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Le quotidien l'Union du 13 Avril 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Affaire des étudiants exclus de l'UOB

Les parents interpellent a nouveau les autorités

Le collectif des parents des treize étudiants exclus réclame plus de lumière dans cette affaire, afin que le droit et la justice triomphent. Tandis que du côté de la partie plaignante, on attend le verdict du tribunal.

LE collectif des parents des étudiants exclus de l'Université Omar Bongo (UOB) et incarcérés à la prison centrale de Libreville en février dernier, a donné une énième conférence de presse le week-end dernier au centre préscolaire des "'Soeurs bleues'. A cette occasion, les parents ont de nouveau plaidé l'innocence de leurs enfants dans cette affaire qui suit son cours au tribunal de Libreville. Mais surtout, ils ont interpellé les autorités compétentes afin qu'elles prennent toutes les dispositions nécessaires pour que la lumière soit faite et que le droit et la justice triomphent. 'Nous tenons une fois encore a' rappeler (..) que la justice est le même pour tous et qu'elle se doit d'être appliquée, pour servir non pas les intérêts particuliers, ni partisans"; a déclaré Marcel lin Allogo Edou, porte-parole du collectif.

Une position que semble partager la partie plaignante. Selon la déclaration faite dans une chaîne de télévision par le recteur de l'UOB, File Nzé Nguéma, son institution laisse libre cours à la justice pour faire son travail. Et que nul n'est justement au-dessus de la loi.

VICTIMES D'UN REVE• Pour les parents des étudiants exclus, tout le monde sait que les problèmes de l'université gabonaise ne datent pas d'aujourd'hui, et que leurs enfants ne sont nullement les responsables du mal de cette institution et partant, de tout le système éducatif gabonais. 'Nos enfants sont victimes d'un rêve, d'un idéal pour leur université", a poursuivi le porte-parole du collectif. A ce qu'il semble, chaque partie campe sur ses positions. Toutefois, au niveau du fonctionnement de l'UOB, les activités académiques se déroulent normalement après cette période dé troubles qui a paralysé l'institution pendant plus d'un mois.

Cependant, on peut se demander, à juste titre, si les deux parties étaient obligées d'amener l'affaire devant les tribunaux S'il est vrai que chaque camp réfute les allégations de l'autre, sur l'agression ou non d'un enseignant du département de géographie, il n'en reste pas moins qu'une institution aussi importante devrait avoir les moyens de résorber en interne une crise aussi banale dans la mesure où on pourrait la qualifier de "consubstantielle" à l'UOB. Dont l'image sortira forcément écornée du fait de cette démission des autorités rectorales incapables d'user des vertus de la concertation et du dialogue si chères au chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba.

Que gagnerait un étudiant qui moleste son maître, si ce n'est la malédiction ? Et qu'espère le maître en retour, en excluant son disciple du temple du savoir, après tant d'années de dur labeur? "N'est-ce pas les problèmes posés sont aujourd'hui sur la table d'études et d'autres en pleine exécution? Les reformes souhaitées par nos enfants en vue de s'arrimer aux universités modernes ne sont-elles pas en train de voir le jour?" s'est interrogé Marcellin Allogo Edou.

A noter que le 9 mars dernier, les avocats des détenus avaient demandé l'annulation de la procédure et leur relaxe. Le tribunal correctionnel ayant rejeté cette requête, les mêmes avocats ont interjeté appel.

Source : Journal L'Union Plus du 13 Avril 2007

 



   

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