel, chargé du Népad, la
rencontre s'est achevée mercredi soir, par la
proposition de nombreuses solutions
L'INVESTISSEMENT est un
facteur important de la croissance d'un en ce
sens qu'il développe le tissu économique, crée
des emplois et améliore les conditions de vie
des populations.
Il apparaissait donc urgent
de se pencher sur ce secteur qui tarde jusqu'à
présent à démarrer sa "logistique", afin
d'examiner les raisons du blocage et esquisser
quelques solutions.
Dans cet ordre d'idées,
l'Agence de promotion des investissements privés
(Apip), sous l'égide du ministère du Commerce et
du Développement industriel, char, du Népad, a
organisé lundi, une table-ronde pour débattre de
la problématique des investissements privés dans
notre pays. Avec comme invités les membres du
gouvernement, responsables des administrations
publiques, agents du secteur privé, les
représentants de la société civile et bien
d'autres.
Placée sous le haut patronage
du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, la
concertation qui s'est achevée mercredi soir, a
permis aux panélistes, non seulement
d'identifier les entraves au développement de ce
secteur, mais aussi, de faire des
recommandations et des suggestions, dans le but
de corriger les faiblesses de l'évolution du
secteur de l'investissement privé au Gabon.
Selon le Pr Gabriel Zomo Yebe,
la baisse de l'investissement privé dans notre
pays, est particulièrement manifeste depuis la
mise en oeuvre des Pans d'ajustement structurel
(PAS). Fendant les deux premières phases
(1986-1991), t secteur a chuté en moyenne de
4,05% par an, et sa contribution dans le
programme d'investissement global a diminué de
près de 30 points.
Les raisons de cette
situation, selon les participants à la
table-ronde, sont, entre autres, le déficit
budgétaire, le taux de change réel et la
disponibilité des crédits. A cela, s'ajoutent
les délais relativement longs pour la création
d'une entreprise (60 Jours minimum), les
procédures administratives et fiscales
fastidieuses, la rigidité des horaires de
travail, la lenteur des procédures judiciaires
dans le traitement des différends, etc.
Les panélistes ont
recommandé, a court terme, que soient raccourcis
les délais de création, de modification et de
cessation d'activité des entreprises par la mise
en application de l'article 17 du décret No
000094/PR/MCIPIIR relatif à l'organisation et au
fonctionnement de l'Apip. Entité qui dispose
d'un guichet unique chargé de centraliser les
données des administrations concernées par la
création d'entreprise. Il s'agit notamment de la
direction générale du commerce, du Greffe du
tribunal et de la direction des impôts.
SOUTIEN • A moyen terme,
les Participants ont souhaité l'amélioration du
système judiciaire, le renforcement des
capacités de l'Apis par la création des antennes
a l'extérieur, l'organisation des journées
économiques destinées à vendre l'image du Gabon
auprès des investisseurs étrangers et le soutien
par l'Etat des initiatives privées destinées à
promouvoir les produits gabonais à l'étranger.
Enfin, à long terme, ils
souhaitent la réduction des coûts des facteurs
de production et l'amélioration des systèmes de
communication.
En mettant un terme aux trois
jours de travaux le ministre du Commerce Paul
Biyoghé Mba, assisté du directeur général de l'Apip,
Paul Steeve Ondzounga, a relevé que le Gabon est
un pays où il fait bon vivre. Et par conséquent,
il est aussi bon d'y investir. "Je considère
pour ma part, que les solutions ont commencé à
être définies, car l'investissement le plus
important demeure vos réflexions qui constituent
le début du développement de ce secteur qui
n'est pas du tout facile. En ce qui me concerne,
ainsi que le gouvernement, il est important
qu'un processus d 'échange dévaluation et de
critiques constructives soit mis en place dès à
présent, entre les différents opérateurs
économiques et le gouvernement qui examinera
autant que faire se peut, en prenant des
décisions soit par voie réglementaire ou par des
textes de lois", a déclaré le ministre.
Avant d'abouter en guise de conclusion : "Je
demande aux uns et aux autres, investisseurs ou
non, de ne pas baisser les bras. Le secteur de
l'investissement privé est difficile certes.
L'engagement du gouvernement
est d'appuyer les initiatives dans ce domaine.
Venez donc investir au Gabon, parce qu'il a de
quoi faire de bonnes maires. Le taux de profit
n'y est jamais en baisse, a monnaie est
facilement convertible, l'intégration régionale,
qui sera bientôt chose, faite, Va être un atout
majeur pourl'ouverture des marchés ".