CONSEIL MUNICIPAL DE
PORT-GENTIL
Un
«pacte de confiance» en faveur de Me Ndaot
Rembogo
A l'initiative du chef de l'Etat,
Omar Bongo Ondimba, l'édile de la ville
économique, a reçu le soutien des partis
politiques de la majorité présidentielle
représentés à la mairie de Port-Gentil. Au terme
du document signé hier au palais de la
présidence de la République, ceux-ci sont
décidés à soutenir sa candidature à l'élection
du 02 mai prochain.
LE
conseil municipal de Port-Gentil a été encore
reçu par le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba,
hier au palais de la présidence de la
République. Sa délégation comprenait, entre
autres, le maire Séraphin Ndaot Rembogo (PGN et
le ter adjoint au maire André-Jules Reteno Y'Ombénontory
(PDG). Une fois encore il a été question de la
sérénité au sein de la mairie de la ville
économique.
Le Premier ministre Jean
Eyéghé Ndong, le vice-Premier ministre jean Ping,
le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur,
André Mba Obame, et le gouverneur de la province
de l'Ogooué-Maritime, Jean-Marie Béka b'Obame,
ont pris part à cette séance de travail.
Au terme de cette rencontre,
et suite à l'intervention du Premier ministre et
du ministre de l'Intérieur un accord a été
trouvé. Les conseillers issus des rangs de la
majorité présidentielle ont signé un «pacte de
confiance» avec l'édile actuel. Celuici prévoit
que ces derniers soutiennent la candidature de
Me Ndaot lors de l'élection municipale du 02 mai
prochain au niveau de la mairie de Port-Gentil.
Un scrutin organisé suite à la constatation de
vacance de poste à la tête du conseil municipal
par la Cour constitutionnelle. Le maire actuel
ayant été élu député du 3e siège de cette ville.
Il faut rappeler que depuis
le 29 décembre 2006, la co-gestion entre le
Parti démocratique gabonais (PDG) et le Parti
gabonais du progrès (PGP) était plus ou moins
mise à mal. Le climat n'était plus serein au
niveau de Hôtel de Ville. En janvier 2007 déjà,
au cours d'une rencontre similaire, le chef de
l'Etat avait appelé toutes les parties
impliquées dans la gestion de la capitale
économique à (apaisement, la tolérance, et au
dialogue. L'accord signé hier peut donc être
considéré comme un retour à la sérénité. Au sein
3 de cette institution.
Dans le même esprit, on peut
déduire Me Ndaot Rembogo confirme son choix en
faveur du mandat de maire. Cela au détriment de
celui de député. Les deux mandats étant, au
terme de la loi relative à l'élections des
députés à (Assemblée nationale, incompatibles.
Notamment les dispositions de l'article 20 qui
précise due '1eoedad'unmandatdedeputé n'est
pas incompatible avec l'exercice d'un mandat
d'élu. Toutefois, les fonctions de maire,
maire adjoint, président ou de vice-président de
conseil départemental sont incompatibles avec
l'exercice d'un mandat de député".
Au sortir de la réunion
autour du président Omar Bongo Ondimba, les uns
et les autres se sont dit satisfaits des «sages
conseils» reçus du chef du l'Etat dont
l'attachement au dialogue, à la tolérance, à
l'unité nationale et à la paix sociale ne sont
plus à magnifier. On peut donc considérer que la
crise au sein du conseil municipal de
Port-Gentil est désormais une page tournée.