DROIT AU BUT
Boxe:
confusion dans la Zone IV
APRÈS ce qu'on peut qualifier
de "coup d'Etat sportif " perpétré contre
Thomas Reste Nkoulou Omva, la boxe gabonaise est
à nouveau dans la tourmente. Alors qu'on pensait
à sa résurrection après la mise en place d'un
nouveau bureau à la Fédération gabonaise de boxe
(Fégaboxe) dirigé par Clément Sossa, voilà que
les démons de la division et des coups bas
entrent en scène pour mettre fin à un processus
qui commençait à porter ses fruits. En effet
après un trou noir, le Gabon au tournoi de la
Zone IV, disputé dernièrement en
Guinée-Equatoriale, a refait surface en
remportant 7 médailles sur -9 boxeurs
présentés...
Mais voilà que des
informations émanant de la Zone IV et qui sont
de nature à ternir l'image de notre pays
viennent semer la confusion dans les esprits. La
délégation gabonaise, accusée d'outrage envers
les membres du gouvernement équtouinéen, de
menaces publiques, 'incitation à la violence, de
destruction des biens, de boycott du championnat
de la Zone IV (?) et d'agression, est lourdement
sanctionnée par les responsables de la Zone 1V
dont le président n'est autre que le Gabonais
Bonaventure Nzigou Manfoumbi. Mais la question
que l'on se pose c'est de savoir si les Gabonais
avaient boycotté le championnat, comment
expliquer alors qu'ils aient remporté 7
médailles ?
Toujours est-il que la
Fégaboxe a écopé d'un an de suspension assortie
de 8 millions d'amende. Son président Clément
Sossa est suspendu pour 3 ans et condamné à 3
millions d'amende. Les arbitres et les
entraîneurs ont été, eux aussi lourdement
frappés, par des amendes de 3 millions assorties
de deux et trois ans de suspension. C'est donc
un véritable tope soulevé par ces sanctions dont
la sévérité n'a d'égale que la haine que se
vouent désormais Sossa et Nzigou Manfoumbi.
Nzigou Manfoumbi a beau
déclarer ne pas se reconnaître dans ces
sanctions, mais, le procès-verbal d'une réunion
qui se serait tenue à Malabo où figure
d'ailleurs sa signature kilométrique, apporte un
démenti à ses déclarations. Pour sa part, la
Confédération africaine de boxe (Cab) qui a eu
vent de l'affaire, dénie au président de la Zone
IV tout pouvoir pour suspendre une association
et des officiels par lui désignés. De là à
penser à une tentative de règlement de comptes
en terre étrangère, il n'y a qu'un pas que
beaucoup d'observateurs n'hésitent pas à
franchir.
A vrai dire depuis son échec.
à la présidence du Comité olympique gabonais (Cog),
Nzigou Manfoumbi qui pensait sans doute, que son
ami Clément Sossa allait lui chauffer la place à
la Fégaboxe pour la lui céder en cas de mauvaise
tournure des événements au Cog, s'est lourdement
trompé sur la personne. Elu démocratiquement,
bossa qui en avait marre de jouer les factotum
n'entend pas céder son fauteuil. Du coup Nzigou
Manfoumbi se retrouve, pour ainsi dire, au
chômage, la présidence d'une Zone IV, au
demeurant très amorphe, n'étant rien par rapport
à la Fegaboxe où il y a de l'action, des
honneurs et tout ce qui en découle. C'est donc
dire que sans " sa Fégaboxe " Nzigou est
sportivement mort et se sent mal à l'aise. Le
fait qu'il tente de sanctionner la Fégaboxe pour
un an et son président pour 3 ans est perçu par
beaucoup comme un habile calcul. En effet au
bout d'un an, il faudra bien que l'on constate
la vacance à la tête de la fédération. Son
président étant suspendu, on pense alors que
Nzigou pourrait opérer son retour, sans
possibilité pour Sossa de lui barrer la route.
Nous terminons pour dire que
devant une telle situation, il appartient au
ministère des Sports de diligenter une enquête
afin de situer les responsabilités et de punir
sévèrement les fautifs pour qu'on ne revive plus
pareille situation déshonorante pour notre boxe.