Pour moi quoi...
Il y en a qui ont vraiment du
bol, quoi. Voyez mes chers frères Makaya
admiratifs, cette histoire qui vient de mener au
gnouf les patrons d'une société de livraison d"'ordinataires".
Non, je ne fais pas de l'humour noir. Se
retrouver à "Sans Famille" n'est pas tout à fait
ce qu'on appelle avoir de la veine.
Je veux en réalité parler de
ce qui s'est passé avant. C'est-à-dire
l'obtention d'un marché de plus d'un quart de
milliard de nos dôlès (siouplaît!) par une
entreprise fraîchement portée sur les fonts
baptismaux; comme je l'ai lu hier dans mon
Premier grand quotidien.
Quand j'écoute les
lamentations de mis de petites et moyennes
entreprises, leurs récriminations contre un Etat
qui leur fermerait l'accès aux marchés publics,
je me dis que ceux qui ont signé une convention
aussi avantageuse avec notre ministère de la
justice ont effectivement bénéficié de
conditions on ne peut plus favorables, quoi.
D'accord, on parle ici
d'appel d'offres, mais les procédures me
laissent assez perplexe. Qu'est-ce qu'on savait
vraiment sur une société créée depuis peu
seulement ? A qui avait-elle déjà livré du
matériel ? Pour quel résultat ? Quel était son
degré d'expertise ? Est-ce qu'elle était la
mieux disante, comme on jargonne dans ces
milieux là ?
Mon imagination est sans
doute fertile. Mais d'ici à ce qu'on suppose que
cette société ait été créée dans le but de
s'emparer d'un marché dont certains étaient
informés de l'existence, il n'y a qu'un pas
qu'on hésiterait à peine à franchir. Après tout,
ce n'est pas moi, Makaya, qui ai introduit le
délit d'initié dans le vocabulaire des milieux
financiers.
Enfin, cette histoire a quand
même une moralité: aller très haut aussi vite
peut faire retomber aussi sec et douloureusement
l'heureux veinard. Seulement, il ne faut pas se
leurrer: tout le monde ne regrette pas sa chance
et même coincés, l y en a qui réussissent à s'en
sortir.
C'est le pays, quoi...
…Makaya