Pour moi quoi...
Il paraît que nous sommes une
société de partage. Mais moi, Makaya, je
m'aperçois que ce n'est pas vrai à tous les
coups, quoi. En tout cas pas en politique où on
dirait que les gens qui s'engagent là dedans
veulent avoine beurre, l'argent du beurre et le
sourire... du peuple.
J'avais raconté un jour cette
ambition dévorante d'un homme déjà ministre. Il
voulait ensuite être tout à la fois maire de sa
ville, dépité (député, toi aussi !) et
signataire (on dit sénateur, Makaya) !
Appartenir aux deux tees du Parle-et-ment, il
fallait y penser ! Pendant qu'on y est, pourquoi
pas aussi président du Conseil départemental ?
Aujourd'hui, on constate la
même volonté d'accaparement, alors même
qu'existe depuis quatre ans une loi anti-cumul
de fonctions. La Cour constuti... constutu...
constitutionnelle (ouf!) n'aurait donc pas, sur
saisine de Nza Fé, rendu cette décision que nous
avons tous découverte hier dans mon Premier
grand quotidien, nos grands édiles-là auraient
continué tranquillement à cumuler, quoi.
N'est-ce pas, comme l'a
rappelé un écrivassier de mon canard préféré, le
maire Berre et Tonton Associé sont restés,
presque le temps d'un mandat, dépités (députés,
que diable!) et édiles en même temps, invoquant
une ordonnance qu'an dit présentement sans
valeur ? N'est-,ce pas les autres ont tenté de
s'engouffrer dans la même brèche pour jouer les
heureux cumulards ?
Tout ça fait vraiment une
belle mentalité, quoi. Des gens qu'on attend
qu'ils soient les premiers à respecter nos lois
qui cherchent ainsi à les contourner ! Et comme
on ne peut pas leur faire plus que ce qui vient
de se passer là... Vous imaginez-vous, mes chers
frères Makaya sans illusions, qu'on demande par
exemple aux concernés de rembourser à l'Etat ne
serait-ce que les salaires perçus pendant tout
ce temps où on s'est moqué de la loi ?!
Quel pays !
... Makaya