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Le quotidien l'Union du 05 Février 2007

 

INFRASTRUCTURES DE DÉVELOPPEMENT

Quand la Loi n° 13/2003 attend désespérément son texte d'application

Promulguée en grande pompe en 2005, cette disposition qui vise à protéger notre patrimoine routier contre les dégradations et les occupations illicites, est toujours en suspens.

SI l'on se fie à la décision du dernier conseil des ministres, l'on peut croire que les pouvoirs publics ont réellement compris .l'urgence d'améliorer l'état de notre réseau routier'. Celui-ci comprend environ 9 200 km de linéaires, dont 10% seulement sont bitumés.

Un taux qui place le Gabon, dans la sous-région d'Afrique centrale, derrière le Cameroun (1$%) et la Guinée-Equatoriale (12%). Economiquement, plusieurs des tronçons routiers identifies par le conseil des ministres du vendredi 2 février dernier sont d'un apport considérable pour notre pays.

Il s'agit, en vrac, des axes Ntoum-Cocobeach, Delta postal Cap Estérias, Lalara-Koumameyong-Ovan et, bien sûr, la bretelle routière Owendo-Pk 15 (dont les travaux n'ont jamais été lancés, en dépit de leur décision qui date de 199/), Et c'est peut-être pour cette raison que, pour ensemble de chantiers, une enveloppe globale d'environ 198,272 milliards de francs est programmée pour leur réalisation.

Le moins que l'on puisse dire ici, c'est qu'au-de là des raisons évoquées par ailleurs, le problème de la dégradation de nos routes est dû, non seulement à la vieillesse de ces infrastructures, mais également à l'intensité du trafic des camions gros porteurs, notamment.

Dans les années 1980, les routes ont été construites pour résister entre sept et dix ans, sans certainement tenir compte de l'augmentation des rotations des grumiers. Aujourd'hui, l'on devrait étudier la possibilité de réhabiliter les voies et réglementer la circulation des poids lourds.

L'équipe qui a succédé celles de Zacharie Myboto au ministère des Travaux publics, avait émis le voeu d'associer la corporation forestière à l'entretien routier. Une perspective tout à fait réalisable, mais qui devait se heurter à une forte résistance des forestiers, excipant du fait qu'ils payent des taxes pour exercer leurs activités. Une résistance d'autant plus forte qu'il se dit que des grosses légumes de ce pays sont propriétaires ou actionnaires des compagnies forestières qui utilisent nos routes.

Dans un souci de l'amélioration de notre réseau routier, des dispositions ont été prises, notamment la Loi n°13/203 du 17 février 2005 portant protection du patrimoine routier national. Ladite loi, prise en appli cation des dispositions de l'article 47 de la Constitution, vise, bien sûr, à protéger les routes du Gabon contre les dégradations et les occupations illicites.

Deux ans après sa promulgation, la Loi n°13/203 du 7 février 2005 portant protection du patrimoine routier national attend toujours, comme beaucoup d'autres avant ou après elle, son texte d'application, nécessaire pour faire respecter les dispositions contenues dans cette loi.

Laquelle loi interdit la circulation des véhicules ou ensemble des automobiles dont le gabarit et le poids excèdent les limites qu'elle autorise. Par exemple, le poids total autorisé en charge (PTAC) des véhicules automobiles ou remorques est limité à: 21 tonnes pour les véhicules à deux essieux, 27 tonnes pour ceux à trois essieux et 40 tonnes pour les ensembles de véhicules à quatre essieux.

Selon cette même loi, le chargement d'un véhicule automobile ou d'un ensemble de véhicules affectés au transport des bois en grumes ou d'autres pièces de grande longueur ne doit m traîner sur le sol, m présenter un porte-à-faux de plus de 2,40 mètres au-delà du point d'appui extrême.

De toute évidence, toutes ces dispositions ne sont pas respectées. Il suffit de se positionner en un lieu où passent les grumiers. Le texte d'application permettrait d'infliger des amendes à ceux qui contreviennent à la loi.

Des amendes allant de 300 mille à un million sont prévues pour les punir, en fonction de la gravité des infractions. Ces amendes, selon la loi, peuvent être assorties d'une mobilisation ou d'une interdiction de circuler pour chaque véhicule ou ensemble de véhicules, y compris pour les coupables.

Source : Journal L'Union Plus du 05 Février 2007

 



   

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C'est fou ce que les problèmes sont récurrents à l'université qui porte le nom