Pour moi quoi...
Donc, le tribunal a estimé
que notre ministre des tas aux affaires internes
n'avait franchement pas de raisons de nous
traîner là-bas. Malgré mon niveau de détenteur
du simple certificat d'études indigènes, je
crois comprendre que c'est ce que signifie
non-lieu.
Alors, il n'y a pas à dire:
après un mois de tension et de péripéties, c'est
une victoire pour l'équipe des écrivassiers de
mon Premier grand quotidien. Une vraie
satisfaction, quoi. Autant pour nous-mêmes que
pour nos
avocaillons qui se sont
dépensés sans compter. Ils ont mis leur
talent et leur énergie au service de cette
victoire de la vérité.
Une victoire que moi, Makaya,
je voudrais dédier aux lecteurs de mon canard
préféré. Lesquels lisent celui-ci tous les jours
et adressent, par leurs coups de fil, leurs
interpella fions dans la rue ou leur courrier,
leurs encouragements aux journaleux.
Hommage doit aussi être rendu
à Missié le "procuraire" qui, dans son
réquisitoire, a demandé l'annulation de la
procédure engagée contre mon Premier
grand quotidien. Un grand quelqu'un, je ne sais
plus qui, disait qu'il y a le champ de la vérité
et celui de la politique, qui est un champ de
force. Notre canard a toujours été au plus près
de la vérité.
Je dis bravo aussi à Madame
la juge et ses collègues ! En rédigeant leurs
attendus, ils ont eu à l'esprit, une fois n'est
pas coutume, qu'ils écrivaient pour l'histoire.
Ouais, l'histoire retiendra demain que ce lundi
23 avril 2007 un journal a été traîné en justice
par un ministre des tas et qu'un citoyen a
décidé, à son tour, de poursuivre devant les
tribunaux le même ministre des tas. Et que pour
la première affaire, il y a eu un non-lieu et
une annulation de la citation directe.
C'est une belle leçon pour
l'avenir: Surtout que cette décision là légitime
en quelque sorte le travail des journaleux qui
ne sont pas les irresponsables que certains (en
réalité, ceux qui sentent qu'ils ne peuvent pas
en faire leurs instruments) veulent bien
décrire, quoi...
...Makaya