GESTION DES OGM / PROJET
BIOSÉCURITÉ
Vers la
mise en place de l'Agence nationale pour la
biosécurité
A travers ce projet, notre
pays entend relever le défi du recours aux OGM
en toute sécurité biologique, mais aussi le pays
tient à disposer d'un mécanisme de
sensibilisation, et de participation du public
dans le processus de prise de décision
concernant les OGM. Il prévoit un cadre
réglementaire et législatif ainsi que les
mécanismes efficaces avec les ressources
humaines qualifiées pour traiter les demandes de
dissémination des OGM et des produits dérives d'OGM.
DANS le cadre de la mise en
oeuvre des activités relatives au projet
"développement du cadre national de bio-sécurité"
, le comité national de coordination et des
experts se sont retrouvés la semaine dernière à
l'auberge de la sablière pour examiner
minutieusement le cadre national qui va régir la
gestion des organismes génétiquement modifiés
(OGM / OVM) dans notre pays.
Le président de la
coordination, le Dr Mesmin Ndong Biyo'o a après
avoir remercié le comité leur a présenté les
deux experts. Puis il a indiqué que cette
concertation vise à valider l'étude sur le cadre
de bio- sécurité confiée au consultant Raphaël
Bandega Lendoye en collaboration avec Sylvestre
Manga, expert du Pnue mandaté par le programme
des Nations unies pour l'environnement.
La validation de l'étude
prenait en compte deux documents: le cadre de la
future agence nationale pour la biosécurité des
OGM et les textes de loi relatif à la
réglementation d'entrée, la manipulation des
organismes génétiquement et vivants modifiés.
Ainsi, il est à rappeler que
depuis deux ans le gouvernement de la République
à travers la direction générale de
l'environnement a mis en place un comité
national de coordination regroupant les
administrations publiques, le secteur privé et
des organisations non gouvernementales pour le
suivi de ce projet.
Il convient de préciser que
ce projet entre dans le cadre de la convention
sur la diversité biologique par rapport au
protocole de Cartegena sur la prévention des
risques biotechnologiques. C'est dans cette
logique que notre pays tire d'avantage de son
éligibilité au projet de financement du cadre
national de biosécurité géré par le Programme
des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE) et
le fonds pour l'environnement mondial (FEM),
pour se doter d'un cadre de biosécurité adapté
aux réalités nationales.
Cependant, l'étude menée par
le consultant démontre que dans le cadre de
l'intégration sous-régionale, notre pays a
réellement besoin d'une structure de type agence
afin de piloter les politiques et stratégies du
recours sans danger à la biotechnologie moderne
dans l'agroalimentaire.
En outre, le projet de
développement biosécurité entend mettre en
oeuvre un programme de prévention des risques
biotechnologiques potentiellement associés aux
mouvements transfrontaliers des OGM et des
produits dérivés d'OGM. C'est un grand défi que
le Gabon doit relever étant donné le vide
juridique et législatif en la matière. Le Gabon
ne dispose pas non plus de ressources humaines
spécialisées et suffisantes. De même, les
structures techniques, administratives et
institutionnelles ne sont que peu développées et
adaptées. En dépit de toutes ces carences, le
Gabon s'attelle à relever le défi du recours aux
OGM en toute sécurité biologique.
Dans le présent cadre
national de biosécurité et dans le projet de loi
en préparation, le gouvernement gabonais a prévu
un cadre réglementaire et législatif ainsi que
des mécanismes efficaces et du personnel
qualifié pour traiter les demandes de
dissémination des OGM et des produits dérivés d'OGM
soumises à une procédure d'autorisation
préalable.
Le pays entend aussi adopter
un système de suivi des impacts des OGM sur
l'environnement afin de prévenir la santé
humaine et animale. Le gouvernement est enfin
résolu à prendre en compte les aspects
socioéconomiques en recourant aux
biotechnologies modernes. Ainsi qu' à mettre en
place un mécanisme de sensibilisation et de
participation du public dans Ie processus de
prise de décision concernant les OGM.